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TEST – Control Resonant

Nom du jeu

Control Resonant

Plateforme de test : PS5 Pro

Date de sortie : 24 septembre 2026

Développeur : Remedy Entertainment

Éditeur : Remedy Entertainment

Style : Action-aventure

Note :
9/10

Disponible sur :

Entre le premier jeu Control et la licence Alan Wake, le studio Remedy s’est taillé une réputation dans le milieu du gaming. Spécialiste maintenant dans les univers mélangeant psychédélie et horreur humaine, le studio est capable de produire des jeux qui retourne autant votre cerveau que votre coeur. Aujourd’hui, nous retournons dans cet univers interconnecté pour découvrir la suite directe du premier jeu Control avec ce second opus, Control Resonant ou cette fois-ci, les rôles s’inversent.

Une histoire de famille

Control Resonant se déroule 7 ans après le premier opus alors que Jesse Feden, le personnage que l’on incarnait dans Control a réussi à retrouver son frère et à sauver le BFC du Hiss. Sauf qu’à la fin du premier opus, malgré que l’on ait sauvé notre frère Dylan, ce dernier tombe dans un mystérieux coma et sera placé en isolement au sein de l’Ancienne Maison. Et c’est 7 ans plus tard que les évènements  de Control Resonant se déroulent. Nous incarnons donc cette fois-ci Dylan Faden, qui se réveille du Coma après qu’une alerte ait mis l’Ancienne Maison en quarantaine, le Hiss a réussi à s’échapper et se promène cette fois-ci en dehors des murs et se propage à travers tout Manhattan. Sauf que Dylan ne devra pas juste combattre le Hiss puisqu’une seconde entité entre en conflit et semble à son tour avoir des plans bien mystérieux.

Control Resonant embarque dans une histoire dont seul Remedy a le secret. Nous plongeons dans un jeu qui mélange le paranormal, le surnaturel et des concepts physiques et scientifiques qui dépassent l’entendement. A cela, il faut ajouter une écriture particulière qui ne prend aucun gant avec vous et agit comme si vous saviez déjà bon nombre de choses sur l’intrigue ou le fonctionnement de ce monde. Control Resonant est un jeu dont la compréhension se passera obligatoirement par les petits détails laissés à gauche ou à droite dans le jeu. Vous pouvez bien entendu tracer votre chemin et terminez l’aventure, mais beaucoup de moments de l’histoire resteront encore sans réponses dans ce cas. Vous êtes obligé de faire les quêtes principales, mais aussi annexes, sortir des chemins classiques, lires les notes classifiées, écouter ou visionner des morceaux de pellicules. Control Resonant tout comme le premier jeu ou les titres Alan Wake se comprend au fur et à mesure que vous-même, enquêtez sur cet univers, c’est là, la clé du mystère.

Un plus grand terrain de jeu

La zone de Manhattan est maintenant votre nouveau terrain de jeu et il ravira les joueurs en quête de missions, promenades et combats en tout genre. Control Resonant est le genre de jeu qui met à disposition du joueur de l’équipement et un minimum de compétences dans un univers dangereux, ou chaque ennemi et monstre peut vous vaincre. Le niveau de l’adversaire à côté de sa barre de vie indique si vous avez le niveau ou non pour l’affronter. Remedy a justement réalisé le jeu pour le rendre punitif dans le cas ou vous vous précipitez un peu trop. Le meilleur conseil est comme souvent dans ce genre de jeu, de se perdre, de fouillez, de faire les quêtes secondaires afin de développer de nouveaux pouvoirs, de meilleures compétences et surtout, d’améliorer considérablement Dylan.

De la sorte, vous augmenterez de bien des façons votre héros. Vous pourrez débloquer des compétences, améliorer la forme et les pouvoirs de votre arme, obtenir des pouvoirs supérieurs qui vous permettront à la fois de mieux gérer vos duels, mais aussi afin de faciliter votre incursion dans le monde, comme en débloquant le voyage rapide, le changement de gravité… 

Chaque zone dans Manhattan comporte son lot de quêtes et découverte à faire. Vous devrez pour commencer localiser des antennes relais à configurer afin qu’elle cartographie toute la zone, révélant les points d’intérêt à découvrir. Certains endroits regorgent de secrets et activités qui ne demandent qu’à être découverte, mais qui seront parfois bloqués, nécessitant un pouvoir ou une capacité à débloquer avant.

Mon arme…ma bataille

Control Resonant a opté pour une direction au niveau du gameplay totalement différente que le premier jeu. Alors que Control reposait avant tout sur des combats de tir à la troisième personne dans un environnement fermé en mode huit clos, le second opus opte avant tout pour des combats aux corps à corps. De ce fait, vous devrez opter au début du jeu pour la forme de votre arme et du pouvoir que vous lui attribuez, les différences seront majoritairement sur les points de dégâts occassionnés, mais également sur le type d’attaque.

Dylan obtiendra divers pouvoirs, rendant les combats de plus en plus dynamiques et verticaux. Si au début, les combats s’enchaînent et se ressemblent, au fur et à mesure que l’on obtient diverses compétences, les combats s’étoffent et deviennent plus techniques. En abandonnant la formule tir à la troisième personne pour un style d’action corps à corps en mode Hack’n Slash, le titre opte pour une formule à la fois plus classique, mais également parfaitement adaptée à la formule monde ouvert vertical.

