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TEST – Le Grinch 2 : À la rescousse de Noël (PS5)

Le Grinch 2 : À la rescousse de Noël

Le Grinch 2 : À la rescousse de Noël

Plateforme de test : PS5 Pro

Date de sortie : 18 septembre 2026

Développeur : Outright Games

Éditeur : Bandai Namco Entertainment

Style : Plate-forme / Aventure

Note :
7/10

Disponible sur :

Noël approche à grands pas à Whoville et, cette fois, le Grinch n’a aucune intention de saboter les festivités. Un an après les événements du conte original de Dr. Seuss, notre croque-mitaine vert préféré s’est même mis en tête de prouver qu’il pouvait devenir un véritable expert des fêtes de fin d’année. C’est sur cette idée que repose Le Grinch 2 : À la rescousse de Noël , un jeu de plateforme 3D très accessible qui enchaîne une vingtaine de niveaux, quelques gadgets farfelus et une montagne de décorations à récupérer. Une aventure clairement pensée pour les plus jeunes, quitte à laisser les habitués du genre sur leur faim.

Une suite qui reprend l’histoire un an plus tard

Les trois premiers niveaux servent surtout de mise en jambes. Ils reviennent sur les événements les plus connus du Grinch et permettent d’apprendre tranquillement les principales commandes avant que le jeu ne déroule sa véritable histoire.

Celle-ci prend place un an après le conte original. Whoville organise un concours de décoration de sapin et le Grinch compte bien montrer qu’il connaît désormais son affaire lorsqu’il s’agit de célébrer Noël. Une idée directement inspirée de How the Grinch Lost Christmas!, même si le jeu préfère adopter un titre forcément plus joyeux.

L’aventure s’articule autour de 23 niveaux, accessibles depuis plusieurs petites zones reliées au hub principal de Whoville. Entre deux stages, on peut accrocher les décorations récupérées sur un grand sapin, consulter différents accomplissements ou rendre visite à Cindy Lou Who pour acheter quelques éléments supplémentaires. Chaque niveau se termine également par l’obtention d’un gros ornement, accompagné d’une petite rime qui rappelle l’écriture particulière des histoires de Dr. Seuss.

Ces ornements principaux ont surtout une utilité bien précise : ils permettent de poursuivre la progression et d’ouvrir progressivement les autres parties de Whoville. Pas besoin de retourner chaque caillou pour voir la suite de l’aventure.

Du Crash Bandicoot et du Yoshi à la sauce Grinch

Manette en main, Le Grinch 2 reste un jeu de plateforme volontairement simple. Le Grinch peut sauter, prolonger légèrement son envol comme Yoshi, retomber violemment au sol grâce à sa canne en sucre et casser les nombreuses caisses qui traînent sur son chemin. Certaines explosent d’ailleurs après quelques secondes, histoire d’ajouter un petit parfum de Crash Bandicoot à l’ensemble.

Les déplacements répondent correctement et les commandes ne cherchent jamais à faire des nœuds aux doigts. Les rares passages sur la glace rendent volontairement les mouvements plus glissants, mais on garde généralement le contrôle du personnage. Quelques gadgets viennent également briser la routine, comme un jetpack qui propulse le Grinch vers le haut ou des patins-fusées. Ce sont de petites variations, mais elles correspondent plutôt bien à son côté bricoleur et inventeur vu dans plusieurs adaptations.

Le problème, c’est qu’il manque rapidement quelque chose pour donner du poids à toutes ces actions. Le Grinch n’a ni barre de vie ni nombre de vies. Les ennemis ne représentent pratiquement aucun danger et certains rats se contentent même de voler quelques ornements lorsqu’ils touchent le personnage. Tomber dans le vide n’est pas beaucoup plus grave.

Résultat : on traverse souvent les niveaux en pilotage automatique. Même lorsque le level design devient plus chargé en plateformes dans les derniers stages, le jeu augmente surtout la quantité d’obstacles sans réellement durcir ses règles. Un titre comme Super Mario Odyssey reste lui aussi très accessible, mais retire au moins quelques pièces lors d’une chute. Ici, l’échec a rarement de conséquence.

