Après avoir revu le design et le confort de ses montres avec les Galaxy Watch8, Samsung change de moteur et place l’intelligence artificielle au centre de sa génération 2026. Les nouvelles Galaxy Watch9 et Galaxy Watch Ultra2 ne se contentent plus d’accumuler des données sur le sommeil, le rythme cardiaque ou les entraînements. Elles cherchent désormais à les interpréter afin d’alerter leur propriétaire, d’adapter ses efforts et de lui proposer des recommandations plus faciles à appliquer au quotidien.
Cette évolution s’accompagne d’un changement matériel important. Samsung abandonne sa puce Exynos au profit de la nouvelle plateforme Snapdragon Wear Elite, utilisée sur les deux modèles. La Galaxy Watch9 reste pensée pour le suivi quotidien, tandis que la Watch Ultra2 vise les sportifs, les amateurs d’activités en extérieur et, désormais, les plongeurs.
Galaxy Watch9 et Watch Ultra2 : Samsung fait évoluer la formule des Galaxy Watch8 grâce à l’IA
L’intelligence artificielle n’arrive pas soudainement sur les montres Samsung. Les Galaxy Watch8 exploitaient déjà les données récoltées par le capteur BioActive pour établir différents scores, analyser la récupération, accompagner les coureurs et améliorer le suivi du sommeil. En 2026, Samsung pousse cette logique un peu plus loin : la montre ne doit plus uniquement expliquer ce qui s’est passé, mais aussi indiquer ce que son utilisateur pourrait faire ensuite.
La nouvelle fonction Vitals surveille ainsi plusieurs indicateurs pendant la nuit et signale les écarts importants par rapport aux valeurs habituelles. Heart Health Score rassemble les informations cardiovasculaires dans un score plus lisible, accompagné de conseils liés aux habitudes de vie. Daily Cardio Load s’intéresse plutôt à l’entraînement en évaluant la charge accumulée et le temps de récupération estimé, tandis que Fitness Index propose une vue plus générale de la condition physique.

Samsung développe également le suivi des perturbations respiratoires pendant le sommeil. La fonction consacrée à l’apnée utilise de nouveaux algorithmes et bénéficie d’une autorisation supplémentaire de la FDA, mais elle restera limitée à certains territoires. Une autre nouveauté s’intéresse à la santé auditive : la montre peut avertir son propriétaire lorsqu’il est exposé à un niveau sonore potentiellement dangereux et produire des rapports sur la durée.
Toutes ces informations proviennent du capteur BioActive, qui continue de mesurer les données biométriques tout au long de la journée et de la nuit. L’objectif de Samsung est donc assez clair : encourager le port permanent de la montre afin d’obtenir des relevés plus cohérents. Pour y parvenir, le constructeur a travaillé sur le confort, l’autonomie et l’organisation interne de ses deux nouveaux modèles.
La Galaxy Watch9 reste disponible en 40 et 44 mm, comme la Galaxy Watch8. Elle conserve également un boîtier en aluminium et la silhouette en forme de coussin adoptée par la précédente génération. Samsung assure toutefois avoir retravaillé son ajustement afin qu’elle repose plus naturellement sur le poignet, notamment durant le sommeil.
Visuellement, la progression reste mesurée. L’écran de la Watch9 atteint toujours 3 000 nits, soit la même luminosité maximale que celui de la Galaxy Watch8. Le véritable changement se cache sous le cadran, puisque l’Exynos W1000 laisse sa place au Snapdragon Wear Elite. Cette nouvelle plateforme doit améliorer la fluidité, le suivi continu et l’efficacité énergétique, même si Samsung ne fournit pas encore de comparaison chiffrée entre les deux processeurs.
Le communiqué mentionne également une batterie de 390 mAh pour la Galaxy Watch9, sans détailler la capacité de chaque taille. La comparaison avec la génération précédente reste donc délicate : la Galaxy Watch8 de 40 mm possédait une batterie de 325 mAh, alors que le modèle de 44 mm montait à 435 mAh. En l’état, impossible de savoir si les deux nouvelles tailles utiliseront le même accumulateur ou si Samsung a simplement retenu une seule capacité dans sa présentation.
La différence est beaucoup plus visible du côté de la Galaxy Watch Ultra2. Samsung conserve le boîtier en titane de 47 mm, mais revoit entièrement son architecture interne afin d’intégrer une batterie de 800 mAh. La précédente Watch Ultra s’arrêtait à 590 mAh : la capacité progresse donc de 35 %, tout en permettant à la nouvelle montre d’être 12 % plus fine selon le constructeur.

L’écran fait lui aussi un bond en avant. La luminosité maximale passe de 3 000 à 5 000 nits, un niveau pensé pour garder les informations lisibles en plein soleil. Associée au Snapdragon Wear Elite et à un GPS annoncé comme plus précis, cette dalle doit surtout profiter aux utilisateurs qui consultent régulièrement leur itinéraire ou leurs statistiques durant une activité extérieure.
Samsung ne réserve toutefois pas son modèle Ultra aux coureurs sur route. Le nouveau mode Trail Run mesure le dénivelé, la progression dans les montées et l’impact du terrain afin d’aider le sportif à mieux répartir son effort. La fonction Nutrition Alert complète de son côté Sweat Loss en estimant la quantité de liquide perdue à partir du poids de l’utilisateur. La montre peut ensuite indiquer quand boire et quelle quantité d’eau consommer pendant la course.
La Galaxy Watch Ultra2 s’aventure aussi dans un domaine encore peu exploité par la gamme Samsung : la plongée. Grâce à ses certifications IP69K, 10 ATM et EN13319, elle peut détecter l’entrée dans l’eau et afficher la profondeur, la durée de l’immersion ainsi que la température. Une application baptisée Ultra2 Diving, développée avec le spécialiste Mares, ajoutera plus tard dans l’année le suivi des vitesses de descente et de remontée, ainsi que différentes limites de sécurité.
Malgré ces fonctions plus sportives, Samsung veut éviter que l’Ultra2 ressemble à un équipement que l’on retire une fois l’entraînement terminé. Son boîtier plus fin et ses nouveaux bracelets doivent la rendre plus agréable à porter au quotidien. La collection comprend notamment un bracelet Marine en silicone respirant, un modèle PeakForm plus habillé et un bracelet Trail en tissu conçu pour les longues activités extérieures.
La Galaxy Watch9 reçoit elle aussi plusieurs bracelets interchangeables. Le modèle Sport devient plus fin et plus souple, le Misty Band utilise un silicone pensé pour limiter les mouvements de la montre sur le poignet, tandis que le bracelet Fabric privilégie la légèreté et la respiration de la peau pendant le sommeil.
Les deux modèles peuvent enfin être couverts par Samsung Care+, qui comprend notamment une extension de garantie, des réparations en cas de dommages accidentels et une assistance utilisable à l’étranger. Avec One UI 9, les informations liées à la garantie, aux diagnostics et aux demandes de réparation seront regroupées dans un nouveau menu accessible depuis un smartphone Galaxy.
La Samsung Galaxy Watch Ultra2 sera proposée uniquement en 47 mm, dans les coloris Titanium Silver et Titanium Gray, au prix conseillé de 749 euros.
La Galaxy Watch9 de 40 mm sera vendue 409 euros en Bluetooth et 459 euros en LTE, dans les coloris Cream et Graphite. La version 44 mm coûtera 439 euros en Bluetooth et 489 euros en LTE, avec des finitions Graphite et Silver.
Les précommandes débutent dès maintenant, avant une commercialisation prévue le 7 août 2026.


