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TEST – Corsair Skiff 100 Plus, une nouvelle entrée de gamme incontournable

À première vue, le Corsair Skiff 100 PLUS coche presque toutes les cases du clavier gaming bien équipé. Il a son pavé numérique, ses six touches programmables, une molette, du RGB, un repose-poignet et même une certification IP53. Tout ça pour 69,99 €. Forcément, à ce tarif, il fallait bien qu’un compromis se cache quelque part.

Il se trouve juste sous les doigts. Corsair a fait le choix de touches Rubber Dome à membrane, silencieuses et agréables au quotidien, mais moins franches dès qu’il faut enchaîner les commandes ou taper vite. Après plusieurs jours d’utilisation, c’est clairement là que le Skiff 100 Plus montre le plus ses limites.

Un clavier imposant, mais plutôt bien pensé

Le Skiff 100 Plus ne fait pas partie de ces claviers compacts qui libèrent la moitié du bureau pour permettre à la souris de partir en excursion. Avec ses 105 touches, son pavé numérique et surtout ses six commandes supplémentaires placées sur le bord gauche, le périphérique prend ses aises.

Ce format complet reste néanmoins très pratique pour celles et ceux qui utilisent leur clavier autant pour jouer que pour travailler. Le pavé numérique est là, les raccourcis sont accessibles et Corsair ne cherche pas à cacher la vocation polyvalente de son modèle. Avec 715 grammes sur la balance, le SKIFF 100 PLUS reste relativement léger pour un clavier de cette taille, tout en restant correctement posé sur le bureau.

À l’arrière, des pieds permettent d’ajuster légèrement l’inclinaison selon les préférences. La connexion se fait via un câble USB-A fixe, protégé par un revêtement en caoutchouc. Pas de câble détachable ni d’USB-C, donc. C’est assez classique à ce niveau de prix, même si l’on commence forcément à apprécier davantage les câbles amovibles lorsqu’il faut ranger ou déplacer régulièrement son matériel.

Corsair fournit également un repose-poignet amovible qui améliore sensiblement le confort lors des longues sessions. Sa surface soft-touch est douce et agréable, mais elle possède un petit défaut beaucoup moins glamour : elle récupère très facilement la poussière, les miettes et les petites particules qui traînent sur le bureau. Après quelques jours, un petit coup de chiffon devient vite une étape obligatoire.

Six touches G et une molette qui font réellement la différence

C’est sur les commandes supplémentaires que le Skiff 100 PLUS commence réellement à justifier son positionnement. Sur la gauche du clavier se trouvent six touches G entièrement programmables capables d’accueillir des macros, des raccourcis ou différentes commandes.

Dans un jeu, elles peuvent servir à déclencher certaines actions complexes ou à regrouper plusieurs commandes. Pour un usage professionnel, elles deviennent tout aussi utiles pour ouvrir un logiciel, lancer une fonction ou automatiser une séquence répétitive. Les streamers peuvent également y placer différentes commandes liées à leur diffusion.

Leur présence demande néanmoins un petit temps d’adaptation. Lors des premiers jours, le petit doigt peut facilement chercher la touche Ctrl et venir appuyer sur G6 à la place. Rien de dramatique : après quelques sessions, les nouvelles habitudes finissent par s’installer.

Sur la partie droite, une molette rotative dédiée au volume apporte un confort supplémentaire au quotidien. Elle permet d’ajuster le son rapidement sans devoir quitter le jeu ou chercher une combinaison de touches. Les commandes multimédias facilitent également la gestion de la lecture, tandis qu’un Win Lock évite le fameux retour Windows après une pression malheureuse en pleine partie.

Corsair a aussi prévu une mémoire embarquée permettant de conserver certains réglages directement dans le clavier. Ce sont de petits ajouts pris séparément, mais leur accumulation donne au Skiff 100 Plus une vraie sensation de produit complet.

Un RGB à dix zones plutôt que touche par touche

Le rétroéclairage fait évidemment partie du programme. Le Skiff 100 PLUS propose un système RGB réparti sur dix zones, ce qui signifie que chaque touche ne possède pas son éclairage indépendant.

