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TEST – Tales of Arise – Beyond the Dawn Edition

Nom du jeu

Tales of Arise – Beyond the Dawn Edition

Plateforme de test : Nintendo Switch 2

Date de sortie : 22 mai 2026

Développeur : Bandai Namco Entertainment

Éditeur : Bandai Namco Entertainment

Style : RPG

Note :
8,5/10

Disponible sur :

Tales of Arise: Beyond the Dawn Edition est désormais disponible sur Nintendo Switch 2, avec une version qui rassemble le RPG de Bandai Namco, son extension et plusieurs contenus additionnels. Sorti initialement en 2021 sur les autres plateformes, le voyage d’Alphen et Shionne profite donc de la nouvelle console de Nintendo pour toucher un autre public. Encore fallait-il que ce portage conserve ce qui faisait la force du jeu, notamment ses combats rapides et sa direction artistique très particulière, sans transformer chaque déplacement en festival de ralentissements. Après plusieurs heures passées entre Dahna et Rena, le résultat tient plutôt bien la route, en mode portable comme sur téléviseur.

Un portage Switch 2 qui garde ses couleurs

Quelques minutes suffisent pour comprendre pourquoi Tales of Arise vieillit plutôt bien visuellement. Bandai n’a jamais cherché le réalisme absolu et ça lui rend aujourd’hui un fier service. Les environnements mélangent des décors détaillés à des textures qui donnent parfois l’impression d’avoir été peintes à l’aquarelle. Avec ses couleurs très marquées et ses effets lumineux généreux, le jeu conserve une véritable identité.

Cette direction artistique permet surtout aux différentes régions de ne pas se ressembler. Les terres brûlantes de Calaglia n’ont rien à voir avec les paysages rencontrés quelques heures plus tard, et cette variété donne constamment envie de voir ce qui se cache derrière la prochaine transition de zone. Les personnages et les créatures s’intègrent correctement dans l’ensemble, tandis que les cinématiques entièrement animées rappellent régulièrement les racines japonaises de la série Tales of.

Sur Nintendo Switch 2, l’expérience est globalement fluide, même si tout n’est pas parfaitement stable. Le framerate semble varier selon les endroits traversés et quelques baisses peuvent apparaître lorsque l’environnement devient plus chargé. Elles sont surtout visibles pendant l’exploration. En combat, nous n’avons en revanche pas rencontré de chute suffisamment importante pour gêner les affrontements.

Le passage du mode TV au mode portable ne bouleverse pas non plus l’expérience. Tales of Arise reste agréable à jouer sur l’écran de la console, sans différence flagrante qui obligerait à privilégier une configuration plutôt qu’une autre. Quelques accrocs graphiques existent ici et là, mais rien qui change réellement la manière de jouer.

Des combats qui démarrent au quart de tour

C’est surtout manette en main que Tales of Arise montre pourquoi il se distingue d’un JRPG au tour par tour traditionnel. Lorsque le joueur touche un ennemi dans une zone, l’action bascule vers une arène dédiée dans laquelle les affrontements se déroulent en temps réel. On frappe, on esquive et on enchaîne les Artes sans attendre que trois menus viennent nous demander poliment ce que l’on souhaite faire.

Les attaques classiques servent à construire des combos, tandis que les Artes permettent de déclencher des techniques plus puissantes. Certaines prennent toute leur utilité une fois l’adversaire suffisamment affaibli pour être placé en état de Break. Autrement dit, taper au hasard fonctionne un temps, mais apprendre à lire les ouvertures permet de terminer les combats beaucoup plus proprement.

Le système devient rapidement plus riche grâce aux Boost Attacks, disponibles après avoir rempli une jauge propre à chaque personnage. Ces techniques ont des effets différents selon celui qui les déclenche et servent autant à infliger de gros dégâts qu’à répondre à certaines situations. Les Boost Strikes vont encore un peu plus loin : deux membres de l’équipe combinent alors leurs forces dans une attaque spectaculaire capable d’éliminer immédiatement la plupart des ennemis standards. Les boss, eux, ont évidemment la mauvaise habitude d’en encaisser plusieurs.

L’autre bonne idée vient de la liberté laissée au joueur. Il est possible de changer de personnage contrôlé directement pendant le combat, d’utiliser des objets de soin, de consulter ses Artes ou d’adapter son approche sans attendre la fin de l’affrontement. Tales of Arise peut même automatiser une partie, voire la totalité des actions grâce à ses modes semi-automatique et automatique.

Ajoutez à cela plusieurs niveaux de difficulté et des comportements d’équipe configurables, et chacun peut régler le jeu selon ses envies. Ceux qui aiment les combats nerveux retrouveront davantage l’esprit d’un Final Fantasy XVI que celui d’un RPG plus posé, tandis que les joueurs surtout intéressés par l’histoire peuvent réduire la pression sans devoir lutter contre le système.

Dahna et Rena, trois siècles de domination

Derrière les explosions de couleurs se cache une histoire nettement moins joyeuse. Trois cents ans avant le début de Tales of Arise, les Renans ont envahi Dahna, réduisant sa population en esclavage afin d’exploiter ses ressources et son énergie vitale.

L’aventure débute à Calaglia, une région dominée par le feu où l’on découvre un esclave dahnan surnommé Iron Mask. Privé d’une partie de ses souvenirs, il possède surtout une particularité pour le moins pratique dans un monde où tout le monde semble vouloir lui faire du mal : il ne ressent aucune douleur.

