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TEST – Gears of War E-Day

Gears of War E-Day

Gears of War E-Day

Plateforme de test : PC

Date de sortie : 6 octobre 2026

Développeur : The Coalition

Éditeur : Xbox Games Studios

Style : TPS

Note :
7,5/10

Disponible sur :

Gears of War n’a jamais vraiment fait dans la dentelle. Vingt ans après les débuts de la licence, Gears of War: E-Day nous ramène là où tout a commencé, lorsque les Locustes ont émergé des entrailles de la Terre pour transformer Sera en champ de bataille. L’histoire raconte les premiers instants de cette invasion et le début du combat de Marcus Fenix et de son équipe. Nous découvrons donc ces monstres en même temps que les humains, dans un climat de panique, d’incompréhension et de chaos particulièrement bien retranscrit.

Nous assistons également à la création de la Lanzor-tronçonneuse, à la première fois où Marcus prend les armes face aux Locustes et aux premiers affrontements qui vont forger sa légende. Entre des scènes véritablement époustouflantes et l’impression écrasante laissée par certains ennemis monstrueux, E-Day réussit à donner une dimension spectaculaire à ce retour aux origines. Plus ouvert, plus vertical et surtout moins statique dans ses affrontements, le jeu tente quelques nouveautés sans oublier ce qui fait de Gears… du Gears. Après avoir passé ces derniers jours sur la campagne en avant-première grâce à Xbox, une chose est claire : la série avance de nouveau, même si elle garde encore les deux pieds solidement ancrés dans son passé.

Des combats Gears plus mobiles et beaucoup plus verticaux

Pas besoin de jouer très longtemps pour retrouver ses marques. Nous courons d’une couverture à l’autre, les armes donnent toujours cette impression de lourdeur caractéristique et les échanges de tirs restent particulièrement nerveux lorsque les Locustes commencent à encercler l’escouade. Le système de couverture reste donc au centre du gameplay, mais The Coalition lui donne davantage de liberté.

Marcus et ses compagnons peuvent désormais se protéger derrière beaucoup plus d’éléments du décor. Surtout, certaines protections ne sont plus éternelles. Les environnements sont davantage destructibles et plusieurs barricades peuvent céder sous les tirs, ce qui oblige régulièrement à changer de position. Se planquer derrière le premier muret venu en attendant tranquillement que les ennemis sortent la tête fonctionne donc beaucoup moins bien qu’autrefois.

Le level design profite également d’une verticalité bien plus importante. Notre personnage saute, emprunte des tyroliennes et peut progresser d’un étage à l’autre dans certains bâtiments. Les Locustes utilisent eux aussi les différentes hauteurs disponibles et les affrontements gagnent forcément en dynamisme. Un ennemi peut tirer depuis une position élevée pendant qu’un autre tente une approche au niveau du sol. Le danger vient davantage de partout et une bonne couverture peut rapidement devenir un piège.

Pour répondre à toutes ces situations, E-Day propose une bonne variété d’armes. Aux Lanzor et autres armes emblématiques de la licence viennent s’ajouter plusieurs outils adaptés aux différentes distances et aux ennemis rencontrés. Nous passons ainsi des pistolets et fusils de précision aux lance-grenades et lance-acide, sans oublier plusieurs types de grenades. Des armes lourdes sont également disponibles ponctuellement, avec une utilisation volontairement limitée. De quoi varier régulièrement notre manière de vider une pièce remplie de Locustes sans transformer l’inventaire en arsenal ambulant.

La Lanzor-tronçonneuse occupe évidemment une place particulière dans cette aventure. E-Day nous permet de vivre la naissance de cette arme emblématique et de comprendre les circonstances qui ont conduit Marcus et son équipe à l’utiliser. La première rencontre avec les Locustes possède ainsi une vraie portée symbolique : nous ne sommes pas simplement face à une nouvelle menace à éliminer, mais devant des créatures que les humains découvrent avec stupeur et terreur.

Tout cela fonctionne aussi bien seul qu’à plusieurs. La campagne de Gears of War: E-Day est jouable en coopération jusqu’à 4 joueurs, chacun pouvant incarner l’un des quatre membres de l’escouade de Marcus Fenix. En solo, les places restantes sont simplement occupées par des personnages contrôlés par l’intelligence artificielle. Nous retrouvons donc cette dimension collective historique de Gears, mais dans des environnements qui laissent davantage de possibilités pour attaquer. Les alliés ne seront évidemment pas là que pour faire joli. Il y a une véritable implication de leur part puisqu’ils tirent plutôt efficacement sur les ennemis et viendront à votre secours pour vous réanimer si vous tombez au combat.

 

Gears of War: E-Day ose davantage la formule ouverte

The Coalition avait déjà commencé à desserrer les couloirs avec Gears 5. E-Day pousse cette idée plus loin, sans pour autant transformer la série en véritable open world. À différents moments de l’histoire, nous pouvons explorer plus librement Kalona, une ville en ruine qui fait office de grande zone semi-ouverte. Nous restons dans une aventure largement dirigée, mais ces passages permettent de quitter l’objectif principal et de fouiller certaines parties de la cité à notre rythme.

