Corsair fait entrer le Stream Deck directement dans la main des joueurs avec la nouvelle Nightsword v2 Wireless SD, une souris ergonomique sans fil équipée d’un bouton dédié à l’outil d’Elgato. Ici, une pression suffit pour afficher un panneau de commandes virtuel à l’écran, et huit boutons peuvent accueillir des actions liées aux jeux, aux logiciels créatifs ou au streaming.
Cette nouvelle version de l’excellente Nightsword, sortie il y a quelques années déjà, embarque également le capteur Corsair Marksman S de 33 000 DPI, un polling rate pouvant atteindre 8 000 Hz, trois modes de connexion et une autonomie annoncée jusqu’à 170 heures. Le tout est proposé au prix de 129,99 euros en Europe, ce qui reste un tarif raisonnable pour une souris comportant autant d’avancées technologiques.

Une Nightsword qui conserve ses formes
Au premier regard, cette superbe Nightsword v2 Wireless SD ne cherche pas à se faire passer pour une souris ultralégère taillée à la serpe. Corsair conserve une silhouette généreuse, asymétrique et exclusivement pensée pour les droitiers. La coque descend largement sur le côté gauche afin d’accueillir le pouce, tandis que la partie arrière vient remplir la paume de manière efficace.

Avec des dimensions de 129,6 mm de long pour 78 mm de large, cette nouvelle version reste une grosse souris. Elle vise davantage les mains moyennes à grandes que les joueurs habitués aux modèles compacts. Son repose-pouce permet toutefois de maintenir la main sans avoir à serrer les flancs en permanence, un choix cohérent pour un périphérique destiné aussi bien aux longues sessions de jeu qu’à la bureautique.
Mais là où la souris nous surprend encore, c’est sur la balance ! Malgré son format, la souris s’arrête à 89 grammes sans câble ni accessoire. C’est loin de modèles esport de 50 à 60 grammes, mais nettement plus raisonnable que le poids de nombreuses souris ergonomiques bardées de commandes. Dans la gamme Corsair, elle se place par exemple bien en dessous de la Scimitar Elite Wireless SE à 114 grammes.

Cette perte de poids évite à la Nightsword de donner l’impression de déplacer une brique sur le tapis. Elle conserve néanmoins une certaine inertie lors des mouvements rapides, surtout à côté d’une souris symétrique dédiée aux FPS compétitifs. Ce n’est pas un défaut caché car la Nightsword privilégie la prise en main, le nombre de commandes et la polyvalence plutôt que la chasse au dernier gramme.
Dix boutons et une molette qui travaille dans tous les sens
Corsair équipe sa souris de 10 commandes physiques. Aux clics principaux s’ajoutent les boutons avant et arrière, deux touches de réglage des DPI, une commande de profil, un bouton Stream Deck et une molette inclinable vers la gauche comme vers la droite.

Cette dernière permet donc de réaliser trois actions distinctes en plus du défilement classique : clic central, inclinaison gauche et inclinaison droite. Dans une feuille de calcul, un logiciel de montage ou un jeu rempli de raccourcis, ces deux mouvements supplémentaires peuvent éviter quelques allers-retours vers le clavier.

Sur le flanc, les boutons sont répartis autour du pouce plutôt que rassemblés sur une grille comme sur une souris MMO. L’approche demande moins de gymnastique digitale, mais offre logiquement moins de commandes immédiates qu’une Scimitar. La Nightsword cherche plutôt un équilibre entre une souris gaming traditionnelle et un périphérique de productivité.
Les interrupteurs optiques placés sous les boutons principaux sont annoncés pour 100 millions de clics. Leur intérêt ne se limite pas à la durée de vie théorique : la détection optique supprime le contact mécanique utilisé par les interrupteurs classiques pour enregistrer l’action. Reste que ce chiffre ne préjuge ni du ressenti sous le doigt ni de la sonorité, deux points qui comptent souvent davantage à l’usage que la promesse de tenir plusieurs décennies.
