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TEST – Elgato Key Light Air Mk.2

L’Elgato Key Light Air Mk.2 évolue bien plus qu’on pourrait le croire au premier regard. Elgato a agrandi son panneau, augmenté sa puissance jusqu’à 2 100 lumens, remplacé l’ancienne alimentation par de l’USB-C et enfin ajouté des commandes directement sur la lampe. Le constructeur en profite aussi pour revoir son support et ouvrir davantage le produit aux installations mobiles. Vendue 149,99 € avec son support de bureau, cette deuxième génération se rapproche désormais sérieusement de la grande Key Light, tout en conservant une approche plus adaptée aux créateurs installés devant un bureau.

Elgato Key Light Air Mk.2 : plus grande, mais surtout plus agréable à utiliser

La première Key Light Air misait avant tout sur son format compact. Elgato change assez franchement de philosophie avec cette Mk.2. Le panneau passe de 205 x 205 mm à 319 x 207 mm, tandis que la puissance grimpe de 1 400 à 2 100 lumens. Sur le papier, cela peut donner l’impression que la gamme « Air » perd une partie de son intérêt. En pratique, ce format plus généreux profite directement à la qualité de l’éclairage.

La Key Light Air Mk.2 adopte un panneau nettement plus large que la première génération, avec une puissance maximale de 2 100 lumens.

Une source lumineuse plus large enveloppe davantage le visage et produit des ombres moins dures, ce qui convient particulièrement bien au streaming, aux vidéos face caméra ou aux appels professionnels. Elgato conserve sa technologie Edge-Lit, avec des LED disposées autour du panneau plutôt que directement face au sujet. La lumière reste ainsi homogène et évite l’effet parfois très dur des petits panneaux LED compacts.

La Key Light Air Mk.2 permet toujours de faire varier sa température de couleur entre 2 900 et 7 000 K. On peut donc passer d’un éclairage chaud, assez agréable en soirée, à un blanc nettement plus froid selon le décor ou la lumière ambiante. Son CRI supérieur à 94 % assure également une restitution correcte des couleurs et des tons de peau.

Cette augmentation de taille rapproche forcément le modèle Air de la Key Light classique, qui mesure environ 350 x 250 mm et peut atteindre 2 800 lumens. La différence reste toutefois sensible sur le poids. Avec ses 735 grammes, la Mk.2 pèse presque deux fois moins que la grande Key Light, ce qui facilite les changements de position et les montages plus légers.

Elgato a également abandonné le gros pied posé sur le bureau de la première génération. La nouvelle version utilise une pince fixée au bord du plateau, accompagnée d’un bras réglable entre 60 et 88 cm. Le bureau respire davantage et les petits repères présents sur le support facilitent l’installation de deux lampes exactement à la même hauteur.

Ce nouveau système va surtout de pair avec une conception plus polyvalente. Elgato a installé trois filetages 1/4 pouce à l’arrière du panneau, ce qui permet de l’utiliser sur un trépied, un bras articulé ou un autre support compatible. On peut donc laisser la lampe sur son bureau la majorité du temps, puis la déplacer rapidement pour tourner un plan ailleurs.

L’USB-C change beaucoup plus de choses qu’il n’y paraît

Le passage à l’USB-C Power Delivery constitue probablement la modification la plus intéressante de cette Key Light Air Mk.2. Elgato abandonne son alimentation propriétaire et laisse désormais plusieurs possibilités : port USB-C d’un ordinateur, chargeur secteur compatible ou batterie externe.

Toutes ces solutions ne délivrent toutefois pas la même puissance. La luminosité dépend directement de l’alimentation utilisée : environ 400 lumens à 7,5 W, 750 lumens à 15 W et 1 270 lumens à 20 W. Pour profiter des 2 100 lumens, Elgato demande au minimum 27 W et recommande une alimentation de 30 W ou plus.

