Razer a déjà illuminé les claviers, les souris, les tapis de bureau et même quelques accessoires dont personne ne réclamait vraiment une version RGB. Il restait encore un meuble à convertir : la chaise. Annoncée le 25 juin dernier, la Razer Soma Chroma reprend donc les célèbres éclairages colorés de la marque pour les installer autour de l’appuie-tête d’un fauteuil vendu 529,99 €.
Deux grandes ailes lumineuses encadrent la tête de l’utilisateur, tandis que Razer Synapse permet de contrôler les couleurs, les effets et la luminosité. La chaise fonctionne également sans fil grâce à une batterie externe USB-C. Toutefois, une fois les LED éteintes, la Soma Chroma doit encore justifier son tarif face aux nombreux fauteuils gaming disponibles dans cette gamme de prix.

Une vraie chaise avant de devenir un accessoire RGB
Avant de brancher quoi que ce soit, il faut évidemment assembler la bête. Malgré la taille imposante du carton, le montage de la Razer Soma Chroma ne semble pas demander de compétences particulières en bricolage. Lors de l’essai réalisé par Windows Central, moins de dix minutes ont suffi pour sortir les différentes pièces, les fixer et installer les roulettes.
Les éléments s’emboîtent correctement et les vis trouvent leur place sans devoir forcer sur la structure. Razer utilise ici un piètement en acier thermolaqué associé à des roulettes en polyuréthane de 6 cm. Ces dernières circulent aussi bien sur un sol dur que sur un tapis, sans blocage perceptible lorsque l’utilisateur déplace son fauteuil autour du bureau.
Une fois installé, le joueur repose sur une mousse froide à double densité. La partie supérieure, plus souple, s’adapte rapidement à la forme du corps. En dessous, une couche plus ferme maintient l’assise et évite qu’elle ne s’écrase complètement après plusieurs heures. Cette conception cherche donc à trouver un équilibre entre l’accueil immédiat et le soutien sur la durée.

Le dossier intègre aussi une arche lombaire chargée de soutenir naturellement le bas du dos. Aucun réglage complexe n’est nécessaire : la forme du fauteuil encourage directement une posture plus droite. Durant les dix jours d’évaluation mentionnés dans le test source, la chaise a été utilisée pendant plusieurs journées de huit heures sans provoquer de douleur particulière.
Razer abandonne par ailleurs le similicuir de certains modèles Iskur au profit d’un revêtement en tissu. Celui-ci paraît doux dès la sortie de la boîte et ne demande pas plusieurs semaines avant de devenir agréable. En revanche, le matériau retient une partie de la chaleur lorsque la température monte. Les joueurs qui transforment leur bureau en sauna dès le mois de juin pourraient donc regretter l’absence d’une assise plus aérée.
Le tissu attire aussi facilement les poils d’animaux. Ce détail ne changera rien pour certains utilisateurs, mais les propriétaires de chats ou de chiens devront probablement sortir la brosse plus souvent que prévu.
Deux ailes Chroma pour transformer le bureau en poste de commandement
La Razer Soma Chroma ne cherche pas vraiment à disparaître dans une pièce. Les deux ailes RGB placées autour de l’appuie-tête attirent immédiatement le regard, surtout lorsque le fauteuil se trouve devant un mur sombre. La lumière se diffuse de manière homogène sur toute la longueur des bandes et produit un halo très visible autour de la tête.
Une fois allumée, la chaise donne moins l’impression de servir à répondre à quelques mails qu’à préparer une invasion intergalactique. Le résultat paraît forcément excessif, mais il reste cohérent avec l’identité visuelle que Razer développe depuis plusieurs années. La marque ne s’adresse pas ici aux amateurs de bureaux épurés dans lesquels chaque câble doit disparaître derrière une planche en chêne clair.
L’effet prend davantage de sens devant une caméra. Lors d’un stream, d’une vidéo ou d’un appel, les bandes lumineuses encadrent directement l’utilisateur. Elles peuvent également éclairer légèrement le mur situé derrière la chaise et compléter les autres sources RGB du setup.

La Soma Chroma vise donc surtout les joueurs qui possèdent déjà plusieurs périphériques de la marque. Associée à un clavier Huntsman, un microphone Seiren ou d’autres produits compatibles Chroma, elle permet d’appliquer le même thème lumineux à tout le bureau. Cette cohérence visuelle constitue l’un de ses principaux arguments, même si elle ne rendra évidemment personne plus précis dans Valorant.
Le design risque logiquement de diviser. Certains y verront une extension amusante de leur configuration, tandis que d’autres préféreront une chaise plus sobre. Razer assume cependant pleinement son choix et ne tente pas de cacher les bandes lumineuses derrière quelques coutures discrètes.
Comment fonctionne le RGB sans fil sur la chaise Razer SOMA RGB ?
La chaise peut communiquer avec un appareil en Bluetooth ou utiliser le récepteur sans fil 2,4 GHz fourni dans la boîte. Ce petit dongle USB Type-A offre une connexion adaptée à un ordinateur et permet à la Soma Chroma de se comporter comme n’importe quel autre périphérique Razer.