Le Stream Deck apparaît au bout du doigt
Le bouton portant le logo Elgato constitue la grande nouveauté de cette Nightsword. Une pression ouvre le Virtual Stream Deck, un panneau de commandes qui vient s’afficher directement sur l’écran. Plus besoin de laisser un boîtier physique à côté du clavier pour accéder à une série de raccourcis visuels.

Le principe reste celui du Stream Deck classique. Chaque case peut lancer une commande, exécuter une macro, contrôler un logiciel, ouvrir une application ou appeler une fonction fournie par un plugin. La différence se trouve dans la manière d’y accéder : le panneau reste caché tant que le joueur n’appuie pas sur la souris.
Cela permet d’ajouter beaucoup plus d’actions que les dix boutons physiques ne pourraient en accueillir. Dans un jeu de rôle, le Virtual Stream Deck peut regrouper l’inventaire, la carte, les compétences ou les raccourcis de communication. Dans un logiciel de montage, il peut réunir les outils de coupe, les marqueurs, les commandes de lecture et les exports. Pour le streaming, il peut piloter les scènes, le microphone, les sources ou l’enregistrement.
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L’idée est plutôt bien vue sur le papier. Un Stream Deck physique garde l’avantage de rester visible et accessible en permanence, mais tout le monde n’a pas la place ou l’envie de poser un appareil supplémentaire sur son bureau. Ici, les fonctions viennent à l’utilisateur au moment où il en a besoin, puis disparaissent pour libérer l’écran.
Des boutons capables de changer de métier
L’intégration d’Elgato ne s’arrête pas au panneau virtuel. Huit boutons de la souris peuvent recevoir des actions Stream Deck, avec accès aux plugins disponibles sur l’Elgato Marketplace. Les commandes peuvent ainsi évoluer en fonction du logiciel utilisé, sans être limitées aux fonctions habituelles d’une souris.
Un même bouton peut servir à recharger une arme dans un jeu, couper le microphone pendant un appel et déclencher une commande dans un logiciel créatif. Tout dépend du profil actif. Les fonctions deviennent encore plus pratiques lorsque chaque profil est associé à une application précise.
Dans ce cas, le logiciel peut changer automatiquement de configuration lorsque le programme concerné passe au premier plan. L’utilisateur n’a donc pas à faire défiler manuellement cinq profils avant de retrouver le bon réglage. On lance le jeu, la souris adopte ses commandes dédiées. On revient au bureau, elle récupère celles prévues pour le navigateur ou le montage.
Cette souplesse donne du sens à la mention « SD » ajoutée au nom de la souris. Corsair n’a pas simplement collé un raccourci vers une application Elgato. L’écosystème Stream Deck devient une seconde couche de personnalisation posée par-dessus les commandes physiques.
Un Stream Deck virtuel qui demande encore un logiciel
Le bouton Elgato n’est toutefois pas autonome. Pour utiliser le Virtual Stream Deck et attribuer des actions Stream Deck aux boutons, il faut installer l’application Elgato Stream Deck dans sa version la plus récente. La souris apparaît ensuite comme un périphérique dans le logiciel, au même titre qu’un Stream Deck physique.
La création d’un profil suit une logique de glisser-déposer. Il suffit de choisir une fonction dans la colonne prévue à cet effet, puis de la déposer sur le bouton correspondant. Cette méthode permet de reprendre les plugins déjà installés et les commandes utilisées sur d’autres appareils Elgato.
Le panneau virtuel peut lui aussi disposer de plusieurs profils. Ils peuvent être renommés, modifiés et associés à des applications afin de s’activer automatiquement. Cette organisation évite d’entasser toutes les commandes dans une seule grille illisible.
