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TEST – Indiana Jones et le Cercle Ancien (Switch 2)

Indiana Jones et le Cercle Ancien

Indiana Jones et le Cercle Ancien

Plateforme de test : Nintendo Switch 2

Date de sortie : 2 mai 2026

Développeur : MachineGames

Éditeur : Bethesda

Style : Action-Aventure

Note :
8/10

Disponible sur :

Indiana Jones a souvent inspiré le jeu vidéo, parfois davantage chez les autres que sous son propre nom. Tomb Raider et Uncharted ont bâti une partie de leur identité sur les temples oubliés, l’archéologie spectaculaire et les héros capables de survivre à l’impossible. Avec Indiana Jones et le Cercle Ancien, MachineGames (Wolfenstein) remet enfin Indy au centre de l’aventure, sans le transformer en héros de shooter.

Sur Nintendo Switch 2, l’exercice avait tout du numéro d’équilibriste : préserver l’esprit du jeu sorti sur Xbox Series et PC, tout en l’adaptant à une console hybride. Le portage garde une bonne partie de ce qui fait la force du titre : exploration, infiltration, énigmes, rythme de film d’aventure et combats improvisés. Il y a bien des concessions, surtout sur la netteté de l’image, certaines textures et les sauvegardes automatiques, mais elles ne font pas dérailler l’expédition.

Indiana Jones et le Cercle Ancien sur Switch 2 : Indy garde son fouet, ses énigmes et son sens de l’improvisation

Situé entre Les Aventuriers de l’arche perdue et La Dernière Croisade, Indiana Jones et le Cercle Ancien entraîne l’archéologue sur la piste d’un mystérieux ordre de géants lié au christianisme ancien. Le jeu laisse volontairement son objectif final dans l’ombre pendant une bonne partie de l’aventure. Les environnements, les ruines et les découvertes prennent alors le relais pour installer le mystère. On passe d’un site historique à l’autre avec cette impression très Indiana Jones de comprendre la quête en même temps que le personnage.

MachineGames réussit surtout parce que le studio ne plaque pas des mécaniques génériques sur une licence connue. Le Cercle Ancien reprend les réflexes d’Indy : observer, fouiller, se déguiser, improviser, cogner quand il faut et disparaître avant que la situation ne dégénère. Les uniformes permettent de franchir certains passages, les objets du décor deviennent des armes temporaires, tandis que le fouet sert autant à désarmer qu’à reprendre l’avantage au corps-à-corps.

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Indiana Jones et le Cercle Ancien n’est pas un FPS déguisé en jeu d’aventure. Sortir une arme à feu reste rarement la meilleure option. Le jeu pousse plutôt à lire une scène, contourner une patrouille, créer une diversion ou assommer un ennemi avant qu’il ne donne l’alerte. Les bagarres y gagnent un côté plus physique, parfois brouillon, presque sale. Une pelle, une masse ou n’importe quel objet trouvé au bon moment peut sauver la mise. On s’en sort moins parce qu’on tire bien que parce qu’on a eu la bonne idée au bon moment.

Cette identité passe aussi par la construction des zones. Le Cercle Ancien alterne entre de grands espaces semi-ouverts et des séquences plus dirigées. Dans les régions les plus larges, le joueur avance entre quêtes principales, missions secondaires et petits mystères. La zone proche des grandes pyramides d’Égypte résume bien cette logique : ruines effondrées, tombeaux secondaires, chemins qui attirent l’œil et énigmes cachées en marge de l’objectif principal. Le jeu ne force pas la découverte, il la place assez bien pour que la curiosité fasse le reste.

La progression fonctionne par paliers. Plusieurs portions demandent d’accomplir différents objectifs sur une carte avant d’accéder à un lieu plus dense, souvent bâti autour de mécanismes anciens et de puzzles. Les donjons principaux gardent une place importante, mais certaines zones optionnelles paraissent parfois plus retorses. Pour une aventure Indiana Jones, c’est logique : le plus intéressant se cache souvent loin du chemin principal.

Les passages linéaires viennent ensuite remettre du mouvement au bon moment. Ces séquences misent davantage sur l’action ou sur une mécanique ponctuelle, sans donner l’impression de changer brutalement de jeu. Elles servent de respiration après les phases d’exploration et d’énigmes, comme une scène plus spectaculaire placée entre deux moments d’enquête. On fouille, on observe, on déduit, puis tout dérape juste assez pour rappeler que le calme ne dure jamais longtemps avec Indy.

Exploration et énigmes : un monde semi-ouvert qui évite le remplissage

La densité des grandes zones fait partie des vraies qualités de Indiana Jones et le Cercle Ancien. Les environnements ne ressemblent pas à de simples couloirs élargis. Ils demandent d’observer les reliefs, les accès, les patrouilles, les indices et les objets utiles. On peut suivre la quête principale sans trop s’éparpiller, mais le jeu récompense souvent ceux qui s’arrêtent sur une entrée secondaire, une ruine à moitié effondrée ou un tombeau qui n’a rien d’obligatoire.

