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TEST – Call of Duty: Modern Warfare 4, le meilleur mode campagne depuis le MW2 original !

Call of Duty: Modern Warfare 4

Call of Duty: Modern Warfare 4

Plateforme de test : PS5 Pro

Date de sortie : 19 octobre 2026

Développeur : Infinity Ward

Éditeur : Activision

Style : FPS

Note :
9/10

Disponible sur :

Après plusieurs campagnes Call of Duty qui ont donné l’impression de chercher leur souffle, ce nouveau Modern Warfare 4 remet enfin l’histoire au centre du jeu. Infinity Ward revient ici à une formule beaucoup plus directe, plus cinématographique aussi, avec une aventure qui ne cherche pas vraiment à préparer le prochain épisode. Elle veut surtout refermer un chapitre ouvert avec  le reboot Modern Warfare de 2019. Ça change beaucoup de choses, notamment dans la manière dont le jeu traite ses personnages, son rythme et ses nombreuses morts.

La campagne n’est pas parfaite. Certaines idées héritées de Warzone continuent de s’inviter là où elles n’ont pas grand-chose à faire, tandis qu’une mission ouverte vient couper net l’élan du scénario. Mais dans l’ensemble, Modern Warfare 4 retrouve ce goût du grand spectacle militaire que la série avait un peu perdu ces dernières années.

Modern Warfare 4 démarre pied au plancher avec une campagne spectaculaire

Il faut à peine quelques minutes pour comprendre où Infinity Ward veut aller. La première mission nous envoie en Corée du Sud, au milieu d’une offensive nord-coréenne qui transforme rapidement la zone en champ de bataille. Marines américains et soldats sud-coréens tentent de survivre à l’assaut pendant que les explosions secouent l’écran de toutes parts. Une jeune recrue tombe presque immédiatement, les tirs fusent, les bâtiments prennent feu : le jeu ne prend pas le temps de nous installer confortablement.

Cette entrée en matière pourrait déjà suffire à annoncer la couleur, mais Modern Warfare 4 enchaîne aussitôt avec quelque chose de très différent. Direction New York, où Captain Price infiltre une boîte de nuit pour traquer une cible importante. L’ambiance rappelle clairement John Wick 4, jusque dans la façon dont Infinity Ward met en scène les combats rapprochés, et rappelle également un peu ce que nous avions déjà vu dans 007 First Light, et qui nous avait aussi impressionnés.

C’est d’ailleurs ici que la campagne présente son nouveau système de corps-à-corps. Certaines actions commencent comme des séquences scriptées avant de nous rendre la main, parfois presque sans prévenir. On attrape, on frappe, on lutte, et surtout, on participe vraiment à l’affrontement au lieu de simplement regarder une animation se jouer devant nous. Le procédé reste simple, mais il apporte suffisamment de variété pour donner une vraie identité à cette mission.

Le jeu change encore de ton juste après. La troisième mission nous place du côté nord-coréen, dans une séquence beaucoup plus sombre où il faut retrouver un déserteur avant qu’un village entier ne soit condamné. Entre la pendaison, l’incendie des habitations et la mort des civils, Modern Warfare 4 montre très vite qu’il ne compte pas ménager grand monde.

Ces trois premières missions fonctionnent surtout parce qu’elles ne racontent jamais la même chose de la même manière. Une guerre ouverte, une infiltration urbaine, puis une séquence beaucoup plus lourde sur le plan narratif : Infinity Ward change de registre sans perdre le rythme. Cette variété continue ensuite avec des phases furtives, des assauts plus classiques, plusieurs changements de personnages et quelques grosses séquences scriptées.

Quand il faut simplement tirer, Call of Duty retrouve aussi ses automatismes. Les armes ont de l’impact, les déplacements restent nerveux et les affrontements profitent d’un sound design particulièrement efficace. Le jeu souffre tout de même de quelques bugs sur PC. Un drone peut notamment adopter un comportement complètement absurde, tandis qu’une séquence en vision nocturne souffre parfois d’un éclairage beaucoup trop agressif. Rien de bloquant, mais suffisamment visible pour sortir momentanément de l’action.

