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PREVIEW – Castlevania: Rose Belmont frappe fort à la Gamescom 2026

Castlevania: Belmont’s Curse était jouable à la Gamescom 2026 sur le stand de Konami, avec une démo d’une heure environ, consacrée aux débuts de l’aventure. Nous avons pu la parcourir plusieurs fois et pousser l’exploration un peu plus loin que prévu. De quoi confirmer rapidement la direction choisie par Evil Empire : ce nouvel épisode repose beaucoup sur la mobilité de Rose Belmont, un système de combat très souple et une progression qui encourage à varier les armes et les pouvoirs récupérés sur les boss.

Castlevania: Belmont’s Curse trouve rapidement son rythme

Le premier contact avec Rose Belmont est particulièrement agréable. L’héroïne répond immédiatement aux commandes, enchaîne les sauts sans lourdeur et peut rebondir entre les murs dès les premières minutes. Elle grimpe aussi automatiquement sur certains rebords, ce qui évite les petites approximations souvent frustrantes dans les phases de plateforme. Evil Empire semble avoir voulu donner au joueur une grande liberté de mouvement très tôt, et cette décision influence directement la construction des niveaux.

Cela devient encore plus évident après avoir battu Le Déchu, premier boss important de la démo. Rose récupère alors une capacité liée au lasso qui lui permet de se projeter vers certains ennemis ou de s’accrocher à différents points du décor. Les environnements commencent aussitôt à exploiter cette nouvelle possibilité : davantage de hauteur, des rangées de pics, des passages plus serrés et plusieurs séquences qui demandent de combiner rapidement saut, accroche et déplacement aérien.

Le jeu ne cherche pourtant pas à punir immédiatement la moindre erreur. Cette première partie reste assez accessible et Le Déchu joue clairement son rôle de boss d’introduction. Ses attaques se lisent facilement et Rose dispose déjà d’une esquive efficace pour se sortir des situations délicates. La difficulté monte toutefois assez vite dès que l’on poursuit l’exploration. Les ennemis ordinaires se montrent plus agressifs et apparaissent en nombre, tandis que Jeanne d’Arc, deuxième boss rencontré dans cette portion, demande déjà davantage d’attention avec des patterns plus développés.

Cette montée en puissance fonctionne notamment parce que Rose elle-même possède déjà beaucoup de ressources. Evil Empire ne limite pas son système de combat au traditionnel lasso des Belmont et propose 7 catégories d’armes. La démo permettait d’en tester plusieurs, dont une épée, une arme lourde et des cestes, avec des sensations très différentes pour chacune.

Ces derniers comptaient parmi les armes les plus intéressantes à prendre en main. Leur arsenal de mouvements comprend notamment une attaque ascendante particulièrement pratique contre les ennemis volants et une frappe plongeante utilisable depuis les airs. Changer d’équipement ne consiste donc pas simplement à remplacer une valeur de dégâts par une autre : les coups disponibles, leur portée et leur utilité changent réellement la manière d’aborder les combats.

On retrouve ici une partie de l’expérience accumulée par Evil Empire sur Dead Cells. Le studio privilégie les animations rapides et des actions qui s’enchaînent sans temps mort, mais Belmont’s Curse conserve sa propre identité. Le combat paraît moins centré sur la recherche permanente d’un rythme frénétique et laisse davantage de place au choix de l’arme, à la lecture des ennemis et à l’utilisation des capacités spéciales.

Ces dernières constituent d’ailleurs l’autre grande composante du système de progression. Lorsqu’elle vainc certains boss, Rose les enferme dans des cartes de tarot et récupère leurs pouvoirs sous forme d’Arcanes. Le Déchu donne par exemple accès à la célèbre croix que l’on peut lancer sur les adversaires. Mais ici, il ne s’agit pas simplement de débloquer de nouvelles armes puisque le titre pousse l’évolution de notre personnage un peu plus loin.

Chaque pouvoir possède plusieurs objectifs spécifiques qui permettent de le faire évoluer. Dans la version présentée à la Gamescom, utiliser suffisamment la croix dans certaines conditions pouvait notamment débloquer une amélioration autorisant plusieurs lancers successifs. Le système pousse donc à exploiter réellement les capacités obtenues plutôt qu’à les accumuler dans un menu avant de les oublier.