En revanche, le Virtual Stream Deck occupe forcément une partie de l’écran lorsqu’il est ouvert. Dans un jeu où chaque morceau de l’interface compte, il faudra veiller à sa taille et à son placement. L’intérêt sera donc plus évident sur un grand moniteur, une configuration à plusieurs écrans ou dans des usages où l’action peut être brièvement mise en retrait.
Corsair Web Hub remplace iCUE pour les réglages de la souris
La personnalisation matérielle passe de son côté par le Corsair Web Hub. Cette interface fonctionne depuis un navigateur compatible et ne demande pas l’installation d’iCUE. C’est une bonne nouvelle pour ceux qui ne veulent pas charger Windows avec un logiciel supplémentaire uniquement pour régler une souris.
Après avoir autorisé l’accès au périphérique, le Web Hub permet de modifier les niveaux de DPI, les affectations, les macros, l’éclairage et les principaux paramètres du capteur. Il sert également à choisir le taux d’interrogation, à gérer la mise en veille et à surveiller l’état de la batterie.
Les réglages vont assez loin. L’utilisateur peut notamment intervenir sur la hauteur de décrochage, le Motion Sync, l’angle snapping, le Ripple Control ou encore le type de surface. Un mode d’économie lié au capteur coupe aussi certaines fonctions lorsque la souris ne détecte plus de mouvement.
Le Web Hub propose jusqu’à cinq niveaux de sensibilité, en plus d’un éventuel mode DPI Shift assigné à un bouton. Les valeurs par défaut s’étendent de 400 à 3 200 DPI, mais la plage complète va de 100 à 33 000 DPI par pas de 1. Personne n’a besoin de déplacer son curseur à 33 000 DPI pour aller fermer une fenêtre, mais la finesse du réglage permet au moins de retrouver exactement sa sensibilité habituelle.
La séparation entre deux outils peut malgré tout prêter à confusion au départ. Le Web Hub gère le comportement matériel de la souris, tandis que Stream Deck s’occupe des fonctions Elgato et du panneau virtuel. Une fois cette logique comprise, chacun reste dans son couloir.
Un capteur MARKSMAN S qui grimpe à 33 000 DPI
Sous la coque se trouve le Corsair MARKSMAN S, un capteur optique annoncé à 33 000 DPI, 750 IPS et 50 G d’accélération. Ces valeurs placent la Nightsword au même niveau que plusieurs modèles récents de la marque, dont la Scimitar Elite Wireless SE et la Sabre v2 Pro MG.

Les 33 000 DPI servent surtout de vitrine technique. Dans la pratique, la majorité des joueurs resteront très loin de cette valeur, souvent entre 800 et 2 400 DPI selon le genre de jeu, la définition de l’écran et leurs habitudes. La force du capteur réside davantage dans sa capacité à conserver un suivi régulier sur une large plage de réglages.
La Nightsword propose par ailleurs plusieurs options visant à adapter son comportement. Le Motion Sync aligne les données du capteur sur le rythme de traitement du système, tandis que le Ripple Control tente de réduire les petits tremblements du curseur à très haute sensibilité. L’angle snapping corrige les trajectoires pour produire des lignes plus droites. Pratique en bureautique, beaucoup moins dans un FPS où l’on veut conserver un mouvement brut.
Corsair permet aussi de modifier la hauteur à laquelle le capteur cesse de suivre le tapis. Les joueurs qui soulèvent régulièrement leur souris pour la recentrer pourront donc limiter les déplacements parasites au moment de la reposer.
Le polling rate à 8 000 Hz sort les gros chiffres
La souris peut transmettre ses informations jusqu’à 8 000 fois par seconde, en mode filaire comme en Slipstream 2,4 GHz. À cette fréquence, une nouvelle donnée est envoyée toutes les 0,125 milliseconde, contre une milliseconde à 1 000 Hz.
Sur le papier, la différence est nette. À l’écran, elle dépend beaucoup plus de la configuration. Il faut un processeur capable de suivre, un écran à haute fréquence et un jeu suffisamment réactif pour que l’écart ait une chance d’être perceptible. Corsair précise d’ailleurs que l’accès aux 8 000 Hz dépend des caractéristiques du processeur.

