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TEST – Crisis Core Final Fantasy 7 Reunion (Switch 2)

Crisis Core Final Fantasy VII Reunion

Crisis Core Final Fantasy VII Reunion

Plateforme de test : Nintendo Switch 2

Date de sortie : 5 septembre 2026

Développeur : Square Enix

Éditeur : Square Enix

Style : J-RPG

Note :
8/10

Disponible sur :

Il y a quelque chose d’assez particulier à retrouver Crisis Core: Final Fantasy VII Reunion sur Nintendo Switch 2. Presque quatre ans après son retour sur consoles modernes, l’aventure de Zack Fair profite enfin de la puissance supplémentaire de la nouvelle machine de Nintendo. Et le résultat est agréable, parfois même très convaincant. Le jeu tourne avec une fluidité qui lui va particulièrement bien et gagne en netteté, surtout en comparaison de la version Switch originale. Mais après quelques heures passées à Midgar, une question revient forcément : ces améliorations suffisent-elles vraiment à justifier de racheter le jeu au prix plein ?

Crisis Core Final Fantasy VII Reunion trouve un second souffle sur Switch 2

Avant de parler technique, il faut rappeler ce que représente encore aujourd’hui Crisis Core dans l’univers de Final Fantasy VII. Sorti à l’origine sur PSP en 2007, le jeu raconte l’histoire de Zack Fair, jeune membre du SOLDAT dont le destin est intimement lié à ceux de Cloud, Aerith et Sephiroth. Reunion avait déjà largement modernisé cette aventure en 2022, avec de nouveaux modèles 3D, une interface retravaillée, des combats plus souples, un doublage complet et de nouveaux arrangements musicaux.

Cette proximité avec Final Fantasy VII Remake et Rebirth fonctionne toujours aussi bien. On reconnaît immédiatement certains visages, certains lieux et évidemment plusieurs personnages majeurs de la saga. Pour quelqu’un qui découvre Final Fantasy VII à travers les jeux récents, retrouver Zack dans son propre récit permet aussi de remettre plusieurs événements en perspective et de mieux comprendre la place qu’il occupe dans cet univers.

La version Switch 2 ne bouleverse évidemment rien de ce côté-là. Elle reprend le même contenu que l’édition Reunion déjà disponible ailleurs. Son intérêt repose donc presque entièrement sur ses améliorations techniques, et c’est justement là qu’elle parvient à faire bonne impression.

Deux modes d’affichage sont disponibles. Le mode Performance privilégie les 60 images par seconde, tandis que le mode graphique mise davantage sur la qualité de l’image avec un framerate ramené à 30 FPS. Après avoir commencé l’aventure en mode Performance, revenir au mode graphique demande d’ailleurs un petit temps d’adaptation. Crisis Core est un jeu assez nerveux, avec beaucoup d’esquives, d’attaques rapides et de déplacements courts, et cette fluidité supplémentaire lui fait vraiment du bien.

Le jeu se montre particulièrement confortable à 60 FPS. Les combats gagnent en réactivité et l’expérience paraît tout simplement plus moderne. Durant nos sessions, aucun ralentissement gênant n’est venu casser le rythme, y compris lors des affrontements les plus chargés en effets visuels.

Le mode graphique a néanmoins ses arguments. Les textures apparaissent plus détaillées et certains environnements gagnent légèrement en précision. La différence existe, mais elle reste assez discrète une fois plongé dans l’action. C’est surtout lorsque les deux modes sont comparés directement que l’on remarque le gain visuel. À l’inverse, le passage de 60 à 30 FPS saute immédiatement aux yeux.

En mode portable, ce choix devient un peu moins évident. Les deux options offrent une image propre sur l’écran de la Switch 2 et les 30 FPS paraissent moins dérangeants que sur un grand téléviseur. Cela permet de privilégier la qualité visuelle sans forcément avoir l’impression de sacrifier autant de confort.

Tout n’a cependant pas bénéficié du même niveau de finition. Certaines cinématiques précalculées trahissent clairement leur âge, avec une image plus granuleuse et une compression qui devient parfois visible lors des mouvements rapides. Le contraste avec les séquences en temps réel est assez marqué. Les modèles de Zack, Cloud ou Sephiroth restent en revanche très réussis, tout comme une bonne partie des environnements retravaillés pour Reunion.

C’est d’ailleurs assez amusant de constater à quel point le jeu peut paraître moderne visuellement tout en restant profondément marqué par ses origines PSP dans sa construction.

Crisis Core fonctionne toujours autour de zones assez petites et très linéaires. On avance de quelques mètres, un combat se déclenche, puis l’exploration reprend jusqu’à la prochaine rencontre ou au prochain coffre. Les missions secondaires reprennent largement cette logique avec des objectifs simples et des cartes que l’on finit parfois par reconnaître immédiatement.