En avançant rapidement dans la démo, nous avons pu atteindre Jeanne d’Arc sans avoir le sentiment d’avoir sauté une grosse partie du contenu. Evil Empire semble au contraire vouloir fournir assez tôt un ensemble d’outils variés, puis laisser chacun construire progressivement sa manière de combattre en mélangeant armes, pouvoirs et équipements.

Le choix paraît particulièrement adapté à un Metroidvania. Rose gagne rapidement en efficacité sans que les nouvelles compétences remplacent forcément les précédentes, et certaines servent autant pendant les affrontements que lors de l’exploration. Le lasso obtenu après Le Déchu est en est un parfait exemple. Une arme qui devient également un outil de déplacement mais aussi une nouvelle option en combat.

Paris donne déjà une vraie identité à l’exploration

La démo se déroulait dans un Paris de 1499, 23 ans après les événements de Castlevania III: Dracula’s Curse. La ville subit une invasion de créatures et Rose voyage aux côtés de son père, Trevor Belmont, avant que les événements ne l’entraînent dans cette nouvelle confrontation avec les forces liées à Dracula.

Evil Empire s’éloigne ici d’une représentation uniformément sombre de Castlevania. Les couleurs restent très présentes à l’écran, parfois même assez vives, mais elles contrastent avec des rues ravagées, des bâtiments gothiques et des créatures qui maintiennent une ambiance suffisamment macabre. Ce mélange fonctionne particulièrement bien en mouvement et évite que les différents éléments du décor se perdent dans des teintes trop proches.

La construction de cette première zone joue aussi beaucoup dans la qualité de l’exploration. Paris propose plusieurs bifurcations et quelques chemins secondaires sans noyer immédiatement le joueur dans une carte labyrinthique. On comprend rapidement vers où avancer, notamment en direction de la tour où se trouve Jeanne d’Arc, tout en gardant suffisamment de liberté pour fouiller les alentours.

Des fantômes rencontrés au fil du parcours participent également à cette lisibilité. Certains fournissent des indications ou proposent de petits objectifs, ce qui donne un fil conducteur sans transformer l’exploration en succession de marqueurs. Pour une zone pensée comme une introduction au monde et aux mécaniques du jeu, l’équilibre fonctionne bien : la carte guide sans donner l’impression de tenir constamment le joueur par la main.

La mécanique des cartes de tarot apporte enfin une idée plus inattendue au récit. Les boss continuent d’exister après leur défaite et peuvent communiquer avec Rose une fois enfermés dans leurs cartes. The Fallen se montre ainsi étonnamment bienveillant après le combat et semble souffrir d’amnésie, tandis que Jeanne d’Arc paraît elle aussi plus complexe que ne le laisse penser sa première confrontation avec l’héroïne.

Cette mécanique devrait prendre une place importante lorsque Rose croisera des figures plus directement associées à Dracula. Carmilla, Death, Medusa et Isaac font partie des personnages déjà confirmés, ce qui donne au système un intérêt narratif potentiel en plus de son rôle dans le gameplay.

Après plusieurs passages sur cette démo, le combat reste ce qui nous a le plus convaincus dans Castlevania: Belmont’s Curse. Les armes changent réellement les possibilités offertes à Rose, les pouvoirs des boss disposent de leur propre progression et les déplacements donnent immédiatement envie d’explorer davantage la carte. L’ensemble profite surtout d’une prise en main très naturelle, sans cette impression fréquente de devoir attendre plusieurs heures avant que le héros dispose enfin de mouvements intéressants.

La Gamescom ne permettait évidemment d’accéder qu’au début de l’aventure, ce qui empêche encore de juger la profondeur de la carte ou la variété des environnements sur toute la durée du jeu. Cette première prise en main montre néanmoins clairement ce qu’Evil Empire cherche à construire : un Castlevania 2D rapide et très mobile, qui s’appuie autant sur la diversité du combat que sur les capacités obtenues au fil de l’exploration.

Castlevania: Belmont’s Curse sortira le 15 octobre 2026 sur PS5, Xbox Series X|S, PC et Nintendo Switch.

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Terry 4WAG
Terry 4WAGhttps://www.4wearegamers.com/
Juste un homme qui donne vie à ses idées du haut de son clavier. Curieux de technologies et toujours enthousiaste pour les sorties vidéoludiques, je tâche de rester neutre sur un terrain ou une guerre de consoles inutile fait rage.

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