Une fois la liaison établie, Razer Synapse prend le relais. Le logiciel donne accès aux 16,8 millions de couleurs habituelles de l’écosystème Chroma et permet de régler précisément la luminosité. L’utilisateur peut aussi activer une minuterie afin que les LED diminuent ou s’éteignent après une période d’inactivité.
Plusieurs effets prédéfinis sont disponibles. La chaise peut afficher une couleur fixe, faire circuler plusieurs teintes ou réagir à certaines actions. Chroma Studio permet également de synchroniser les zones lumineuses avec les jeux compatibles et les autres périphériques présents sur le bureau.
Ces animations ont toutefois un intérêt variable selon l’utilisation. Un effet de vague multicolore peut très bien fonctionner pendant un stream, mais devenir distrayant lors d’une visioconférence professionnelle. Heureusement, Synapse permet de passer rapidement d’un profil à l’autre.
Razer a aussi cousu un panneau de commande physique sur le dessus de l’appuie-tête. Les boutons servent à allumer ou éteindre l’éclairage, changer d’effet et ajuster la luminosité. Ils répondent correctement, mais leur position prête à sourire. Une fois assis, l’utilisateur ne les voit pas et les atteint difficilement. Il faut donc se lever ou tâtonner derrière sa tête, ce qui rend le logiciel beaucoup plus pratique pour modifier les réglages en pleine partie.

Pour éviter qu’un câble ne traîne derrière une chaise équipée de roulettes, la Soma Chroma fonctionne avec une batterie externe USB-C. Une poche zippée placée à l’arrière de l’assise accueille la batterie et dissimule le câble. Razer ne fournit toutefois pas cette source d’alimentation dans la boîte.
Une connexion permanente au secteur reste possible grâce à une rallonge USB-C vendue séparément. Cette solution évite de recharger une batterie, mais elle attache littéralement le fauteuil à une prise. Tourner sur soi-même ou traverser la pièce avec un câble accroché à l’arrière risque alors de transformer le bureau en parcours d’obstacles.

Le fonctionnement sans fil paraît heureusement viable. Durant l’essai source, une batterie de 49,6 Wh conservait environ la moitié de sa charge après seize heures d’utilisation continue, avec les LED réglées au maximum. Dans des conditions similaires, la chaise pourrait donc dépasser 30 heures d’autonomie. Le résultat variera naturellement selon la capacité de la batterie, la luminosité choisie et les effets utilisés.
À 529,99 €, les réglages ergonomiques restent hélas trop limités
La Soma Chroma soigne son éclairage et son assise, mais elle devient plus classique lorsqu’il faut ajuster la position de travail. Ses accoudoirs 2D permettent uniquement de modifier la hauteur et d’orienter légèrement les supports vers l’intérieur ou l’extérieur.
Ils ne coulissent ni vers l’avant ni vers l’arrière. Aucun déplacement latéral n’est prévu non plus. Cette limitation se remarque surtout lorsque l’on vient d’un fauteuil équipé d’accoudoirs 3D ou 4D, capables de s’adapter plus précisément à la position des bras, à la hauteur du bureau ou à la manière de tenir une manette.

Sur une chaise facturée 529,99 €, ce choix paraît difficile à ignorer. Une partie du prix finance évidemment le système Chroma, la connexion sans fil et la conception des ailes lumineuses. Néanmoins, les réglages ergonomiques devraient rester au centre d’un produit utilisé parfois huit heures par jour.
La chaise propose des commandes classiques pour modifier la hauteur et l’inclinaison du dossier, mais elle ne possède aucun système de retour haptique intégré. Les joueurs qui souhaitent ressentir les vibrations d’un jeu dans leur siège devront ajouter un accessoire séparé, comme le coussin Razer Freyja.
La Soma Chroma repose donc sur une proposition très ciblée : associer une assise confortable à un éclairage RGB sans fil capable de rejoindre tout l’écosystème Razer. Ses accoudoirs limités, sa batterie externe non fournie et l’absence de vibrations montrent toutefois qu’une grande partie de son tarif reste directement liée à son identité lumineuse.

A qui s’adresse cette chaise Razer SOMA RGB ?
La Razer Soma Chroma n’a pas été pensée pour convaincre tout le monde, et c’est probablement ce qui la rend intéressante. À 529,99 €, elle s’adresse avant tout aux joueurs qui ont déjà transformé leur bureau en vitrine Chroma et qui veulent désormais intégrer leur siège à l’ensemble. Dans ce contexte, ses ailes lumineuses, son fonctionnement sans fil et sa compatibilité avec Synapse ne ressemblent plus à de simples gadgets ajoutés pour faire grimper la facture. Ils deviennent le cœur du produit.
Razer aurait toutefois pu pousser l’idée plus loin en soignant davantage les réglages ergonomiques. Les accoudoirs 2D rappellent que la Soma Chroma reste coincée entre deux catégories : trop chère pour être considérée comme une chaise gaming classique, mais pas assez complète pour rivaliser avec les meilleurs fauteuils de bureau haut de gamme. Elle compense avec une assise convaincante, un montage simple et une autonomie qui rend le RGB réellement utilisable au quotidien.
Le résultat ressemble finalement beaucoup à Razer : excessif, assumé et étonnamment cohérent. Personne n’a besoin d’un halo lumineux derrière la tête pour lancer une partie, mais ceux qui rêvaient d’un setup entièrement synchronisé trouveront ici l’une des chaises gaming les plus reconnaissables du marché. Les autres continueront probablement de jouer dans le noir, avec une batterie externe et quelques centaines d’euros en plus sur leur compte.
Les points positifs
- Une assise confortable sur les longues sessions
- Le RGB homogène et lumineux, qui peut fonctionner sur batterie externe !
- La personnalisation complète via Razer Synapse
- Un montage simple et rapide
- Le fonctionnement réellement sans fil
Les points négatifs
- Des accoudoirs 2D et non 4D comme les autres modèles premiums de Razer
- La batterie externe non fournie
- Le revêtement en tissu un peu moins glamour que le cuir des Iskur
- Un support lombaire à l’efficacité limitée par rapport à la gamme Iskur