Le Web Hub laisse choisir entre 125, 250, 500, 1 000, 2 000, 4 000 et 8 000 Hz. Tout le monde n’a donc pas intérêt à pousser le curseur au maximum. Pour une utilisation quotidienne, 1 000 Hz reste largement suffisant et consomme beaucoup moins de batterie. Les fréquences supérieures concernent surtout les joueurs équipés d’un moniteur rapide et prêts à échanger une partie de l’autonomie contre une latence théorique plus faible.
Il faut également replacer cette fonction dans le contexte de la Nightsword. Avec ses 89 grammes, sa forme large et ses nombreuses commandes, elle n’a pas le même objectif qu’une souris de 50 grammes destinée aux compétitions de Counter-Strike. Les 8 000 Hz renforcent sa fiche technique, mais ce sont probablement son confort et son intégration Stream Deck qui pèseront le plus dans le choix final.
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Slipstream, Bluetooth ou câble USB
La Nightsword v2 Wireless SD propose trois manières de se connecter. Le mode Slipstream 2,4 GHz utilise le récepteur USB fourni et vise les usages où la latence doit rester faible. C’est également le seul mode sans fil capable de monter jusqu’à 8 000 Hz.
Corsair livre un adaptateur USB-C permettant de placer le récepteur plus près de la souris à l’aide du câble. L’objectif est de réduire la distance de transmission et d’éviter les perturbations générées par un ordinateur installé sous le bureau ou entouré de plusieurs appareils sans fil. Le dongle peut aussi être branché directement sur un ordinateur portable, puis rangé sous la souris pendant le transport.
Le Bluetooth 5.2 LE vise davantage la bureautique et les appareils dépourvus de port USB disponible. Il permet de se passer du récepteur, mais la souris ne mémorise qu’un seul appareil Bluetooth à la fois. Pour passer à une nouvelle machine, il faut donc relancer l’appairage.
Enfin, le câble USB-A vers USB-C de 1,8 m permet de jouer tout en rechargeant la batterie. Il est tressé et se branche à l’avant de la souris. Cette troisième option évite de rester bloqué lorsque l’autonomie arrive au bout, même si la Nightsword perd alors une partie de l’intérêt de son mode sans fil.
170 heures d’autonomie, mais pas dans toutes les conditions
Corsair annonce jusqu’à 170 heures d’autonomie en Slipstream, à condition de désactiver le RGB et de rester à 1 000 Hz. En Bluetooth, toujours sans éclairage, la valeur maximale descend légèrement à 164 heures.
Dès que les effets lumineux et le polling rate à 8 000 Hz entrent dans la danse, la batterie de 500 mAh fond beaucoup plus vite. En Slipstream avec RGB actif et fréquence de 1 000 Hz, l’autonomie annoncée tombe à environ 42 heures. À 8 000 Hz avec l’éclairage, elle ne serait plus que de 25,5 heures.
Même sans RGB, le passage à 8 000 Hz réduit l’endurance à environ 47 heures. Ce réglage divise donc presque l’autonomie par quatre par rapport au maximum communiqué par la marque.
| Connexion | RGB | Polling rate | Autonomie annoncée |
|---|---|---|---|
| Slipstream 2,4 GHz | Désactivé | 1 000 Hz | Jusqu’à 170 h |
| Slipstream 2,4 GHz | Désactivé | 8 000 Hz | Jusqu’à 47 h |
| Slipstream 2,4 GHz | Activé | 1 000 Hz | Environ 42 h |
| Slipstream 2,4 GHz | Activé | 8 000 Hz | Environ 25,5 h |
| Bluetooth | Désactivé | — | Jusqu’à 164 h |
| Bluetooth | Activé | — | Environ 42 h |
La différence est assez importante pour mériter un détour par les réglages. L’utilisateur qui souhaite oublier son câble pendant plusieurs semaines devra couper l’éclairage et rester à 1 000 Hz. Celui qui veut tout activer devra accepter de recharger la souris beaucoup plus souvent.
