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Nintendo Switch Sports Resort : nous avons testé 7 de ses 12 sports sur Switch 2

Nintendo Switch Sports Resort sortira le 22 octobre 2026 exclusivement sur Nintendo Switch 2, avec 12 disciplines, le retour de l’île Wuhu et une place beaucoup plus importante accordée au jeu en solo. Nous avons pu découvrir sept de ces activités lors de la Gamescom 2026 : l’avion à hélice, le tennis de table, le tir à l’arc, le combat de pouces, le skateboard, le bowling et la boxe. Après quelques parties, une tendance se dessine déjà : Nintendo ne cherche pas simplement à ajouter quelques sports à la formule de 2022. Le studio veut surtout donner davantage de choses à faire lorsque l’on joue seul et transformer Wuhu Island en véritable terrain de jeu.

Nintendo Switch Sports Resort réunit 12 sports sur Switch 2

Nintendo a désormais confirmé la liste complète. Boxe, tennis de table, tir à l’arc, tennis, volley-ball, bowling, basketball, golf, combat de pouces, skateboard, Power Cruising et avion à hélice composeront le programme. Certaines disciplines viennent directement de Nintendo Switch Sports, d’autres rappellent Wii Sports Resort, tandis que le skateboard et le combat de pouces apportent des façons inédites d’exploiter les Joy-Con 2.

Cette sélection change aussi légèrement l’équilibre du précédent épisode. Le football, le chambara et le badminton disparaissent notamment de la liste. Nintendo mise en échange sur des activités plus différentes les unes des autres et utilise davantage les particularités des nouvelles manettes. Le skateboard repose par exemple sur le mode souris du Joy-Con 2, tandis que l’avion demande d’incliner directement la manette. Power Cruising transforme de son côté les deux Joy-Con en guidon.

Cette variété se ressent assez vite une fois les manettes en main. Le tir à l’arc est probablement le meilleur exemple. Un Joy-Con représente l’arc, l’autre la main qui vient tirer la corde. Il faut tendre le bras, le maintenir suffisamment stable, ajuster son orientation puis tenir compte du vent avant de décocher sa flèche. Rien de particulièrement compliqué à comprendre, mais le jeu demande assez de précision pour que deux mouvements presque identiques ne donnent pas nécessairement le même résultat. Les petites erreurs du joueur font justement partie de l’épreuve.

Nintendo ajoute également une idée intéressante pour certaines confrontations à plusieurs. La cible se divise entre les participants et la zone attribuée au joueur qui mène devient progressivement plus petite. À l’inverse, celui qui accuse du retard profite d’une portion plus confortable. Tout le monde continue évidemment à viser le centre, mais une flèche envoyée dans la zone d’un adversaire lui offre des points. Ce mécanisme crée naturellement de la tension sans modifier les règles fondamentales du tir à l’arc.

Le combat de pouces réserve lui aussi davantage de subtilités que son concept ne le laisse imaginer. Chaque joueur déplace son pouce avec le Joy-Con et tente d’immobiliser celui de son adversaire. Maintenir le bouton enfoncé permet toutefois de charger son pouce : celui-ci grossit progressivement et devient plus difficile à repousser lorsqu’il réussit sa prise. En contrepartie, rester appuyé laisse une belle ouverture au concurrent. On peut donc feinter une attaque, provoquer une réaction ou patienter quelques secondes pour préparer un pouce surdimensionné.

Le jeu adapte même l’affichage lorsque deux participants n’utilisent pas la même main. Lors de notre partie, l’un jouait de la main droite et l’autre de la gauche ; Nintendo inverse alors virtuellement l’un des deux bras afin que l’affrontement reste cohérent à l’écran. C’est un petit détail, mais il illustre assez bien le soin apporté à une activité qui pouvait initialement ressembler à un simple mini-jeu.