Pour faire simple, il est possible de créer plusieurs ambiances et effets lumineux, mais pas de décider que la touche Z sera rouge pendant que le E sera bleu et le R jaune. Ce niveau de personnalisation reste réservé aux claviers plus évolués de la marque.

À l’œil, le résultat reste toutefois convaincant. L’éclairage traverse correctement les inscriptions des touches et donne au périphérique le petit côté gaming attendu sans transformer le bureau en sapin de Noël sous stéroïdes.

Les différents réglages passent actuellement par Corsair Web Hub, l’interface accessible depuis un navigateur qui permet de modifier certaines fonctions sans installer un logiciel complet. L’idée est bonne, surtout pour les utilisateurs qui préfèrent éviter de multiplier les programmes résidents.

Corsair annonce toutefois une prise en charge complète d’iCUE d’ici fin septembre 2026, ce qui permettra d’aller plus loin dans la personnalisation de l’éclairage, des assignations et des macros.

On espère d’ailleurs que ce sera également le cas pour les autres périphériques Corsair commercialisés dernièrement et qui reposent encore largement sur le Web Hub. iCUE reste l’un des piliers de l’écosystème de la marque, et pouvoir gérer clavier, souris, casque ou autres accessoires au même endroit reste nettement plus pratique que jongler entre plusieurs méthodes de configuration.

IP53 : quand le verre posé à côté du clavier fait un peu moins peur

Un café, un verre d’eau et un clavier à plusieurs dizaines d’euros forment rarement un trio très rassurant. Corsair tente justement de réduire les risques avec une certification IP53.

Le Skiff 100 Plus bénéficie ainsi d’une protection contre la poussière et les petites projections de liquide. Cela ne signifie évidemment pas qu’il faut l’emmener sous la douche ou le passer sous le robinet après une soirée pizza, mais un accident léger sur le bureau risque moins de signer immédiatement son arrêt de mort.

Cette protection est particulièrement cohérente sur un clavier destiné à rester au centre d’un espace de jeu ou de travail pendant plusieurs années pour ne pas devoir repasser à la caisse. Les poussières, petites saletés et autres particules ont toujours tendance à trouver leur chemin entre les touches avec le temps.

Il faut néanmoins bien distinguer résistance aux éclaboussures et étanchéité. Le Skiff 100 PLUS n’est pas conçu pour être immergé ou rincé. Disons simplement qu’il pardonne davantage les petits accidents du quotidien.

Silencieux, le Skiff 100 Plus l’est vraiment

Passons maintenant à ce qui compte une fois les mains posées dessus. Les touches utilisent des Rubber Dome, autrement dit une technologie à membrane bien connue pour produire beaucoup moins de bruit que la majorité des switches mécaniques.

De ce côté-là, mission accomplie. Le Skiff 100 Plus est discret, même lorsqu’on écrit rapidement ou que l’on martèle les touches pendant une partie. Pas de claquement sec qui résonne dans toute la pièce ni de clavier qui donne l’impression de participer à un concours de dactylographie des années 1980.

Pour jouer tard le soir ou travailler à proximité d’autres personnes, cette discrétion représente un vrai avantage. La frappe est également assez douce sous les doigts et ne fatigue pas particulièrement lors de longues sessions.

Sur le plan électronique, Corsair propose un polling rate de 1 000 Hz, largement suffisant pour ce type de produit, ainsi qu’un 12-Key Rollover sélectif permettant d’enregistrer jusqu’à 12 pressions simultanées sans que le clavier commence à perdre le fil.

Dans la grande majorité des jeux, aucun problème particulier ne se présente donc lorsqu’il faut maintenir plusieurs commandes à la fois. Les limites de ce nouveau modèle viennent finalement moins de son électronique que de ce que l’on ressent sous les doigts.

Mais la membrane finit par montrer ses limites en jeu

Sur un bon clavier mécanique, la course d’une touche permet généralement de sentir assez précisément le moment où la commande est enregistrée. Avec certains switches magnétiques récents, il est même possible de régler son point d’activation au millimètre près.