Il y a quelques petites choses à faire en chemin. Nous pouvons tomber sur des civils qu’il faut sauver ou escorter, venir en aide à des patrouilles de Gears en difficulté ou accomplir différentes activités secondaires. L’exploration permet également de trouver des coffres cachés dans les ruines. Ceux-ci renferment des mods d’armes, des mods d’armure ou des mods destinés aux accessoires tactiques, et rien d’autre. Explorer Kalona possède donc un intérêt concret puisque ces détours permettent d’améliorer progressivement notre équipement.

Ne nous attendons toutefois pas à pouvoir entrer dans chaque immeuble encore debout. Kalona donne davantage une impression d’ouverture qu’elle ne fonctionne comme un véritable monde ouvert : beaucoup de bâtiments restent inaccessibles et la densité des activités demeure assez faible. Nous aurions aimé que la ville réserve davantage de surprises et que les missions annexes aillent plus loin que les quelques situations proposées. Nous en faisons assez rapidement le tour et il n’y a clairement pas matière à abandonner la campagne principale pendant cinq heures pour explorer chaque rue.

Mais ces passages ont au moins le mérite d’exister. Et surtout, The Coalition prend davantage de risques avec cette formule qu’il ne le faisait dans Gears 5. La série ne devient pas un open world, mais elle accepte de laisser davantage de liberté entre deux grosses séquences d’action. Chercher un coffre dans les ruines ou faire un détour pour venir en aide à une patrouille donne également une bonne raison de ne pas foncer systématiquement vers le prochain objectif.

Une campagne bien rythmée et classique

En prenant le temps de fouiller Kalona et de réaliser une partie des activités proposées, il faut compter environ quinze heures pour terminer la campagne de Gears of War: E-Day. Une durée correcte pour ce type d’aventure, même si les activités secondaires ne sont pas suffisamment nombreuses ni passionnantes pour prolonger considérablement l’expérience.

Le scénario ne prend pas beaucoup plus de risques. E-Day raconte évidemment un moment important dans l’histoire de la licence, mais son intrigue reste finalement assez simple et pourrait tenir en quelques lignes. La série Gears n’a jamais vraiment brillé par la finesse de son écriture et ce nouvel épisode ne change pas radicalement la donne.

L’intérêt vient surtout de la manière dont le jeu raconte cette première journée. Nous découvrons l’émergence des Locustes en même temps que les habitants de Sera. Personne ne comprend réellement ce qui se passe, les attaques surgissent sans prévenir et les soldats doivent affronter des créatures dont ils ignorent encore presque tout. Cette panique et cette incompréhension donnent une tonalité différente à l’aventure.

Les personnages sont parfois développés assez maladroitement et certains dialogues ou situations rappellent les codes du bon vieux film de guerre américain, avec tout ce que cela implique. Cela fonctionne lorsqu’il faut accompagner une grosse scène d’action, beaucoup moins lorsque le jeu cherche à donner davantage d’épaisseur à son casting.

Le statut de préquelle limite également une partie des surprises. Lorsque nous connaissons les épisodes précédents, nous savons forcément où certains personnages doivent arriver et dans quel état se trouve cet univers par la suite. E-Day raconte davantage le “comment” que le “quoi”, ce qui n’empêche pas de suivre l’histoire avec intérêt, mais réduit naturellement une partie de l’incertitude.

En revanche, le jeu réussit particulièrement bien à retranscrire les sensations de panique et d’incompréhension des humains face à cette menace inconnue. Certaines scènes sont véritablement époustouflantes et donnent aux Locustes une présence presque écrasante. Lorsque nous nous retrouvons face à certains ennemis monstrueux, leur taille, leur puissance et leur brutalité imposent immédiatement le respect. E-Day ne se contente donc pas de raconter les débuts d’une guerre : il nous fait ressentir le choc provoqué par la découverte de ces créatures.

Sur PC, l’E-Day fait chauffer la machine

S’il y a bien un domaine où Gears of War: E-Day ne donne pas l’impression de regarder dans le rétroviseur, c’est sa réalisation. Le jeu est très beau sur PC, particulièrement lorsqu’il nous plonge dans ses environnements urbains les plus sombres.

C’est même lorsque la lumière vient à manquer que le moteur graphique montre le mieux ce qu’il sait faire. Les néons éclairent les façades, leurs couleurs se reflètent dans les vitrines et les flaques d’eau tandis que le ray tracing apporte beaucoup aux éclairages de la ville. Ajoutons à cela les destructions qui accompagnent régulièrement les combats et nous obtenons des scènes particulièrement chargées sans que l’action devienne illisible.

Les effets de destruction font d’ailleurs partie des éléments que nous avons le plus appréciés visuellement. Ils ne servent pas uniquement à faire joli puisque le décor participe directement aux affrontements. Voir une protection partir progressivement en morceaux alors que les tirs continuent de pleuvoir renforce cette impression qu’aucun endroit n’est vraiment sûr.