Tir à l’arc convaincant, boxe moins précise : nos premières impressions sur les sports

Toutes les disciplines ne profitent cependant pas autant des commandes par mouvements. Le tennis de table fonctionne exactement comme on l’imagine : on tient le Joy-Con comme une raquette, on frappe la balle et l’orientation du geste permet d’appliquer différents effets. La reconnaissance des mouvements fonctionne bien et le résultat reste immédiatement accessible. Nintendo ne cherche pas à transformer l’activité en simulation ; quelques échanges suffisent pour comprendre ce que le jeu attend de nous.

Le bowling joue encore davantage la carte de la continuité. Ceux qui connaissent Wii Sports ou Nintendo Switch Sports retrouveront immédiatement leurs habitudes : on prépare son lancer, on accompagne le mouvement du bras et on peut imprimer une rotation à la boule. Il y a finalement peu de choses à raconter sur cette version tant elle reste proche de ce que Nintendo propose depuis près de vingt ans. Ce n’est pas nécessairement un défaut : le bowling faisait déjà partie des disciplines les plus naturelles avec les commandes par mouvements.

La boxe nous a beaucoup moins convaincus. Les directs passent correctement et les mouvements de garde restent simples à comprendre, mais les crochets et les uppercuts manquaient régulièrement de précision durant notre session. On finit alors par accentuer volontairement son geste pour que le jeu comprenne l’attaque désirée, ce qui casse une partie de la spontanéité des échanges.

Le contraste avec le tir à l’arc est assez parlant. Une discipline basée sur la visée accepte naturellement des gestes lents et contrôlés. En boxe, on veut au contraire réagir immédiatement à une ouverture, frapper sur le côté d’une garde ou enchaîner plusieurs mouvements sans réfléchir à la manière dont le capteur va les interpréter. La campagne solo montrée pendant cette séquence permettait d’affronter des adversaires contrôlés par l’ordinateur et de progresser dans un classement, mais il faudra davantage de temps pour savoir si la reconnaissance des coups gagne en naturel avec l’habitude.

Les activités de Wuhu Island s’éloignent davantage de la compétition traditionnelle. Avec l’avion à hélice, Nintendo nous laisse survoler librement l’île, traverser différents passages et partir à la recherche de points d’intérêt. Le jeu encourage même certaines idées un peu absurdes : lorsqu’on tente par exemple de s’approcher du volcan, on sent que les développeurs ont anticipé ce genre de détour plutôt que de limiter l’activité à un simple parcours balisé.

Le pilotage nous laisse toutefois plus partagés. Nintendo demande de tenir le Joy-Con comme un petit avion et de l’incliner physiquement pour prendre ou perdre de l’altitude. Le système reste facile à comprendre, mais un contrôle classique au stick aurait offert une alternative appréciable pour ceux qui veulent simplement parcourir Wuhu Island tranquillement. La session de Gamescom imposait également une limite de temps. Interrogé sur la possibilité de voler sans chronomètre, Nintendo a simplement indiqué que d’autres options existaient, sans confirmer précisément la présence d’un mode totalement libre lors de cette démonstration.

Le skateboard exploite mieux, à nos yeux, les particularités du Joy-Con 2. On pose la manette sur une surface et le mouvement reproduit l’impulsion du pied qui pousse la planche. Le geste fatigue légèrement le poignet à la longue, mais il donne aussi davantage de personnalité aux déplacements qu’une simple pression sur un bouton. Wuhu Island devient alors un espace à parcourir pour récupérer des roues de skateboard, chercher différents éléments ou effectuer quelques figures.

Tout n’est pas aussi libre qu’on pourrait l’espérer. Les grinds fonctionnent uniquement sur certains rails prédéfinis, y compris lorsque d’autres éléments du décor semblent parfaitement adaptés. Lors de la démonstration, il était assez facile de repérer un rail, de vouloir immédiatement sauter dessus… puis de découvrir que celui-ci ne faisait pas partie des surfaces autorisées. Une restriction assez visible dans un mode qui encourage justement l’exploration.

