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TEST – Diablo IV Age of Hatred Collection sur Nintendo Switch 2

Diablo IV : collection Age of Hatred

Diablo IV : collection Age of Hatred

Plateforme de test : Nintendo Switch 2

Date de sortie : 15 septembre 2026

Développeur : Blizzard

Éditeur : Blizzard

Style : RPG

Note :
8,5/10

Disponible sur :

Diablo IV débarque sur Nintendo Switch 2 avec une édition qui ne fait pas les choses à moitié. Age of Hatred Collection réunit le jeu de base, Vessel of Hatred et Lord of Hatred, soit l’intégralité de l’aventure actuelle dans un seul package. À cela s’ajoutent les huit classes, le monde ouvert de Sanctuaire, le endgame et toutes les activités qui ont donné à Diablo IV sa longévité. Sur le papier, difficile de faire plus complet. Reste à voir comment tout ce petit monde tient sur la console hybride de Nintendo.

Trois campagnes réunies dans une seule édition

Tout commence avec le retour de Lilith, bien décidée à plonger Sanctuaire dans une nouvelle guerre entre les forces célestes et infernales. Le joueur incarne un vagabond pris au milieu de ce conflit, avant que l’histoire ne s’étende avec Vessel of Hatred, puis avec Lord of Hatred, qui déplace une partie des événements vers l’ancienne région de Skovos.

Cette dernière extension remet Mephisto, le Seigneur de la Haine, au centre des hostilités. Ses fidèles gagnent du terrain et Sanctuaire se retrouve une nouvelle fois au bord du gouffre. Sans entrer dans les spoilers, l’enchaînement des trois campagnes donne surtout une vraie sensation de montée en puissance. Diablo IV prend davantage son temps au départ, alors que les extensions accélèrent clairement le rythme jusqu’à Lord of Hatred.

Bonne nouvelle pour ceux qui connaissent déjà l’histoire par cœur : il est possible de commencer directement avec l’extension la plus récente lors de la création d’un personnage. Les nouveaux venus ont toutefois tout intérêt à reprendre l’aventure depuis le début. Non seulement pour comprendre ce qui se joue autour de Mephisto, mais aussi parce que la progression des différentes campagnes fonctionne mieux lorsqu’on les parcourt dans l’ordre.

Même en allant droit au but, il faut compter environ 25 à 30 heures pour traverser les campagnes principales. Et comme toujours avec Diablo, ce n’est finalement que le début.

Huit classes, des builds à la pelle et toujours cette obsession du loot

Le cœur de Diablo IV ne change pas : on massacre des démons, on récupère de l’équipement, puis on recommence avec un personnage encore plus dangereux qu’avant. La formule est connue, mais elle fonctionne surtout grâce à la manière dont Blizzard laisse le joueur construire son héros.

Le jeu met à notre disposition 8 classes différentes: Paladin, Barbare, Druide, Sacresprit, Sorcier, Démoniste, Voleur et Nécromancien. Certaines misent sur le corps-à-corps, d’autres sur la magie, les invocations ou les attaques à distance. Surtout, chacune dispose de suffisamment de compétences et de modificateurs pour permettre des approches très différentes.

C’est là que Diablo IV devient vite chronophage. On commence par choisir quelques talents, puis on ajuste son équipement, on change une compétence, on trouve un objet légendaire qui bouleverse complètement le build… et deux heures plus tard, on est encore devant l’écran de personnage à déplacer des points. Le loot ne sert pas simplement à augmenter des statistiques : certaines pièces changent réellement la façon de jouer.

Cette liberté prend encore plus de sens lorsque l’on change de classe. Passer d’un Paladin à un Sorcier, puis à un Démoniste, ne revient pas à refaire la même aventure avec trois animations différentes. Le rythme des combats, la gestion des groupes d’ennemis et la manière d’aborder les affrontements changent suffisamment pour donner envie d’expérimenter.

Une fois la campagne terminée, cette logique devient le moteur principal du jeu. Les Helltides, donjons et autres activités de haut niveau servent avant tout à trouver de meilleures pièces, affiner les builds et pousser les personnages toujours plus loin.

Un Sanctuaire ouvert, partagé et beaucoup plus vivant

Diablo II et Diablo III proposaient déjà de vastes zones, mais Diablo IV passe clairement un cap avec son monde ouvert intégralement connecté. Sanctuaire est divisé en plusieurs régions, villes, avant-postes et biomes que l’on traverse presque sans interruption.

Le monde ne sert pas uniquement de décor entre deux quêtes. Donjons, événements mondiaux, Helltides et boss de monde viennent régulièrement détourner le joueur de son objectif initial. Et comme d’autres aventuriers circulent eux aussi sur la carte, on croise constamment des joueurs occupés à nettoyer une zone ou à participer à une activité publique.