Les mystères optionnels échappent au simple remplissage. Certains défis secondaires proposent même des énigmes plus marquantes que celles croisées sur la route principale. Le monde semi-ouvert évite ainsi l’effet carte saturée d’icônes. On explore parce que le décor donne envie d’aller voir derrière le prochain mur, pas seulement pour cocher une activité.

Les énigmes reposent sur des inscriptions, des mécanismes anciens, des objets à manipuler et des chemins à comprendre. Le jeu ne prend pas constamment le joueur par la main, mais il reste lisible dans sa manière de guider le regard. On repère un motif, on teste une hypothèse, on comprend la logique du lieu, puis le passage s’ouvre. Ce rythme laisse assez d’espace pour se sentir impliqué dans la résolution, sans transformer chaque tombeau en mur opaque.

MachineGames garde aussi une part de désordre contrôlé. Indy n’est pas invincible, ni vraiment discret quand la situation part de travers. Si une infiltration tourne mal, il faut souvent bricoler une solution avec ce qui traîne. Cette maladresse volontaire donne du relief aux affrontements et évite de lisser le personnage. Le Cercle Ancien fonctionne justement parce qu’il donne l’impression de jouer une aventure Indiana Jones par ses systèmes, pas seulement par ses cinématiques.

Sur Switch 2, le portage conserve beaucoup… mais pas tout

La version Switch 2 de Indiana Jones et le Cercle Ancien partait avec un vrai défi technique. Sur PC et Xbox Series, le jeu s’était fait remarquer pour sa présentation visuelle, son éclairage et la richesse de ses environnements. Sur une console hybride, on pouvait craindre une version nettement plus réduite. Le portage garde pourtant une bonne partie de son identité visuelle.

La conservation de l’illumination globale en ray tracing surprend dans le bon sens. Les tombeaux, les intérieurs et les zones contrastées gardent une lumière cohérente, sans rendu complètement aplati. Les personnages restent eux aussi très convaincants, avec des visages et des animations qui ne décrochent pas brutalement face aux versions plus puissantes. Même certains effets spécifiques, comme la déformation de la neige dans une séquence, sont encore présents.

La concession la plus évidente concerne le framerate limité à 30 images par seconde. Sur le papier, la baisse par rapport aux 60 FPS se remarque. Manette en main, elle passe mieux que prévu, car le jeu repose surtout sur l’exploration, les énigmes, l’infiltration et des combats plus physiques que nerveux. En mode docké, la qualité d’image tient correctement la route. En mode portable, l’affichage devient plus doux, notamment dans les environnements riches en détails, mais l’ensemble reste lisible.

Les limites se voient surtout sur certaines textures secondaires en basse résolution. Le défaut n’est pas constant, mais il saute aux yeux quand la caméra insiste sur un objet censé afficher une inscription, un symbole ou une image. Dans un jeu où l’on passe beaucoup de temps à observer des notes, des indices et des artefacts, ces surfaces floues peuvent sortir brièvement de l’ambiance.

Les performances restent globalement stables en mode portable comme en mode docké. Quelques endroits précis peuvent provoquer des ralentissements plus marqués, mais l’expérience ne donne pas l’impression de lutter en permanence contre la machine. Le problème le plus visible vient plutôt des micro-saccades liées aux sauvegardes automatiques, assez fréquentes. Elles ne cassent pas l’aventure, mais rappellent régulièrement que cette version Switch 2 repose sur un travail d’adaptation serré.

Malgré ces compromis, Indiana Jones et le Cercle Ancien sur Switch 2 conserve l’essentiel, c’est à dire ses grandes zones, ses tombeaux, son infiltration, ses énigmes, son rythme et sa manière de traduire la licence en gameplay cohérent. Ce n’est pas une version totalement intacte, mais c’est un portage solide pour un jeu aussi dense visuellement et structurellement.

Points positifs :

  • Une vraie aventure Indiana Jones, fidèle à l’esprit des films
  • Un gameplay malin, basé sur l’infiltration, les déguisements, le fouet et l’improvisation
  • Des énigmes bien intégrées dans l’exploration
  • Un monde semi-ouvert dense, avec des zones optionnelles intéressantes
  • Un portage Switch 2 impressionnant, notamment grâce au ray tracing conservé !
  • Une bonne stabilité générale, en portable comme en docké

Points négatifs :

  • Un framerate limité à 30 FPS, forcément moins fluide que sur Xbox Series et PC
  • Une image plus douce en mode portable
  • Des textures secondaires parfois trop floues
  • Des micro-saccades lors des sauvegardes automatiques
  • Quelques ralentissements localisés dans certaines zones

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Terry 4WAG
Terry 4WAGhttps://www.4wearegamers.com/
Juste un homme qui donne vie à ses idées du haut de son clavier. Curieux de technologies et toujours enthousiaste pour les sorties vidéoludiques, je tâche de rester neutre sur un terrain ou une guerre de consoles inutile fait rage.

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