La mission Open Combat freine brutalement une campagne lancée à pleine vitesse

Modern Warfare 4 finit malgré tout par revenir à une formule que Call of Duty semble désormais avoir beaucoup de mal à abandonner : l’Open Combat Mission.

Après le mitigé Modern Warfare III, Black Ops 6 et Black Ops 7, ce type de séquence commence presque à ressembler à une case obligatoire. Le studio fait pourtant les choses mieux que ses prédécesseurs. Cette fois, après un crash, le joueur rejoint une zone nord-coréenne semi-ouverte dans laquelle plusieurs objectifs attendent d’être accomplis.

Un refuge sert de point de départ et permet d’améliorer son équipement, de récupérer un meilleur fusil de précision ou encore une tenue ghillie. La zone contient également différents documents et renseignements à récupérer, tandis que les trois principaux objectifs débouchent sur des passages beaucoup plus linéaires. Une fois arrivé au bon endroit, on retrouve donc rapidement un Call of Duty plus traditionnel.

Infinity Ward a même prévu du voyage rapide pour éviter les longues traversées inutiles. Sur le papier, tout fonctionne mieux que dans Modern Warfare III. Le problème ne vient donc pas vraiment de la mission elle-même, mais du moment où elle arrive.

Juste avant, le scénario frappe très fort avec la mort de Valeria et la capture de la Task Force 141. Le jeu vient alors de lâcher l’un de ses plus gros événements, et naturellement, on veut connaître la suite. Pourtant, Modern Warfare 4 change soudain de personnages et nous demande d’explorer tranquillement une grande zone. En fouillant tout, la séquence peut facilement durer plus d’une heure. C’est exactement là que le rythme se casse. Jusqu’ici, la campagne avançait comme un train lancé à pleine vitesse. Cette mission tire brutalement le frein à main au pire moment possible.

Les plaques d’armure donnent une impression assez similaire. Certaines missions les utilisent, d’autres non, sans véritable logique, et c’est fatiguant à la longue. Dans Warzone, elles font partie intégrante du gameplay. Ici, elles ressemblent davantage à une mécanique ajoutée parce qu’elle existe ailleurs dans Call of Duty. Cela ne ruine évidemment pas la campagne, mais devoir remettre une plaque au milieu d’une grosse séquence cinématographique ne renforce pas vraiment l’immersion.

Modern Warfare 4 veut finir son histoire, pas vendre la suivante

C’est probablement ce qui explique le mieux pourquoi cette campagne fonctionne davantage que certaines de ses devancières. Modern Warfare 4 ne cherche pas vraiment à construire son futur. Il passe son temps à régler les comptes du passé. Price, Ghost et Gaz évoluent assez peu individuellement, mais ce choix n’a rien de vraiment gênant. Leur histoire existe déjà depuis plusieurs jeux. Infinity Ward préfère les utiliser pour faire avancer les événements plutôt que de leur inventer de nouveaux arcs personnels.

Les nouveaux personnages souffrent davantage de cette approche. Ils sont correctement écrits, bien interprétés et trouvent facilement leur place dans le groupe, mais on sait finalement assez peu de choses sur eux. Leur passé, leur famille ou les raisons qui les ont conduits jusque-là restent souvent en arrière-plan. Cela devient plus compréhensible à mesure que le scénario avance. Le jeu ne conserve presque personne en réserve.

Attention, spoilers importants à partir d’ici.

La mort de Valeria fonctionne précisément parce qu’elle surgit sans prévenir. Infinity Ward ne transforme pas sa disparition en longue scène mélodramatique. Tout arrive vite, puis la guerre continue. Ce ton sec colle plutôt bien à une campagne qui passe son temps à rappeler que les personnages peuvent disparaître sans cérémonie.

Le traitement de Graves convainc moins. Après l’avoir poursuivi puis abattu son hélicoptère, Price se retrouve face à lui dans une confrontation où le personnage encaisse énormément de tirs. Le passage ressemble presque à un combat de boss, ce qui tranche avec le ton beaucoup plus crédible du reste de la campagne.