La zone de Manhattan est coupée en plusieurs grosses zones, comme expliquée plus haut, outre les points d’intérêt, vous tomberez régulièrement sur des ennemis qui ont des caractéristiques propres à la zone infectée. Vous devrez donc utiliser des compétences de faiblesses qui pourront faire plus de dégats aux monstres. On notera néanmoins le manque de diversité au niveau du bestiaire de certains ennemis qui restent très similaires au niveau conception, mais qui se différencie uniquement par leur design.

La vraie force du jeu est le côté dramaturge et grandiose qu’offrent les combats de boss. Ces derniers sont pensés pour vous punir dans le cas ou vous n’avez pas assez exploré le monde ou si vous avez délaissé les améliorations pour Dylan.

Mon palais mental

Afin de pouvoir venir à bout des monstres, boss et ramener l’ordre à Manhattan, vous aurez besoin de matière afin d’améliorer Dylan, son arme et les capacités en général. Pour cela, vous pourrez vous téléporter mentalement et cela à n’importe quel moment dans un monde semblable à un palais mental. Là-bas, vous y trouverez des stèles avec lesquelles vous pouvez interagir pour améliorer votre équipement et en même temps, votre personnage.

Parmi les choix que vous pouvez faire, vous pourrez par exemple fabriquer des artefacts qui sont en réalité des objets du quotidien, mais qui renferment des pouvoirs. Ces objets augmenteront certaines données et particularités de Dylan. On retrouve également un arbre de compétence dédié à Dylan, mais également des arbres pour vos armes que vous pourrez améliorer au fur et à mesure que vous prendrez des niveaux. Chaque arbre est lié à une arme, mais aussi à des compétences de combats, des séries de combos et d’enchaînements. Cela permet donc au joueur d’essayer un style de combat et de changer s’il souhaite faire plus de dégâts, de marquer plus fortement la stat de faiblesse, de parade…

Tout sens dessus dessous

Pour terminer, il semble impossible de parler de Control Resonant sans énoncer les capacités techniques du jeu. On pourra noter par exemple le manque de finition et de détails sur les personnages ainsi que pour la synchronisation labiale en français qui est totalement aux fraises. Néanmoins, le jeu se rattrape énormément sur son level-design et sa direction artistique. Control Resonant propose une version de Manhattan comme jamais vu auparavant. Les bâtiments se chevauchent et donnent l’illusion de sortir tout d’un droit d’un film comme Inception avec la gravité qui change et qui nécessite qu’on s’adapte à la fois pour explorer, mais aussi pour combattre. Des rues complètes qui ont entièrement disparu, laissant des trous béants et une traînée semblable à un lag ou un problème informatique, sans mentionner des zones cauchemardesques avec de la mousse qui ronge les murs, des zones enflammées comme un volcan…

Control Resonant arrive à ce que malgré les rues linéaires, vous puissiez vous perdre. Vous pourriez être attiré par une devanture éclairée, une ruelle sombre dont des bruits lugubres s’échappent, un immeuble à l’envers sur lequel vous pouvez escalader ou même un taxi qui vous fait des appels de phare. Une ville de Manhattan vivante de monstres, mais grouillant de choses et de mystère à trouver.

Au final, c’est une plutôt belle surprise qu’est ce Control Resonant. Alors que le premier épisode nous avait moins marqués avec son huis clos et son histoire bien trop vite embarquée, ce second opus semble prendre une direction plus posée et surtout plus accessible pour un autre type de joueurs. Que vous soyez habités aux productions de Remedy ou pas, Control Resonant est le genre de jeu qui vous permettra de passer plusieurs dizaines d’heures à la recherche d’amélioration, de combats épiques et d’une histoire solide bien que peu simple à comprendre par moment. Même si la connaissance du premier jeu Control peu être rapidement revue dans le menu, il est clair qu’un léger prérequis est nécessaire afin de profiter pleinement des tenants et aboutissants de l’histoire. Quoi qu’il en soit, Control Resonant brille à plusieurs niveaux, que ce soit au niveau de ses combats, de son histoire, sa direction artistique, son level-design et même sa bande-son. Un excellent titre pour terminer en douceur 2026.

Points positifs

  • Un mode histoire dans la continuité du premier jeu
  • Une écriture riche et complexe
  • Une zone ouverte riche en quêtes et secrets
  • Des combats dynamiques et verticaux qui évoluent au fur et à mesure de l’intrigue
  • Des combats de boss avec un challenge plutôt relevé
  • Des armes avec plusieurs styles et personnalisations différents
  • Des énigmes plutôt compliquées
  • Un level-design incroyable
  • Une bande originale extraordinaire
  • La direction artistique
  • une bonne durée de vie (entre 25 à 35 heures pour l’histoire principale)

Points négatifs

  • Une tournure scénaristique spéciale 
  • Une histoire à la Remedy avec plus de questions que de réponses
  • Un manque de diversité au niveau bestiaire
  • Une synchronisation labiale à la ramasse
  • Une technique peu flatteuse pour les personnages hors cinématique

EN SAVOIR PLUS

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