Les boss mondiaux illustrent bien cette nouvelle échelle. Plusieurs joueurs peuvent se retrouver au même endroit pour affronter une créature beaucoup plus coriace qu’un ennemi classique, avec des récompenses intéressantes à la clé.

Heureusement, Blizzard évite de transformer les déplacements en corvée. Les montures permettent de couvrir rapidement de longues distances, tandis que les points de passage facilitent les voyages entre les zones déjà visitées. Le retour en ville a également été simplifié et ne dépend plus de parchemins comme dans les anciens épisodes.

La dimension multijoueur va plus loin encore. Diablo IV permet de jouer à deux sur une même console, mais aussi de rejoindre des amis grâce au cross-play. Le cross-progression permet quant à lui de retrouver son personnage sur une autre plateforme sans recommencer l’aventure. Pratique pour ceux qui veulent jouer sur Switch 2 dans le canapé avant de poursuivre sur PC ou Xbox.

Une version Switch 2 solide, avec un gros problème pour le jeu nomade

C’est forcément le point qui intrigue le plus : comment Diablo IV tourne-t-il sur Switch 2 ? Plutôt bien, dans l’ensemble. Deux modes graphiques sont proposés. Le mode qualité vise 30 images par seconde avec davantage de détails à l’écran, tandis qu’un mode 40 fps sacrifie une partie du rendu visuel pour gagner en fluidité. Le mode 30 fps se montre déjà suffisamment stable pour profiter du jeu sans avoir constamment l’impression de subir les limites de la machine.

Tout n’est pas parfait pour autant. Quelques ralentissements peuvent apparaître lors d’une téléportation, et certaines zones de Lord of Hatred montrent ponctuellement de petites baisses de rythme. En déplacement rapide, il arrive aussi que certaines textures s’affichent brièvement dans une définition plus faible avant de gagner en précision quelques secondes plus tard.

Rien de vraiment gênant en combat, mais ces compromis rappellent que Diablo IV fait tourner un monde dense, rempli d’effets, d’ennemis et d’autres joueurs sur une console portable. Visuellement, Sanctuaire conserve malgré tout une belle tenue générale, avec des environnements variés et suffisamment détaillés pour ne pas donner l’impression d’une version au rabais.

Le vrai problème vient plutôt d’ailleurs, Diablo IV exige une connexion Internet permanente… Sur une console de salon, la contrainte est déjà discutable. Sur Switch 2, elle devient franchement plus difficile à avaler. Le jeu se prête parfaitement aux sessions courtes, aux donjons lancés dans le train ou aux quelques minutes de farm loin du téléviseur. Mais sans réseau, tout cela disparaît.

Pire encore, même en jouant seul dans la campagne, quelques épisodes de latence peuvent se faire sentir lorsque la connexion n’est pas parfaite. Pour un jeu qui trouve naturellement sa place sur une machine hybride, l’absence de véritable mode hors ligne casse une partie de l’intérêt du format portable.

Souris USB, tactile et options d’accessibilité… Diablo 4 veut convaincre tout le monde !

Blizzard a tout de même adapté plusieurs éléments à la Switch 2. Le jeu prend en charge une souris USB, ce qui pourra intéresser les habitués du PC. En revanche, le mode souris des Joy-Con n’est pas utilisé, ce qui paraît assez étonnant pour un titre aussi compatible avec ce type de contrôle.

L’écran tactile fonctionne également dans les menus, mais pas directement pendant les combats. Là encore, on sent que certaines possibilités de la console restent inexploitées.

Sur le terrain de l’accessibilité, Diablo IV se montre beaucoup plus complet. Il est notamment possible de mettre les ennemis en surbrillance, de personnaliser largement l’interface, les commandes, les couleurs ou encore plusieurs paramètres audio. Les réglages sont nombreux et couvrent différents besoins sans donner l’impression d’avoir été ajoutés à la va-vite.

Points positifs

  • Une édition complète réunissant les trois campagnes

  • Huit classes variées et une grande liberté de personnalisation

  • Un gameplay toujours aussi addictif !

  • Une durée de vie impressionnante et un endgame vraiment généreux

  • Une réalisation technique assez convaincante sur Switch 2

  • Le cross-play et la progression multiplateforme

Points négatifs

  • L’obligation d’une connexion Internet permanente, même en solo

  • Quelques ralentissements et textures qui s’affichent tardivement

  • L’absence de prise en charge du mode souris des Joy-Con

  • Une utilisation de l’écran tactile limitée aux menus

EN SAVOIR PLUS

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Terry 4WAG
Terry 4WAGhttps://www.4wearegamers.com/
Juste un homme qui donne vie à ses idées du haut de son clavier. Curieux de technologies et toujours enthousiaste pour les sorties vidéoludiques, je tâche de rester neutre sur un terrain ou une guerre de consoles inutile fait rage.

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