Est-ce que vous saviez qu’une marque de périphériques gaming s’était inspirée du Louvre pour concevoir une souris ? C’est pourtant l’une des idées derrière la MelGeek Horus, un modèle sans fil qui emprunte aussi quelques références à la mythologie égyptienne. Mais derrière son étonnant récepteur en forme de pyramide se cache surtout une souris gaming résolument moderne, avec un poids d’environ 49 grammes, un capteur PixArt PAW3950 et un taux d’interrogation pouvant atteindre 8 000 Hz. Après l’avoir prise en main, on comprend assez vite que MelGeek cherche avant tout la performance, sans pour autant oublier de donner un peu de personnalité à son périphérique.

MelGeek Horus : une souris légère qui cache bien son jeu
Au premier regard, la MelGeek Horus joue plutôt la carte de la sobriété. Sa coque symétrique ne multiplie ni les formes extravagantes ni les zones RGB et conserve l’allure assez sérieuse que l’on attend d’une souris destinée au jeu compétitif. C’est surtout lorsqu’on s’attarde sur sa partie arrière que son design devient plus original. Avec ses lignes tendues et ses différentes ouvertures, elle me fait presque penser à la carrosserie d’une Lamborghini.

Une fois la main posée dessus, le design passe rapidement au second plan. Avec ses 124 mm de long, 66 mm de large et environ 49 grammes sur la balance, la Horus se manipule avec une grande facilité. MelGeek la destine principalement aux mains moyennes et grandes et annonce une compatibilité avec différentes prises. Dans mon cas, je l’ai trouvée particulièrement agréable aussi bien avec la paume posée sur la coque qu’en prise griffe ou en manipulant davantage la souris du bout des doigts.
Son faible poids joue évidemment beaucoup dans cette impression. Les mouvements sont rapides, la souris se replace facilement et il suffit de très peu d’effort pour changer brusquement de direction. Pourtant, elle ne donne pas l’impression d’avoir été évidée dans le seul but d’afficher le chiffre le plus bas possible sur sa fiche technique. La coque reste agréable sous la main et la forme suffisamment large à l’arrière pour offrir un bon appui.
Cette approche résume d’ailleurs assez bien ce que MelGeek a cherché à faire avec la Horus. La marque ne transforme pas sa souris en sapin de Noël et concentre surtout ses efforts sur la prise en main et les performances. Les quelques fantaisies visuelles ont été déplacées ailleurs. Et pour les trouver, il suffit de regarder ce qui est posé à côté de la souris.
Un petit morceau du Louvre posé sur le bureau
Le récepteur 2,4 GHz livré avec la MelGeek Horus aurait pu être un simple dongle USB comme on en trouve avec quantité de souris sans fil. MelGeek a préféré en faire l’un des éléments les plus reconnaissables de son produit.
Le fabricant explique s’être inspiré de la pyramide du Louvre pour sa conception. Le résultat prend la forme d’un petit bloc translucide qui enferme une pyramide lumineuse, comme une version miniature et très libre du monument parisien. La référence fonctionne d’autant mieux qu’elle accompagne le nom Horus et les différents clins d’œil à la mythologie égyptienne utilisés par la marque autour de cette souris.

Ce récepteur ne sert toutefois pas uniquement à décorer le bureau. C’est par son intermédiaire que la Horus communique en 2,4 GHz et peut notamment grimper jusqu’à un taux d’interrogation de 8 000 Hz sans fil. MelGeek y a également intégré un éclairage entièrement paramétrable depuis son interface Hive. Celui-ci peut notamment communiquer plusieurs informations liées à la souris, comme le niveau de DPI, le polling rate ou l’état de la batterie.

La fonction la plus amusante reste cependant le Receiver Sync Flash. Lorsqu’elle est activée, la pyramide réagit aux actions envoyées par la souris et produit ainsi un retour lumineux quasiment instantané sur le bureau. La luminosité, la couleur ou encore la fréquence de ces animations peuvent être adaptées depuis Hive.

Dans les faits, on peut difficilement prétendre que voir une pyramide s’illuminer lorsque l’on clique améliore ses performances dans une partie. C’est un gadget. Mais c’est aussi le genre de petit détail qui permet à la Horus de sortir du lot sans couvrir toute sa coque de LED.
8 000 Hz et PAW3950 : la Horus sort l’artillerie
Sous la souris, l’ambiance change. MelGeek a équipé sa Horus d’un PixArt PAW3950, un capteur haut de gamme capable de grimper jusqu’à 30 000 DPI, avec une vitesse de suivi maximale de 750 IPS et une accélération annoncée de 50 G. Le fabricant l’associe à une électronique capable de gérer un polling rate maximal de 8 000 Hz aussi bien en USB qu’en connexion sans fil 2,4 GHz.
Pour rappel, ce fameux taux d’interrogation correspond au nombre de fois que la souris peut transmettre sa position à l’ordinateur chaque seconde. Une souris traditionnelle réglée à 1 000 Hz communique théoriquement toutes les millisecondes. À 8 000 Hz, l’intervalle descend jusqu’à 0,125 ms. Sur le papier, la Horus joue donc dans la même cour technologique que plusieurs souris gaming haut de gamme proposées par les grandes marques du secteur.