Sur le papier, cette structure pourrait sembler datée. Dans les faits, elle fonctionne plutôt bien, notamment sur une console portable. Une mission ne demande souvent que quelques minutes et permet de récupérer de nouvelles matérias, des accessoires ou différentes ressources avant de retourner poursuivre l’histoire principale. On retrouve ce côté très direct des jeux portables de l’époque, pensé pour pouvoir jouer rapidement sans forcément se lancer dans une longue session.

Les combats restent eux aussi très accessibles. Zack peut attaquer, esquiver, se protéger et utiliser ses matérias sans passer par les systèmes plus complexes introduits dans Final Fantasy VII Remake et Rebirth. La comparaison avec ces deux jeux est inévitable, mais Crisis Core cherche clairement autre chose : des affrontements plus courts, plus immédiats et généralement beaucoup plus simples à lire.

Le DMW, ou Digital Mind Wave, apporte toujours sa petite dose d’imprévisibilité. Cette roue tourne automatiquement pendant les combats et combine portraits de personnages et chiffres pour activer différents effets. Une bonne combinaison peut déclencher une Limite, une invocation, restaurer des ressources ou permettre temporairement d’utiliser certaines compétences sans consommer de MP.

Le système peut paraître étrange lorsqu’on le découvre pour la première fois, d’autant que le joueur n’a presque aucun contrôle direct dessus. Mais il finit aussi par donner une identité assez particulière aux combats. On peut soudain bénéficier d’un avantage inattendu en plein affrontement ou déclencher une capacité puissante au moment où l’on s’y attend le moins.

Les boss suivent cette même philosophie. Ils demandent de surveiller les attaques, de bien esquiver et de profiter des ouvertures sans pour autant transformer chaque rencontre en marathon. Les combats sont généralement assez courts et gardent ainsi un bon rythme, là où certaines batailles de Final Fantasy VII Remake ou Rebirth peuvent s’étirer beaucoup plus longtemps.

C’est finalement cette simplicité qui continue de rendre Crisis Core agréable à jouer près de vingt ans après sa première sortie. On sent constamment qu’il s’agit d’un jeu pensé pour une console portable beaucoup moins puissante, mais Reunion avait déjà suffisamment modernisé les commandes et les combats pour que cette structure vieillisse correctement. La Switch 2 lui apporte surtout le supplément de fluidité qui manquait encore à l’édition Nintendo.

Le prix et l’absence d’upgrade gâchent une partie de l’intérêt

Le problème apparaît surtout lorsque l’on arrive au prix. Crisis Core: Final Fantasy VII Reunion est proposé à 59,99 € sur Nintendo Switch 2 en France et en Belgique. Une réduction de lancement de 30 % avait temporairement ramené son tarif à 41,99 €, mais cette promotion s’est terminée le 23 septembre 2026.

À ce prix, l’absence de solution pour les joueurs qui possèdent déjà l’édition Switch devient difficile à ignorer. Square Enix ne propose aucun pack de mise à niveau, qu’il soit gratuit ou payant. Posséder Crisis Core sur la première Switch ne donne donc droit à aucune réduction pour passer à la version Switch 2.

Même les sauvegardes ne sont pas compatibles entre les deux éditions. Un joueur ayant déjà commencé ou terminé l’aventure sur Switch doit donc repartir de zéro s’il décide d’acheter cette nouvelle version.

C’est dommage, car techniquement, cette édition fait exactement ce qu’on pouvait attendre d’elle. Les 60 FPS changent réellement le confort des combats, l’image est plus propre et Crisis Core se prête toujours parfaitement au jeu portable. Pour quelqu’un qui n’a jamais acheté Reunion, c’est même probablement la version Nintendo la plus agréable à parcourir aujourd’hui.

La situation devient beaucoup moins évidente pour les propriétaires de l’édition Switch de 2022. Les améliorations sont visibles, mais le contenu reste strictement identique et la structure du jeu n’a évidemment pas changé. Dépenser à nouveau 59,99 € uniquement pour profiter d’une meilleure résolution et d’un framerate plus élevé paraît alors difficile à justifier, surtout lorsque l’ancienne version reste parfaitement jouable grâce à la rétrocompatibilité.

C’est là tout le paradoxe de ce portage Switch 2 : Crisis Core n’a probablement jamais été aussi agréable à jouer sur une console Nintendo, mais Square Enix demande aux joueurs déjà équipés de repartir de zéro, aussi bien financièrement que dans leur sauvegarde.

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Terry 4WAG
Terry 4WAGhttps://www.4wearegamers.com/
Juste un homme qui donne vie à ses idées du haut de son clavier. Curieux de technologies et toujours enthousiaste pour les sorties vidéoludiques, je tâche de rester neutre sur un terrain ou une guerre de consoles inutile fait rage.

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