Les zones RGB servent également d’indicateur. Elles signalent brièvement le niveau de batterie, le profil DPI et l’état de la connexion grâce à différentes couleurs. L’information reste donc accessible sans garder le Web Hub ouvert en permanence.

Une souris plus à l’aise dans les jeux riches en commandes
Dans un FPS nerveux, la Nightsword dispose du capteur et du polling rate nécessaires pour suivre le rythme. Son format et son poids la placent néanmoins dans une catégorie différente des souris esport ultralégères. Le joueur qui effectue de grands balayages à faible sensibilité trouvera probablement plus agile ailleurs.
En revanche, les MMO, jeux de rôle, simulations et jeux de stratégie correspondent beaucoup mieux à son programme. Ces genres multiplient les raccourcis, les menus et les actions secondaires. Le Virtual Stream Deck peut alors accueillir ce qui ne tient plus confortablement sous les doigts.
La souris conserve ici un avantage sur les modèles MMO à grille latérale : elle reste plus simple à prendre en main et évite de transformer le pouce en standardiste. Elle propose moins de touches physiques qu’une Scimitar, mais compense par son panneau virtuel et ses profils automatiques.
La même logique vaut pour les simulateurs. Un jeu de vol, de conduite ou de gestion peut demander des dizaines de commandes rarement utilisées. Plutôt que de chercher une combinaison obscure sur le clavier, le joueur peut les réunir dans une page dédiée avec des icônes explicites.
Le vrai terrain de jeu se trouve peut-être hors des jeux
Malgré son nom, la Nightsword v2 Wireless SD a de solides arguments pour la productivité. L’intégration d’Elgato permet de reprendre les plugins conçus pour les logiciels créatifs, les outils de communication, les services musicaux ou les applications de streaming.
Dans un logiciel de montage, les boutons physiques peuvent gérer les fonctions utilisées en permanence, tandis que le panneau virtuel accueille les commandes secondaires. Une pression sur la souris ouvre alors une palette d’outils sans avoir à mémoriser une série de raccourcis clavier.
Pour le streaming, elle peut piloter les scènes, couper une source audio ou lancer un enregistrement. Elle ne remplace pas totalement un Stream Decak posé sur le bureau, dont les touches restent visibles en permanence, mais elle offre une solution plus discrète et moins encombrante.
C’est aussi là que le changement automatique de profil prend tout son sens. La Nightsword peut passer d’un jeu à un logiciel de montage, puis à une application de visioconférence en adaptant ses boutons à chaque fois. Le périphérique ne se contente plus d’accompagner le curseur : il devient une petite télécommande contextuelle.
Un tarif situé entre la souris premium et l’accessoire Elgato
La Corsair Nightsword v2 Wireless SD coûte 129,99€ en Europe. Elle se place ainsi sous la Scimitar Elite Wireless SE et la Sabre v2 Pro MG dans la gamme récente du constructeur, mais au-dessus de l’Ironclaw Wireless SE.
À ce prix, elle affronte de nombreuses souris sans fil haut de gamme, parfois plus légères ou plus spécialisées. Son intérêt ne se résume toutefois pas à son capteur. L’intégration Stream Deck constitue une fonction encore rare sur ce type de périphérique et peut éviter l’achat d’un appareil Elgato séparé pour les utilisateurs qui n’ont besoin que de commandes ponctuelles.
Il faut néanmoins garder en tête que le Virtual Stream Deck utilise l’écran de l’ordinateur. Il ne procure ni le toucher ni la visibilité permanente d’un boîtier physique. Les deux solutions se recoupent, mais ne répondent pas exactement au même besoin.