Bien sûr, personne ne devient subitement meilleur à son FPS favori simplement parce qu’un chiffre affiche 8 000 au lieu de 1 000. L’intérêt de cette technologie dépend aussi de la fréquence de rafraîchissement de l’écran, des performances du PC et du jeu utilisé. En revanche, elle accompagne parfaitement le comportement général de la Horus. De plus elle diminuera drastiquement la durée d’une charge de batterie à 22 heures environs, une charge qui, en temps normal, peut atteindre 215 heures.
Sa légèreté permet de lancer rapidement un mouvement tandis que le PAW3950 suit les déplacements avec précision. Durant mon utilisation, je n’ai pas constaté de comportement gênant venant casser cette sensation de contrôle. La souris répond vite, se replace facilement et conserve cette impression de maniabilité qui m’avait marqué dès les premières minutes.

Et c’est finalement là que ses 49 grammes prennent davantage de sens que les valeurs inscrites sur la boîte. Le faible poids et le capteur fonctionnent ensemble : la Horus demande peu d’effort lorsqu’il faut corriger rapidement un déplacement et reste très facile à déplacer sur de grandes amplitudes. Cela compte davantage manette… pardon, souris en main, que de savoir jusqu’où peut monter un réglage de DPI que très peu de joueurs utiliseront réellement.
MelGeek Hive permet de régler presque toute la souris
MelGeek accompagne sa Horus de Hive, son interface de configuration accessible sur PC. Elle centralise les principaux réglages du périphérique et permet notamment de modifier l’attribution des boutons, les performances de la souris ainsi que les paramètres lumineux du fameux récepteur pyramidal.
On peut donc adapter les niveaux de DPI, changer le polling rate, personnaliser les commandes et enregistrer différents réglages en fonction de ses habitudes. Le logiciel permet également de jouer avec les effets du récepteur sans imposer d’éclairage directement sur toute la souris. Sur ce point, MelGeek a trouvé un bon équilibre : ceux qui aiment le RGB peuvent s’amuser avec la pyramide, tandis que les autres conservent une souris plutôt discrète sous la main.
Il y a néanmoins un choix ergonomique que je comprends beaucoup moins. Le bouton servant à changer les DPI est placé sous la Horus. Il existe donc bien physiquement, mais son emplacement oblige à soulever ou retourner la souris pour modifier rapidement la sensibilité.
J’aurais largement préféré retrouver un bouton derrière la molette, comme sur de nombreux autres modèles. Pour quelqu’un qui conserve le même réglage de sensibilité en permanence, ce détail n’a quasiment aucune importance. Si vous changez régulièrement de DPI selon les jeux ou les situations, la manipulation devient nettement moins naturelle.
C’est d’autant plus dommage que le reste des commandes tombe bien sous les doigts et que la souris ne m’a pas donné beaucoup d’autres raisons de râler pendant son utilisation.
La MelGeek Horus vise directement le haut de gamme
La MelGeek Horus est commercialisée à environ 100 euros sur le site de son fabricant, soit un tarif qui la place face à des souris gaming déjà bien installées. Pour cette somme, MelGeek aligne toutefois une fiche technique particulièrement complète : environ 49 grammes, un PixArt PAW3950, une connexion 2,4 GHz, du 8 000 Hz en filaire comme en sans-fil et un récepteur dédié qui ne ressemble pas au premier dongle venu.
La marque aurait facilement pu tomber dans le piège du périphérique qui cherche à se faire remarquer à coups de formes agressives et de RGB dans tous les sens. Elle prend ici le chemin inverse. La souris elle-même reste sobre tandis que son identité visuelle passe par quelques détails bien choisis, principalement sa coque arrière et cette petite pyramide lumineuse qui accompagne le récepteur.

Surtout, ces choix esthétiques n’empêchent jamais la Horus de remplir correctement sa fonction première. Elle est légère, très maniable, agréable à prendre en main et embarque des technologies que l’on retrouve désormais sur les souris gaming pensées pour les joueurs exigeants.
Mon principal regret reste donc ce bouton DPI caché sous la coque, alors qu’un accès derrière la molette aurait été beaucoup plus pratique. Pour le reste, MelGeek livre une souris qui assume assez bien son drôle de mélange : un périphérique gaming très sobre dans la main, une fiche technique moderne sous la coque et un petit bout de Louvre qui clignote sur le bureau.
Points positifs
- Une prise en main excellente
- Le poids plume de 49 g
- Un capteur PixArt PAW3950 très performant
- Le polling rate jusqu’à 8 000 Hz
- Un design sobre avec quelques détails originaux
- Le récepteur pyramidal RGB réussi
- Les nombreuses options de personnalisation via Hive
Points négatifs
- Le bouton DPI placé sous la souris
- Le prix qui la place face à une forte concurrence
- Pas d’enregistrement de macros disponible