Mais le clavier qui nous intéresse aujourd’hui joue dans une autre catégorie. Sur ses touches Rubber Dome, le point d’activation manque parfois de franchise. Il arrive que l’on ne sache pas parfaitement si la pression a été suffisante ou s’il faut pousser un peu plus loin.

Dans un jeu calme ou lors d’une utilisation classique, ce comportement ne pose pas réellement de problème. Dès que l’on enchaîne rapidement les commandes, que l’on multiplie les changements de direction ou que l’on cherche davantage de précision, la différence avec de bons switches mécaniques devient plus évidente.

Le clavier répond, mais il ne transmet pas toujours au doigt une confirmation suffisamment nette de ce qu’il vient d’enregistrer. Mais qu’on soit clair, personne ne va rater une partie uniquement parce qu’il joue sur un clavier de la gamme Skiff 100. En revanche, les joueurs habitués à des switches mécaniques précis ou à des modèles magnétiques sentiront très vite que la membrane impose ses propres limites.

Dans l’ensemble, le clavier reste agréable pour travailler, notamment grâce à son silence et à son repose-poignet. Mais certaines touches montrent parfois une légère résistance, suffisamment pour perturber une frappe rapide.

Quand on tape vite, il arrive alors qu’une lettre décide de rester au vestiaire. Certaines touches réclament un second appui plus franc avant que le caractère ne soit correctement enregistré.

Le phénomène n’est pas permanent et ne touche pas chaque pression, mais il suffit qu’il apparaisse de temps à autre pour casser le rythme. Une personne qui rédige beaucoup finira forcément par le remarquer, surtout après avoir utilisé des switches mécaniques plus réguliers.

Un clavier accessible qui accepte de faire des concessions

À 69,99 €, Corsair a clairement préféré mettre son budget dans les fonctionnalités entourant les touches plutôt que dans une technologie de switch plus coûteuse.

Le résultat est un clavier qui offre six touches programmables, une molette multimédia, un pavé numérique complet, un éclairage RGB à dix zones, une mémoire embarquée, un repose-poignet et une certification IP53. Sur le plan de l’équipement, la liste est longue.

Le SKIFF 100 PLUS conviendra donc davantage à quelqu’un qui cherche un clavier complet, silencieux et polyvalent qu’à un joueur qui place la précision d’activation au-dessus de tout le reste.

Corsair donne beaucoup à l’utilisateur autour des touches. C’est précisément sous celles-ci que son tarif se fait le plus sentir.

NOTE FINALE
7,5/10

Points positifs

  • Les six touches G programmables
  • Une molette multimédia pratique
  • Le repose-poignet fourni
  • Une frappe très silencieuse et douce
  • La certification IP53
  • Un équipement généreux pour cette gamme de prix

Points négatifs

  • Une activation des touches parfois peu précise ou qui mérite un second appui
  • Le repose-poignet qui retient facilement la poussière
  • Un RGB limité à 10 zones

 

Fiche technique du clavier Corsair SKIFF 100 PLUS
Logiciel Compatible avec CORSAIR iCUE
Commandes multimédias et volume Oui
Taux de rapport 1 000 Hz
Rétroéclairage RGB
Mémoire embarquée Oui
Hauteur réglable Oui
Connectivité Filaire
Connexion filaire USB 2.0 Type-A
Câble Caoutchouc anti-enchevêtrement
Verrouillage Windows Touche dédiée
Touches multimédias Touches dédiées
Key Rollover 12-Key Selective (12KRO)
Nombre de touches 105 touches
Touches macro 6 touches dédiées
Type de switches Membrane (Rubber Dome)
Disposition testée FR (France)
Compatibilité PC équipé d’un port USB 2.0 Type-A
Windows 10 ou version ultérieure
macOS 10.15 ou version ultérieure
Connexion Internet requise pour le téléchargement du logiciel iCUE
Poids 715 g

EN SAVOIR PLUS

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Terry 4WAG
Terry 4WAGhttps://www.4wearegamers.com/
Juste un homme qui donne vie à ses idées du haut de son clavier. Curieux de technologies et toujours enthousiaste pour les sorties vidéoludiques, je tâche de rester neutre sur un terrain ou une guerre de consoles inutile fait rage.

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