Elgato ajoute enfin des commandes directement sur la lampe, avec réglage de la luminosité et deux préréglages accessibles sans passer par l’application.
Elgato ajoute enfin des commandes directement sur la lampe, avec réglage de la luminosité et deux préréglages accessibles sans passer par l’application.

Ces chiffres peuvent sembler contraignants, mais ils le sont beaucoup moins dans un usage réel. Lorsqu’une lampe se trouve à quelques dizaines de centimètres du visage, il est rarement nécessaire de la pousser à pleine puissance. Un branchement directement sur un ordinateur peut donc largement suffire pour un streaming ou une vidéo tournée devant son écran. En revanche, les 2 100 lumens deviennent intéressants lorsqu’on éloigne le panneau ou que l’on veut éclairer une scène plus large.

L’USB-C apporte surtout une liberté que l’ancienne Key Light Air n’avait pas vraiment. Une bonne batterie externe permet désormais d’utiliser la lampe sans prise de courant à proximité. Pour filmer une interview, déplacer rapidement un setup dans une autre pièce ou réaliser une prise de vue en dehors du bureau, cette souplesse fait une vraie différence.

Elgato a même intégré un anneau compatible MagSafe au dos du panneau. Il ne recharge pas directement la lampe : l’alimentation passe toujours par le câble USB-C. En revanche, on peut y fixer une batterie magnétique compatible et conserver un ensemble relativement compact, plutôt que de laisser la batterie pendre au bout du support.

Le constructeur livre d’ailleurs un câble USB-C vers USB-C de 2,5 mètres, mais pas d’alimentation secteur dans le coffret standard. Il faut donc déjà disposer d’un chargeur suffisamment puissant ou acheter séparément l’adaptateur P30 d’Elgato si l’on souhaite exploiter immédiatement la luminosité maximale.

L’arrière de la Key Light Air Mk.2 regroupe l’alimentation USB-C, plusieurs points de fixation et l’anneau magnétique compatible MagSafe.

Enfin des commandes directement sur la lampe

Les précédentes Key Light avaient un défaut assez agaçant : Elgato avait beaucoup misé sur son écosystème logiciel, au point d’oublier une évidence. Pour modifier rapidement l’intensité ou la température de couleur, il fallait généralement passer par Control Center, un smartphone ou un Stream Deck.

La Key Light Air Mk.2 corrige enfin ce problème. Les commandes tactiles intégrées permettent d’intervenir immédiatement sur l’éclairage, sans application et même sans connexion Wi-Fi. Deux préréglages peuvent également être enregistrés. On peut ainsi conserver une configuration pour une vidéo face caméra et une autre pour le streaming, puis passer de l’une à l’autre en quelques secondes.

Elgato n’abandonne évidemment pas son écosystème pour autant. Control Center et le Stream Deck restent parfaitement adaptés lorsque la lampe se trouve hors de portée ou lorsqu’on veut automatiser plusieurs éléments du setup en même temps. La Mk.2 prend en charge le Wi-Fi 2,4 et 5 GHz, mais utilise aussi le Bluetooth pour simplifier la configuration initiale.

Ce fonctionnement hybride est beaucoup plus logique que celui des premiers modèles. Lorsque la lampe se trouve juste à côté de l’écran, rien n’oblige plus à ouvrir une application pour augmenter légèrement la luminosité. À l’inverse, une Key Light installée en hauteur ou derrière le bureau reste entièrement contrôlable à distance.

Le Focus Grid donne davantage de contrôle sur l’image

Elgato accompagne cette nouvelle génération d’un accessoire qui répond à un autre reproche souvent adressé aux Key Light : leur lumière a tendance à se répandre partout dans la pièce.

Le Focus Grid, vendu séparément 29,99 €, se fixe magnétiquement sur l’avant du panneau et resserre le faisceau. La lampe continue donc d’éclairer correctement le sujet, mais touche moins les murs et l’arrière-plan.