La Nightsword v2 Wireless SD paraît donc plus facile à justifier pour quelqu’un qui compte réellement exploiter ses profils, ses plugins et son bouton Elgato. Utilisée comme une simple souris gaming à cinq ou six commandes, elle laisserait une grande partie de son prix et de son intérêt sur le bord du tapis.
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Notre avis sur la Corsair Nightsword v2 Wireless SD
La Corsair Nightsword v2 Wireless SD réunit deux univers qui avaient jusque-là l’habitude de vivre côte à côte sur le bureau. La souris conserve une base gaming complète, puis ajoute l’écosystème Stream Deck sans demander la présence d’un boîtier supplémentaire.
Son format ergonomique, ses dix boutons, sa molette inclinable et ses 89 grammes lui donnent un profil polyvalent. Elle n’a pas la légèreté d’une souris esport, mais reste relativement contenue pour un modèle aussi large et équipé. Le capteur MARKSMAN S et le polling rate à 8 000 Hz complètent une fiche technique qui ne manque pas grand-chose.
Le bouton Stream Deck , lui, représente évidemment sa meilleure raison d’exister. Les profils automatiques et les huit commandes compatibles permettent d’adapter la souris aux jeux comme aux logiciels. L’intérêt dépendra toutefois du temps que chacun accepte de consacrer à la configuration. Sans profils personnalisés, la Nightsword perd une bonne partie de son charme.
L’autonomie demande elle aussi de choisir son camp. À 1 000 Hz sans RGB, les 170 heures annoncées offrent une belle marge. Avec l’éclairage et les 8 000 Hz, la batterie descend à 25,5 heures, ce qui transforme le câble USB en visiteur beaucoup plus régulier.
À 129,99 euros, la Nightsword v2 Wireless SD s’adresse surtout aux joueurs, streamers et créateurs qui veulent centraliser leurs raccourcis dans un seul périphérique. Pour eux, l’intégration Elgato apporte une vraie différence. Les autres trouveront des souris plus légères ou moins coûteuses, mais nettement moins capables de changer de fonction au gré des applications.
Points positifs
- Intégration complète du Virtual Stream Deck
- Huit boutons compatibles avec les actions Elgato
- Profils automatiques selon le jeu ou le logiciel
- Forme ergonomique avec repose-pouce
- Poids contenu pour une souris de ce format
- Capteur Marksman S de 33 000 DPI
- Polling rate jusqu’à 8 000 Hz en filaire et en Slipstream
- Trois modes de connexion
- Réglages matériels accessibles sans installer iCUE
- Autonomie maximale annoncée de 170 heures
Points négatifs
- Deux environnements à utiliser pour profiter de toutes les fonctions
- Tarif difficile à justifier sans utiliser les fonctions Elgato
Fiche technique de la Corsair Nightsword v2 Wireless SD :
| Caractéristique | Corsair Nightsword v2 Wireless SD |
|---|---|
| Capteur | Corsair MARKSMAN S optique |
| Résolution | De 100 à 33 000 DPI |
| Réglage des DPI | Par paliers de 1 DPI |
| Vitesse de suivi | 750 IPS |
| Accélération | 50 G |
| Polling rate | 125 à 8 000 Hz |
| Boutons | 10, dont 8 utilisables avec Stream Deck |
| Interrupteurs principaux | Optiques, annoncés pour 100 millions de clics |
| Connexions | Slipstream 2,4 GHz, Bluetooth 5.2 LE, USB |
| Batterie | Lithium-polymère de 500 mAh |
| Autonomie maximale | Jusqu’à 170 heures |
| Profils | Jusqu’à 5 profils sauvegardés |
| Éclairage | 3 zones RGB |
| Patins | UPE |
| Poids | 89 grammes |
| Dimensions | 129,6 × 78 × 40,9 mm |
| Câble | USB-A vers USB-C tressé de 1,8 m |
| Compatibilité | Windows 10/11, macOS 10.13 ou ultérieur |
| Garantie | 2 ans |
| Prix | 129,99 euros |




