Un tapis de souris à 139,99 euros, en verre, signé Razer. Sur le papier, le Razer Atlas Pro a tout du produit de niche réservé aux joueurs qui ont déjà optimisé chaque centimètre de leur setup. Pourtant, son intérêt ne vient pas seulement de son matériau, mais surtout de son format. Avec 1,9 mm d’épaisseur, dont 1,1 mm de verre trempé et seulement 0,8 mm de base antidérapante, ce tapis cherche à corriger l’un des défauts les plus agaçants des modèles rigides : cette sensation de plaque posée sur le bureau, trop haute, trop présente, parfois fatigante pour le poignet.

Razer Atlas Pro face au Razer Atlas : moins massif, plus naturel sous la main
Le premier contact surprend. Le Razer Atlas Pro n’a pas l’allure d’un tapis en verre classique. Là où l’ancien Razer Atlas donnait une impression de bloc solide, presque massif, ce nouveau modèle joue la carte inverse. Il est bas, discret, presque fondu dans le bureau. Pour les joueurs habitués aux tapis en tissu, c’est probablement le point le plus intéressant : on conserve la glisse d’une surface dure sans avoir cette marche nette sous le poignet.
À l’usage, la finesse change réellement la posture. Le bras ne vient pas buter contre une bordure épaisse, les mouvements latéraux restent naturels et les longues sessions deviennent moins contraignantes. Sur certains bureaux, un très léger effet de flexion peut apparaître au centre, surtout si la surface n’est pas parfaitement plane. Rien qui vienne gêner la visée ou donner une sensation de rebond pendant le jeu, mais c’est le genre de détail que les joueurs très sensibles à leur matériel remarqueront vite.

Côté glisse, le Razer Atlas Pro reste un tapis rapide, comme la plupart des surfaces en verre. Mais il ne tombe pas dans l’excès du patinage incontrôlable. La souris part facilement, ralentit proprement et garde assez de retenue pour permettre des ajustements précis. Sur des FPS, ce comportement a son intérêt : les flicks sortent vite, mais les micro-corrections ne donnent pas l’impression de courir après le curseur. Le résultat dépendra forcément des patins utilisés et de leur usure.
Par rapport au Razer Atlas original, le Pro paraît moins brutal dans son approche. L’ancien modèle donne une glisse plus lisse, plus directe, parfois plus rapide. Le nouveau ajoute une sensation légèrement plus texturée, ce qui renforce le contrôle sans casser la fluidité. On est donc moins dans la démonstration pure du verre ultra rapide, et davantage dans un compromis pensé pour être utilisé tous les jours.
Le format va dans le même sens. Avec ses 500 x 400 mm, le tapis laisse assez de place pour jouer en basse sensibilité sans envahir tout le bureau. Il reste large, mais pas absurde. Les bords travaillés et la base antidérapante renforcent aussi cette impression de produit premium pensé pour rester en place, même lors de mouvements appuyés.
Reste la question du prix. À près de 140 euros, le Razer Atlas Pro n’est pas destiné à remplacer notre bon vieux tapis tissu posé sur nos bureaux depuis des années. Il vise effectivement les joueurs PC qui veulent une surface durable, facile à nettoyer, très régulière et plus confortable que les tapis en verre épais. Ce n’est pas un achat raisonnable pour tout le monde. En revanche, pour ceux qui aiment la glisse rapide mais refusent de sacrifier totalement le contrôle, Razer tient ici une proposition bien plus convaincante qu’un simple tapis en verre de plus.
Points positifs
- Une épaisseur extrêmement fine qui améliore clairement le confort
- Le feeling plus naturel sous le poignet qu’un tapis en verre classique
- Une surface qui reste agréable même par temps chaud
- Le format plus large que l’Atlas original
- Un excellent mélange entre contrôle et fluidité
- Les finitions premium et la stabilité générale du tapis
- Un produit qui devient vite transparent à l’usage, comme si la souris glissait directement sur le bureau
Points négatifs
- La légère flexion au centre
- Une sensation un peu moins “pure” et lisse que le Razer Atlas original
- Un produit qui reste malgré tout réservé à un public assez niche