Nous n’avons en revanche pas pu essayer Power Cruising, l’activité de jet-ski proposée autour de l’île. Nintendo confirme qu’elle fait bien partie des douze disciplines et qu’elle utilise les Joy-Con 2 comme un guidon, mais il serait prématuré de juger ses sensations sur la seule base des séquences présentées par l’éditeur.

Wuhu Island et le solo donnent davantage d’épaisseur à Nintendo Switch Sports Resort

C’est finalement ailleurs que se trouve la différence la plus intéressante avec Nintendo Switch Sports. Wuhu Island ne sert plus uniquement de décor aux compétitions. Nintendo permet de la parcourir à travers ses Leisure Sports, notamment en skateboard, en avion ou en Power Cruising. L’exploration donne accès à des points photo et à différents petits objectifs, tandis que Nintendo mentionne également des fleurs d’hibiscus cachées, des dauphins à suivre et des photos Spocco permettant d’en apprendre davantage sur les lieux touristiques de l’île.

Le jeu cherche ainsi à recréer une partie du charme de Wii Sports Resort, où l’île Wuhu participait beaucoup à l’identité de l’expérience. On ne passe plus simplement d’un menu à une compétition avant de revenir au menu suivant : certaines activités donnent envie de rester quelques minutes supplémentaires pour aller voir ce qui se cache derrière un bâtiment ou au bout d’une route.

Nintendo renforce en parallèle le contenu destiné aux joueurs qui préfèrent rester seuls. Le nouveau mode Island Crown propose de progresser dans un classement hors ligne pour chaque sport, d’affronter des adversaires de niveau croissant puis de défier les champions et les « Island Legends ». Toutes les activités permettent également de gagner des Spocco Points, échangeables contre des éléments destinés à personnaliser son Mii ou son Sportsmate.

Cette progression change beaucoup la perception du jeu. Nintendo Switch Sports donnait parfois l’impression de perdre une grande partie de son intérêt dès que l’on s’éloignait du multijoueur. Resort semble mieux accepter les sessions en solitaire, sans pour autant abandonner ce qui a fait le succès de la série. Le jeu prendra en charge jusqu’à quatre joueurs sur une même console selon les activités, avec du jeu en ligne nécessitant Switch Online. En revanche, Nintendo Switch Sports Resort fonctionne uniquement en mode téléviseur ou sur table : le mode portable n’est pas pris en charge.

Une formule plus solide qu’elle n’en a l’air

À ce stade, Nintendo Switch Sports Resort donne surtout l’impression d’avoir compris ce qui manquait au précédent épisode pour vraiment tenir sur la durée. Pas forcément davantage de complexité, ni une volonté de transformer la série en simulation, mais suffisamment de petites idées pour rendre l’ensemble plus vivant lorsqu’on ne joue pas exclusivement à plusieurs. C’est probablement là que cet épisode devra faire la différence : réussir à donner envie de revenir sur Wuhu Island autrement que pour lancer trois parties de bowling entre amis.

Tout n’est pas encore parfaitement convaincant, notamment lorsque les commandes par mouvements deviennent plus exigeantes, mais cette première prise en main montre une formule plus cohérente et mieux pensée pour la Switch 2. Le vrai enjeu du test final sera donc moins de savoir si Nintendo Switch Sports Resort est amusant — il l’est déjà par moments — que de vérifier s’il possède enfin assez de contenu, de progression et de variété pour ne pas finir rangé après quelques soirées. Sur ce point, les premières heures sont plutôt encourageantes.

 

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Terry 4WAG
Terry 4WAGhttps://www.4wearegamers.com/
Juste un homme qui donne vie à ses idées du haut de son clavier. Curieux de technologies et toujours enthousiaste pour les sorties vidéoludiques, je tâche de rester neutre sur un terrain ou une guerre de consoles inutile fait rage.

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