Sa dernière tentative pour acheter Price avec de l’argent reste cohérente avec sa personnalité, mais la scène se termine presque aussitôt. Graves disparaît donc comme il a vécu : en mercenaire persuadé que tout peut encore se négocier. L’idée fonctionne, l’exécution aurait simplement mérité un peu plus de temps.

Modern Warfare 4 profite aussi de cette volonté de boucler la boucle pour multiplier les références aux précédents jeux. Certaines discussions font directement écho à Modern Warfare 2019, Bravo Six revient régulièrement dans les dialogues et Gaz prend désormais une place plus importante dans l’unité. Heureusement, Infinity Ward évite de souligner chaque clin d’œil avec un gros panneau lumineux. Les références accompagnent l’histoire au lieu de la remplacer.

The Archer, Mads Mikkelsen et une fin qui remet toute la saga en perspective

Au milieu de toutes ces morts, un personnage finit néanmoins par prendre une importance considérable : The Archer, incarné par Mads Mikkelsen. L’acteur colle évidemment très bien au rôle, mais l’intérêt du personnage vient surtout de la place qu’Infinity Ward lui donne dans la mythologie Modern Warfare. The Archer n’agit pas simplement comme le grand méchant du moment. Le jeu le présente progressivement comme l’un des hommes qui tiraient les ficelles bien avant le début de cette campagne.

Ses liens avec Makarov, Barkov et plusieurs opérations russes permettent de relire une partie des événements précédents autrement. La révélation concernant sa relation avec Makarov va encore plus loin, même si elle crée aussi une petite zone d’ombre par rapport aux informations données auparavant sur le père de ce dernier.

C’est d’ailleurs l’un des rares moments où Modern Warfare 4 va peut-être trop vite. Cette révélation aurait mérité davantage d’espace, voire quelques scènes supplémentaires pour mieux comprendre comment Archer s’est retrouvé au centre de tout ce réseau. Le jeu nous donne l’information, nous laisse quelques secondes pour l’encaisser, puis repart déjà vers autre chose.

La dernière partie fonctionne heureusement beaucoup mieux. Face à Price, Ghost lâche simplement :

« Ça fait plaisir de te revoir, John. »

Rien de spectaculaire sur le papier, et pourtant la phrase suffit à résumer beaucoup de choses. Elle dit quelque chose de l’état mental de Price, de ce qu’il vient de traverser et de la distance qu’il avait mise entre lui et les autres. Infinity Ward aurait pu nous servir trois minutes d’explications. Il préfère quelques mots bien placés, et c’est précisément ce qui rend la scène efficace.

Au final, cette campagne rappelle davantage Black Ops, Black Ops II, Modern Warfare 2019 ou encore Modern Warfare 2 de 2009 que les épisodes les plus récents. Elle n’a pas le retournement de situation du premier Black Ops ni la construction de personnages de MW2019, mais elle réussit autre chose : elle accepte enfin de fermer des portes.

Dans une série devenue habituée aux saisons, aux retours surprises et aux personnages que l’on croit morts pendant trois mois, ce choix change beaucoup de choses. Modern Warfare 4 donne réellement l’impression qu’Infinity Ward voulait raconter une fin, et non trouver une nouvelle excuse pour relancer la machine.

Points positifs

  • Un début de campagne particulièrement marquant
  • Une mise en scène très cinématographique
  • Des missions variées et bien rythmées
  • Le gunplay toujours aussi efficace
  • Une vraie volonté de conclure l’histoire
  • Des morts qui ont enfin du poids
  • Un Mads Mikkelsen convaincant en The Archer
  • Les nombreuses références bien intégrées aux anciens Modern Warfare
  • Une fin sobre et réussie

Points négatifs

  • Une mission Open Combat qui casse le rythme
  • Des plaques d’armure mal intégrées à la campagne
  • Une seconde moitié moins forte que le début, c’est dommage !
  • Les nouveaux personnages pas assez développés
  • Une optimisation bancale sur PC

 

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Terry 4WAG
Terry 4WAGhttps://www.4wearegamers.com/
Juste un homme qui donne vie à ses idées du haut de son clavier. Curieux de technologies et toujours enthousiaste pour les sorties vidéoludiques, je tâche de rester neutre sur un terrain ou une guerre de consoles inutile fait rage.

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