Nintendo a consacré vingt minutes à Fire Emblem: Fortune’s Weave, le prochain épisode de sa série de RPG tactiques. Attendu le 17 septembre 2026 en exclusivité sur Nintendo Switch 2, le jeu commencera par suivre quatre combattants lancés dans une compétition capable de changer leur vie. Du moins, c’est ce qu’ils pensent.
Car derrière les Jeux Héroïques et leur promesse d’exaucer le souhait du vainqueur se cache une histoire bien plus vaste. Le Direct a levé le voile sur un récit étalé sur plusieurs années, un véritable protagoniste tenu jusque-là dans l’ombre, une capitale remplie d’activités et deux manières différentes de combattre. Les batailles tactiques propres à Fire Emblem restent bien présentes, mais elles seront accompagnées de phases d’exploration et d’affrontements plus directs.

Fire Emblem Fortune’s Weave réunit quatre héros avant la chute de Dagda
Notre aventure commence en 1449 dans l’Empire de Dagda, une contrée prospère placée sous la protection des divinités. Sa capitale, Dagsion, accueille les Jeux Héroïques dans une immense arène rappelant les amphithéâtres romains. Le principe est simple : les combattants venus de tout le continent s’affrontent pour atteindre la finale, tandis que Solel, le souverain de Dagda, promet d’accorder un souhait au vainqueur.
Autant dire que personne ne vient simplement pour prendre l’air. Cai, originaire du paisible village de Ribeira, espère remporter les Jeux afin de faire libérer son père de prison. Il se lance dans la compétition accompagné de plusieurs amis d’enfance, bien décidé à changer le destin de sa famille.
Dietrich arrive quant à lui dans des circonstances beaucoup moins calmes. Attaqué par un monstre gigantesque en pleine mer, ce combattant venu d’une terre lointaine échoue sur les côtes de Dagda. Après avoir rencontré de nouveaux alliés, il prend la direction de Dagsion dans le but de se mesurer aux meilleurs guerriers du continent.
La motivation de Theodora est plus politique et religieuse. Venue du royaume de Saramis, elle mène ses fidèles au combat afin de restaurer l’honneur de la Muse de la Mort et des Ténèbres, la déesse vénérée dans sa patrie. Sa victoire doit également permettre de protéger la paix de son royaume.
Enfin, Leda abandonne une existence privilégiée et son talent pour les arts après le meurtre de son père. Lorsqu’elle apprend que l’assassin prévoit de participer aux Jeux Héroïques, elle prend la route de Dagsion avec ses compagnons. Pour elle, la compétition tient davantage de la traque que du tournoi.
Ces quatre parcours pourront être suivis séparément ou en parallèle. Une fois une histoire commencée, le joueur aura la possibilité de revenir dans le temps pour passer à une autre grâce au mystérieux Corbeau pâle. La progression sera conservée dans chaque trame, ce qui permettra de passer d’un personnage à l’autre sans devoir terminer entièrement son aventure.
Seulement voilà, les Jeux Héroïques ne constituent que le point de départ. Cinq ans plus tard, l’Empire de Dagda est au bord de la destruction depuis le retour du dieu-démon Balor. Les quatre champions ont disparu, le pays sombre dans le chaos et Sothis confie la survie du monde à Eshmel, le véritable protagoniste de Fortune’s Weave.
À partir de là, un choix important se présente. Eshmel peut partir directement affronter Balor ou demander l’aide de la déesse Fortuna, dont les pouvoirs permettent de modifier le cours du temps. En intervenant sur le destin de Cai, Dietrich, Theodora et Leda, le héros pourra les ramener en 1454 afin qu’ils participent à la défense de Dagda.
À Dagsion, chaque journée compte avant le prochain combat
Entre deux affrontements, il ne sera pas question de rester assis dans les tribunes en attendant que les portes de l’arène s’ouvrent. Dagsion regorge d’établissements dans lesquels le joueur pourra entraîner ses unités, renforcer leur équipement, recruter de nouveaux combattants ou encore développer les liens entre les personnages.
Tout cela aura néanmoins un prix : le temps. Les journées avanceront au fil des activités et des déplacements, ce qui obligera à organiser son programme avant la prochaine étape des Jeux Héroïques. Faut-il améliorer une arme, entraîner une unité ou quitter la ville à la recherche de matériaux ? Il ne sera pas toujours possible de tout faire.
L’arène proposera notamment une séance d’entraînement une fois par semaine. Les personnages pourront y perfectionner leurs talents, apprendre de nouvelles techniques et débloquer le maniement d’armes plus puissantes. Les jours de compétition, il sera aussi possible d’observer les autres équipes en action. Une bonne manière de repérer leurs habitudes avant de les retrouver de l’autre côté du terrain.
La rue commerçante servira, elle, à acheter de l’équipement et à renforcer les armes à l’aide des matériaux récupérés pendant l’aventure. À quelques rues de là, les temples permettront d’obtenir des bénédictions temporaires. Certaines augmenteront les caractéristiques des unités, tandis que d’autres pourront, par exemple, diviser par deux les dégâts reçus.
Le changement de classe passera par des examens d’aptitude. Leur réussite dépendra des compétences déjà maîtrisées par l’unité et des exigences de la spécialisation visée. En clair, impossible de transformer n’importe quel soldat en combattant d’élite d’un simple claquement de doigts.