Sa route croise rapidement celle de Shionne, une Renane poursuivie par les siens. Elle souffre d’une malédiction qui provoque de violentes décharges chez toute personne qui tente de la toucher. Les deux personnages finissent par rejoindre les Crimson Crows, un groupe de résistants dahnans décidé à lutter contre l’occupation renane. Leur objectif les pousse alors à affronter les différents Seigneurs qui contrôlent les régions de Dahna.

Tales of Arise prend beaucoup de temps pour raconter cette histoire. Les cinématiques sont nombreuses, mais le jeu utilise aussi les traditionnels skits de la série Tales of, ces conversations illustrées qui apparaissent régulièrement pendant l’exploration. Elles permettent d’en apprendre davantage sur les membres du groupe sans devoir placer chaque anecdote dans une longue scène obligatoire. Entre les dialogues, le doublage et les séquences animées façon anime, l’univers profite ainsi d’un vrai travail de caractérisation.

Explorer avant de foncer tête baissée

Contrairement à ce que pourraient laisser penser certains grands panoramas, Tales of Arise n’est pas un monde ouvert. Le jeu repose sur une succession de zones relativement vastes, reliées entre elles et remplies de monstres, de ressources et de petites choses à récupérer.

Fouiller les recoins n’est d’ailleurs pas une perte de temps. Plusieurs quêtes secondaires réclament des matériaux que l’on peut avoir récupérés longtemps avant de rencontrer la personne qui les demande. Résultat : le joueur curieux se retrouve parfois à valider une mission quelques secondes après l’avoir acceptée. Pas besoin de repartir cueillir trois plantes rouges au fin fond d’une vallée parce qu’un PNJ vient soudainement de découvrir qu’il en avait besoin.

L’exploration réserve aussi quelques adversaires largement trop costauds pour être battus lors de la première rencontre. Heureusement, le voyage rapide permet de revenir facilement dans les anciennes régions une fois l’équipe mieux équipée et quelques niveaux supplémentaires dans les jambes.

La progression reste assez classique, mais efficace. Gagner des niveaux rapporte notamment des points permettant de débloquer des compétences actives et passives, tandis que les forgerons peuvent fabriquer de nouvelles armes à partir des matériaux récupérés en chemin. De nouvelles pièces d’armure viennent également améliorer les statistiques.

Petit regret : changer d’armure ne modifie pas directement l’apparence du personnage. Les armes évoluent visuellement, mais pas l’équipement défensif. Heureusement, plusieurs costumes permettent de personnaliser séparément le look des héros, ce qui évite au groupe de traverser Dahna avec exactement la même tenue pendant des dizaines d’heures.

Des bonus à utiliser avec un minimum de retenue

L’édition Beyond the Dawn ajoute ici plusieurs cadeaux qui peuvent être récupérés directement dans les menus, comme de l’argent, des objets, des costumes et des bonus de niveaux font partie du lot.

Seulement voilà, Tales of Arise ne vous demande pas deux fois si vous êtes vraiment certain de vouloir transformer votre équipe en rouleau compresseur. Une fois un bonus de niveau accepté, celui-ci est immédiatement appliqué. Récupérer toutes les récompenses dès le début peut donc propulser les personnages très au-dessus du niveau attendu et faire disparaître une bonne partie du challenge des premières régions.

Mieux vaut donc sélectionner uniquement ce dont vous avez réellement besoin, voire conserver les bonus de niveaux pour plus tard. Ce n’est pas un défaut du système de progression en lui-même, mais plutôt une petite précaution à connaître avant de vider machinalement la liste des récompenses incluses dans cette édition.

Beyond the Dawn ajoute une seconde aventure

Le nom de cette édition n’est évidemment pas là pour décorer la jaquette. Elle comprend également Beyond the Dawn, extension sortie après le jeu principal et située un an après les événements de la campagne.

L’histoire retrouve le même groupe autour d’une nouvelle venue, Nazamil, une jeune fille ayant du sang dahnan et renan. Cette double origine la place dans une situation compliquée au sein d’un monde encore marqué par les événements de Tales of Arise.

Comptez approximativement une vingtaine d’heures supplémentaires pour parcourir cette extension. Beyond the Dawn vient donc s’ajouter à une campagne principale déjà généreuse, aux quêtes secondaires et aux autres contenus proposés par le jeu.

Vendue autour de 50 euros à son lancement, cette version Nintendo Switch 2 réunit ainsi Tales of Arise, son extension Beyond the Dawn et plusieurs DLC comprenant notamment des objets, costumes et bonus de progression. Les concessions observées sur la console concernent principalement quelques fluctuations de performances lors de l’exploration et de petits détails graphiques. Les combats, la structure du RPG et l’identité visuelle de Dahna restent, eux, bien présents dans cette nouvelle version.

Points positifs

  • Une direction artistique toujours très réussie
  • Des combats nerveux et faciles à prendre en main
  • Le contenu généreux avec Beyond the Dawn inclus
  • Une bonne fluidité globale sur Nintendo Switch 2
  • Des régions variées qui donnent envie d’explorer
  • La possibilité d’adapter largement la difficulté et les automatismes

Points négatifs

  • Quelques baisses de performances pendant l’exploration
  • Des armures qui ne changent pas visuellement sur les personnages
  • Les bonus de niveaux capables de déséquilibrer rapidement la progression
  • Quelques petits accrocs graphiques de temps en temps

EN SAVOIR PLUS

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Terry 4WAG
Terry 4WAGhttps://www.4wearegamers.com/
Juste un homme qui donne vie à ses idées du haut de son clavier. Curieux de technologies et toujours enthousiaste pour les sorties vidéoludiques, je tâche de rester neutre sur un terrain ou une guerre de consoles inutile fait rage.

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