Tout ramasser ou foncer vers la sortie ?

Cette approche très permissive pose aussi une question assez vite : faut-il vraiment chercher tous les collectibles ?

Traverser les niveaux rapidement rend l’aventure plus fluide, mais laisse forcément une bonne partie du contenu sur le bord de la route. À l’inverse, essayer de récupérer chaque ornement peut devenir répétitif, surtout lorsque plusieurs stages utilisent des décors et des structures assez proches.

Le jeu semble d’ailleurs davantage conçu autour d’une logique de 100 % ou rien. Les gros ornements indispensables à la progression sont automatiquement récupérés lorsque l’on termine les niveaux. Ramasser une partie seulement des objets secondaires apporte donc assez peu de satisfaction. Soit on décide de nettoyer entièrement la zone, soit on peut tout simplement avancer jusqu’à la sortie.

Heureusement, les stages ne sont jamais suffisamment longs ou complexes pour transformer cette collecte en corvée monumentale. On reste loin des excès d’un Donkey Kong 64, mais les joueurs qui veulent absolument tout récupérer devront accepter quelques allers-retours et des séquences qui se ressemblent.

La bande-son accompagne cette progression sans vraiment sortir du lot. Elle fait le travail, tout comme les animations volontairement légères du Grinch, mais l’ensemble compte davantage sur l’univers de Noël et sur ses personnages connus que sur une identité audiovisuelle particulièrement forte.

Un jeu qui prend davantage de sens entre les mains d’un enfant

C’est finalement en regardant Le Grinch 2 : À la rescousse de Noël comme un jeu destiné aux plus jeunes que plusieurs de ses choix deviennent beaucoup plus cohérents.

L’absence de vies, de dégâts importants ou de véritable sanction peut sembler trop permissive pour quelqu’un qui joue régulièrement aux jeux de plateforme. Pour un enfant qui découvre encore les déplacements en 3D, c’est une autre histoire. Il peut tomber d’une plateforme, essayer une autre direction, revenir sur ses pas ou courir après un collectible sans avoir peur de perdre sa progression.

La présence du Grinch, de Max, de Cindy Lou Who et de tout l’univers de Whoville joue évidemment beaucoup dans cette approche. Un jeune joueur qui connaît déjà le personnage retrouve immédiatement ses repères, tandis qu’un parent peut simplement prendre la manette pour aider lors d’un passage un peu plus délicat.

Le Grinch 2 n’a donc pas vraiment vocation à aller chercher Crash Bandicoot, Mario ou d’autres références du genre sur le terrain du challenge. Son terrain à lui est plus tranquille : un jeu sous licence accessible, familial et suffisamment simple pour servir de porte d’entrée au platforming 3D. Pour un joueur expérimenté, l’aventure risque de manquer de piquant. Pour un enfant qui veut simplement courir dans Whoville en compagnie du Grinch et de Max, la formule est déjà beaucoup plus logique.

Points positifs

  • Une prise en main simple et immédiate
  • Le côté familial bien assumé
  • Des contrôles globalement corrects
  • Quelques gadgets qui varient le gameplay
  • L’univers du Grinch bien exploité
  • Une difficulté adaptée aux plus jeunes

Points négatifs

  • Une progression souvent trop automatique
  • Des collectibles vite répétitifs
  • Une bande-son assez oubliable
  • Des niveaux parfois trop similaires
  • L’absence de vraie sanction en cas d’échec

EN SAVOIR PLUS

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Terry 4WAG
Terry 4WAGhttps://www.4wearegamers.com/
Juste un homme qui donne vie à ses idées du haut de son clavier. Curieux de technologies et toujours enthousiaste pour les sorties vidéoludiques, je tâche de rester neutre sur un terrain ou une guerre de consoles inutile fait rage.

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