Dagsion proposera également des quêtes confiées par les habitants, avec des récompenses à la clé si elles sont terminées dans les temps. De puissants guerriers pourront aussi être invités à rejoindre le groupe. Certains refuseront d’abord la proposition, mais un cadeau bien choisi ou un repas partagé pourra finir par les convaincre.
Les auberges serviront enfin à se reposer, à manger et à laisser le temps s’écouler automatiquement. Pendant cette pause, le groupe pourra récupérer des matériaux ou de l’expérience. C’est également ici que les personnages ayant développé une relation suffisamment forte auront l’occasion de passer du temps ensemble. Et oui, le Direct a même montré une scène dans des bains publics.
L’exploration du continent change le rythme des combats
Quand l’agitation de Dagsion devient trop étouffante, le groupe peut quitter la capitale pour parcourir le reste du continent. La carte du monde donne accès à des villages, des escarmouches et plusieurs zones d’exploration. Là encore, chaque déplacement fait avancer le calendrier. Mieux vaut donc éviter de traverser Dagda sans savoir ce que l’on cherche.
Les villages permettront d’acheter des produits locaux et de récolter des informations utiles, tandis que les affrontements rencontrés sur la route serviront à renforcer les unités. Chacun des quatre premiers héros disposera aussi d’une action qui lui sera propre sur la carte, même si Nintendo n’a pas encore détaillé toutes leurs utilisations.
Plus loin, certaines zones pourront être explorées afin de récupérer des matériaux, des trésors et divers objets. C’est ici que Fortune’s Weave s’écartera temporairement de la formule habituelle de la série. Lorsqu’un ennemi apparaîtra, le jeu lancera un combat rapide au tour par tour, sans passer par les grandes cartes quadrillées des batailles principales.
Ces affrontements reposeront sur des actions plus directes et sur la coopération entre deux personnages. Une unité pourra en soutenir une autre afin de produire un enchaînement, tandis que les quatre héros profiteront de capacités qui leur sont propres.
Pas de panique pour autant : Fire Emblem ne devient pas soudainement un JRPG traditionnel. Ce second système sera réservé aux phases d’exploration et aux donjons. Les grandes batailles tactiques resteront bien au centre du jeu.
Classes, armes et Fortuna renforcent les batailles tactiques
Sur le champ de bataille, Fire Emblem: Fortune’s Weave retrouvera donc ses vieilles habitudes. Avant chaque affrontement, le joueur choisira ses unités et leur position de départ. Leur zone de déplacement apparaîtra en bleu, tandis que la portée de leurs attaques sera indiquée en rouge. Une fois toutes les actions effectuées, le camp adverse pourra riposter.
Comme toujours, un bon placement fera souvent la différence. Un archer pourra attaquer un combattant équipé pour la mêlée sans s’exposer à une contre-attaque, alors qu’une unité au corps à corps aura intérêt à foncer sur les ennemis spécialisés dans les attaques à distance. Le terrain jouera également son rôle, tout comme la proximité entre alliés capables de se soutenir.
La progression passera par cinq classes novices, dont les gladiateurs, les devins et les cavaliers ornius. Ces rôles formeront la base avant de laisser place à dix classes avancées plus spécialisées.
Les combattants cuirassés miseront sur leur défense, les soldats ailés pourront franchir les obstacles et les auriges chargeront plusieurs ennemis placés sur une même ligne. Au-dessus se trouveront les classes élite, comme les cataphractaires mêlant mobilité et armure lourde, les gardiens capables d’utiliser les lances et la magie blanche, ou encore les cavaliers cornacs installés sur des créatures géantes.
L’arsenal suivra la même logique de complémentarité. Les épées, lances, haches, arcs et gantelets auront chacun leurs avantages. Les lances seront notamment efficaces contre les unités montées, tandis que les haches compenseront leur manque de précision par une puissance plus importante. La magie permettra d’attaquer les ennemis cuirassés, de soigner les alliés ou d’améliorer leurs caractéristiques.
Quelques armes sortiront néanmoins de l’ordinaire. Nintendo a montré des épées capables d’invoquer la foudre et des gantelets ressemblant à des armes à feu. De quoi rappeler que les champs de bataille de Dagda ne se limiteront pas aux équipements médiévaux les plus classiques.
Les capacités spéciales consommeront une partie de la durabilité de l’arme utilisée afin d’augmenter les dégâts, d’étendre la portée ou de produire différents effets. Les capacités ardentes iront encore plus loin, mais elles demanderont au héros de sacrifier une partie de ses points de vie.
Cai pourra ainsi projeter une boule d’énergie capable d’embraser une large zone. Dietrich utilisera sa cape pour se téléporter sur le champ de bataille, tandis que Leda jouera de sa vihuela afin de renforcer ses alliés ou d’invoquer des monstres.
Une erreur de placement ne signifiera toutefois pas forcément la catastrophe. Grâce à la Bénédiction de Fortuna, le joueur pourra revenir à n’importe quel moment précédent de la bataille après avoir effectué une action. De quoi revoir une stratégie, éviter une attaque mal anticipée ou empêcher la mise en déroute d’une unité importante.