La mise en scène profite également de cette puissance technique. Certaines apparitions de Locustes et plusieurs séquences de grande ampleur donnent une impression de démesure particulièrement réussie. Nous ressentons parfois la petitesse de Marcus et de son équipe face à des créatures qui semblent capables de balayer tout ce qui se trouve sur leur passage. Cette sensation contribue largement à l’atmosphère de découverte et de terreur qui accompagne les premiers combats.

En contrepartie, E-Day est particulièrement gourmand en ressources sur PC. La qualité visuelle explique évidemment une partie de ces besoins, mais nous aurions tout de même aimé une meilleure optimisation. Il faut une machine solide pour profiter confortablement de toutes les options graphiques et des effets avancés. C’est dommage, car l’ambiance fonctionne particulièrement bien lorsque tout est activé : faible luminosité, destructions, éclairages et architecture urbaine donnent à certains passages une vraie personnalité.

E-Day prend des risques, mais Gears reste Gears

C’est finalement là que ce nouvel épisode devient intéressant. Depuis plusieurs années, nous avions le sentiment que Gears commençait à tourner autour de sa propre formule. The Coalition semble en avoir conscience et tente ici plusieurs choses pour la faire bouger.

Les zones ouvertes donnent davantage de liberté, les améliorations récompensent l’exploration, les environnements destructibles rendent les couvertures moins fiables et la verticalité change réellement la manière d’aborder certains affrontements. Pris séparément, aucun de ces éléments ne bouleverse la franchise. Mis bout à bout, ils donnent néanmoins à E-Day une identité un peu différente.

Mais ne nous méprenons pas : Gears of War: E-Day reste profondément un Gears of War. Les fondamentaux sont toujours là et The Coalition ne cherche jamais à dynamiter la formule pour repartir d’une feuille blanche.

C’est à la fois sa force et sa principale limite. Les fans qui veulent retrouver les sensations des précédents épisodes avec davantage de possibilités devraient rapidement se sentir chez eux. En revanche, si nous avions commencé à ressentir une certaine redondance dans le gameplay de Gears 4 ou Gears 5, nous ne sommes pas certains que les nouveautés d’E-Day suffiront à complètement effacer cette impression.

Cette retenue nous laisse également partagés au regard de la situation actuelle de Xbox. La marque a besoin de nouvelles idées, de grosses prises de risques et de jeux capables de créer la surprise. E-Day fait évoluer Gears, mais il ne cherche pas à réinventer Gears, encore moins le jeu d’action à la troisième personne.

The Coalition a donc choisi une position intermédiaire : préserver une formule qui fonctionne tout en ouvrant suffisamment les portes et les fenêtres pour laisser entrer un peu d’air frais. Après plusieurs épisodes qui donnaient parfois l’impression que la série stagnait, c’est déjà une évolution appréciable.

Verdict final de ce retour aux origines

Gears of War: E-Day fait avancer la série sans chercher à provoquer une révolution. The Coalition prend davantage de risques avec sa zone ouverte, donne de la hauteur aux combats et exploite mieux la destruction pour bousculer un système de couverture qui n’avait finalement pas tellement changé depuis les débuts de la licence. La réalisation PC participe également à une ambiance particulièrement réussie, au prix d’une gourmandise technique qui aurait mérité davantage d’optimisation.

Le jeu réussit surtout à nous faire vivre les premiers instants de la guerre contre les Locustes. Nous assistons à leur émergence sur Terre, à la découverte de ces monstres par les humains, aux premiers combats de Marcus Fenix et de son équipe, ainsi qu’à la création de la Lanzor-tronçonneuse. La panique, l’incompréhension et l’impression écrasante laissée par certains ennemis donnent à plusieurs scènes une puissance remarquable.

Les amateurs de Gears retrouveront immédiatement leurs marques. Ceux qui attendaient une profonde remise en question de la formule risquent en revanche de rester sur leur faim. E-Day ose proposer du neuf, mais toujours avec un pied solidement posé sur les bases qui accompagnent Marcus Fenix depuis maintenant vingt ans.

Points positifs

  • Une ambiance de guerre particulièrement réussie
  • Des combats plus verticaux et dynamiques
  • La destruction qui influence réellement les affrontements
  • Un arsenal varié et agréable à utiliser
  • Une Kalona plus ouverte et sympa à explorer
  • Les mods qui récompensent la curiosité
  • Des séquences spectaculaires face aux Locustes
  • La coopération jusqu’à 4 joueurs
  • Une réalisation graphique très solide

Points négatifs

  • Un scénario assez convenu
  • Des personnages parfois maladroitement développés
  • Une zone semi-ouverte encore peu dense
  • Des activités secondaires assez basiques
  • Une optimisation PC trop gourmande
  • Des nouveautés qui ne bouleversent pas vraiment la formule

EN SAVOIR PLUS

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Terry 4WAG
Terry 4WAGhttps://www.4wearegamers.com/
Juste un homme qui donne vie à ses idées du haut de son clavier. Curieux de technologies et toujours enthousiaste pour les sorties vidéoludiques, je tâche de rester neutre sur un terrain ou une guerre de consoles inutile fait rage.

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