L’intérêt apparaît rapidement dans un setup où le décor possède déjà son propre éclairage. Sans grille, une Key Light suffisamment puissante peut éclaircir le mur derrière soi et réduire l’impact de LED RGB ou d’une lumière d’ambiance. Le Focus Grid permet de mieux séparer le sujet du décor et de conserver davantage de contraste.

Il ne faut toutefois pas le confondre avec une softbox. La grille ne rend pas la lumière plus douce et n’agrandit pas la source lumineuse. Elle sert uniquement à diriger davantage le faisceau. Ceux qui cherchent avant tout un rendu encore plus diffus devront donc jouer sur la distance, l’orientation de la lampe ou faire rebondir la lumière sur une surface claire.

Cette maîtrise supplémentaire permet aussi de sortir facilement du traditionnel éclairage parfaitement symétrique. Deux Key Light Air placées de chaque côté du visage donnent un résultat propre et homogène, mais parfois un peu plat. En déplaçant la seconde lampe derrière le sujet pour créer une lumière de contour, ou en n’éclairant qu’un côté du visage, on obtient rapidement une image avec davantage de relief.

Key Light Air Mk.2 ou Key Light : laquelle choisir ?

Avec cette nouvelle génération, les deux gammes se rapprochent beaucoup. La Key Light classique conserve ses 2 800 lumens, un panneau légèrement plus grand et surtout un support capable de monter jusqu’à environ 125 cm. Elle garde donc un avantage lorsqu’il faut placer la source plus loin ou plus haut.

La Key Light Air Mk.2, de son côté, atteint 2 100 lumens mais offre une conception beaucoup plus flexible : USB-C, alimentation par batterie externe, MagSafe, trois filetages 1/4 pouce, commandes intégrées et compatibilité avec le Focus Grid. Pour un bureau ou un petit espace de création, ces différences peuvent compter davantage que les 700 lumens supplémentaires de la grande Key Light.

Le saut est encore plus évident face à la première Key Light Air. La Mk.2 gagne 700 lumens, un panneau sensiblement plus grand, le Wi-Fi 5 GHz, l’USB-C, des commandes tactiles et un support qui libère de la place sur le bureau. Elle perd certes une partie du côté très compact de son ancêtre, mais utilise beaucoup mieux l’espace qu’elle occupe.

À 149,99 €, elle vise donc surtout les créateurs qui veulent un éclairage simple à installer sans entrer dans un setup vidéo encombrant composé de grandes softbox. Ceux qui possèdent déjà une Key Light récente et en sont satisfaits auront moins de raisons de changer. Pour une première installation ou pour remplacer l’ancienne Key Light Air, en revanche, cette Mk.2 apporte des améliorations que l’on ressent réellement au quotidien.

NOTE FINALE
8,5/10

Points positifs

  • Une puissance de 2 100 lumens largement suffisante pour un setup de bureau
  • Le passage à l’USB-C, beaucoup plus pratique au quotidien
  • Des commandes tactiles intégrées enfin accessibles sans application
  • Un panneau plus large qui offre une lumière plus douce sur le visage
  • La possibilité d’utiliser une batterie externe pour gagner en mobilité
  • Le support à pince qui libère de la place sur le bureau
  • Une compatibilité étendue avec le Stream Deck, Control Center et plusieurs systèmes de fixation
  • Le Focus Grid qui permet de mieux maîtriser la dispersion de la lumière

Points négatifs

  • Un format moins compact que l’ancienne Key Light Air
  • L’absence d’alimentation secteur dans la boîte
  • Le Focus Grid vendu séparément
  • Une puissance maximale dépendante de l’alimentation USB-C utilisée

EN SAVOIR PLUS

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Terry 4WAG
Terry 4WAGhttps://www.4wearegamers.com/
Juste un homme qui donne vie à ses idées du haut de son clavier. Curieux de technologies et toujours enthousiaste pour les sorties vidéoludiques, je tâche de rester neutre sur un terrain ou une guerre de consoles inutile fait rage.

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