A NE PAS MANQUER

spot_img

DU MÊME SUJET

TEST – Dune Awakening sur PS5

Nom du jeu

Dune : Awakening

Plateforme de test : PS5 Pro

Date de sortie : 22 septembre 2026

Développeur : Funcom

Éditeur : Funcom

Style : RPG

Note :
8/10

Disponible sur :

Dune: Awakening débarque enfin sur PS5, près d’un an après avoir ouvert les portes d’Arrakis aux joueurs PC. Sur le papier, Funcom arrive donc très en retard à son propre rendez-vous. Dans les faits, ce décalage joue plutôt en faveur de la version console. Correctifs, améliorations de confort, contenu supplémentaire… le jeu a eu le temps de se bonifier avant de poser ses valises sur la machine de Sony. Surtout, il propose désormais une véritable expérience solo, là où sa dimension multijoueur pouvait auparavant refroidir une partie du public.

Cette sortie PS5 n’a donc rien d’un simple portage arrivé après la bataille. Elle permet plutôt de découvrir Dune: Awakening dans une version plus complète, avec un premier arc narratif achevé et suffisamment d’options pour adapter la survie à ses envies. Encore faut-il aimer passer beaucoup, beaucoup de temps dans le sable.

Sur Arrakis, sortir de chez soi est déjà une aventure

Dune: Awakening ne perd pas de temps avant de rappeler une chose essentielle : Arrakis veut votre peau. Avant de rêver d’exploration ou de gloire, il faut déjà apprendre à économiser son eau, ramasser tout ce qui traîne et fabriquer de quoi survivre plus de cinq minutes sous le soleil.

La boucle de jeu reste celle d’un survival classique. On récolte des matériaux, on améliore son équipement, on remplit son inventaire et on accepte des contrats qui donnent une direction à nos expéditions. Sauf qu’ici, le désert participe réellement au gameplay. On ne traverse pas tranquillement la carte en maintenant le stick vers l’avant. Il faut surveiller ses réserves, prévoir le carburant du véhicule et réfléchir à l’itinéraire avant de foncer dans une vaste étendue de sable. Une mauvaise préparation peut suffire à transformer une simple balade en retour humiliant à la maison.

Et puis il y a évidemment le ver des sables. Traverser certaines zones à découvert revient à lui envoyer une invitation avec votre position GPS. Les ennemis humains ne facilitent pas davantage les choses, surtout lorsque l’on transporte du matériel que l’on n’a aucune envie de perdre après une mauvaise rencontre.

Cette contrainte permanente donne justement beaucoup d’intérêt à la progression. Chaque nouvelle pièce d’équipement ouvre un peu plus Arrakis. On ose s’éloigner davantage de sa base, affronter des adversaires plus dangereux et explorer des lieux jusque-là trop risqués. Le personnage gagne aussi de nouvelles capacités, ce qui permet de faire évoluer sa manière de combattre au fil des heures.

Les affrontements alternent armes de mêlée, armes à distance et pouvoirs, avec suffisamment de possibilités pour adapter son personnage à ses préférences. Le système fait le travail, mais Dune: Awakening ne repose pas entièrement dessus. Son vrai moteur, c’est plutôt cette succession de petites préparations qui finissent par former une grande aventure. Vous partez chercher quelques ressources, vous repérez un endroit intéressant au loin, vous changez de route… et vingt minutes plus tard, vous calculez votre réserve d’eau en espérant que quelque chose ne commence pas à remuer sous le sable.

Construire sa petite vie dans le désert

Après plusieurs expéditions à jouer au nomade, l’envie de disposer d’un vrai point de chute arrive assez vite. Dune: Awakening accorde donc une place importante à la construction, sans faire de la base un simple exercice de décoration.

Au début, on se contente naturellement du strict minimum. Quelques murs, de quoi poser son matériel et une porte qui ferme correctement : sur Arrakis, c’est déjà pas mal. Puis les besoins augmentent en même temps que les ressources disponibles. Générateurs, raffineries, fabricateurs, espaces de stockage ou purificateur de sang finissent par transformer le petit abri en véritable centre logistique.

Cette évolution fonctionne bien parce qu’elle accompagne directement la progression. On revient régulièrement chez soi pour traiter ce que l’on vient de récolter, fabriquer de nouveaux équipements et préparer la prochaine sortie. La base devient progressivement le cœur de toute l’aventure plutôt qu’un endroit où poser trois meubles entre deux missions.

Ceux qui aiment construire peuvent évidemment aller beaucoup plus loin. Plusieurs étages, éclairages, pièces aménagées, terrasses… certains joueurs ont déjà créé de véritables villas au milieu du désert. Pendant ce temps-là, d’autres se féliciteront simplement d’avoir enfin réussi à poser leur toit dans le bon sens.

Un an de mises à jour a également permis à Funcom d’améliorer les outils de construction et plusieurs éléments de confort. Pour les joueurs PS5 qui découvrent Dune: Awakening aujourd’hui, c’est un avantage loin d’être anecdotique : ils commencent directement avec un système déjà beaucoup plus mature qu’au lancement PC.

Le mode solo change vraiment la manière d’aborder Dune: Awakening

C’est probablement la nouveauté qui donne le plus de sens à cette sortie console. Dune: Awakening peut désormais être parcouru intégralement en solo, sans devoir embrasser sa dimension multijoueur pour profiter du reste.

Le changement est important, car toute une catégorie de joueurs pouvait jusque-là regarder le jeu de loin précisément pour cette raison. On peut aujourd’hui explorer Arrakis, construire tranquillement sa base et suivre les contrats sans avoir à composer avec une grande expérience en ligne.

Funcom ne s’est d’ailleurs pas contenté de supprimer les autres joueurs de l’équation. Le jeu propose de nombreux réglages permettant d’adapter la difficulté, la quantité de ressources récupérées ou encore certaines mécaniques de survie. Chacun peut donc décider jusqu’où il souhaite pousser les contraintes. Les amateurs de survie pure garderont une expérience exigeante, tandis que les autres pourront alléger certaines corvées pour mettre davantage l’accent sur l’exploration.

La sortie PS5 profite aussi d’un meilleur timing sur le plan narratif. La mise à jour de septembre a terminé le Livre I, ce qui permet de suivre ce premier arc du début à la fin. L’histoire ne prend jamais totalement le dessus sur la survie, et ce n’est visiblement pas son objectif, mais elle donne suffisamment de contexte aux contrats pour éviter de transformer chaque expédition en simple chasse aux matériaux.

En clair, on ne récupère pas quinze morceaux de métal uniquement pour fabriquer une machine qui permettra d’en récupérer trente. Il y a tout de même un monde à découvrir derrière les établis.

Arrakis est immense… et parfois un peu trop uniforme

Cette envie d’aller voir ce qui se cache derrière la dune suivante fonctionne d’autant mieux que Dune: Awakening propose une carte particulièrement vaste. L’exploration occupe une grande partie de l’expérience, mais le jeu évite de transformer les déplacements en simple promenade touristique.

Avant chaque longue sortie, il faut penser à l’eau, au carburant et à ce que l’on risque de croiser en chemin. Le véhicule facilite évidemment les trajets, mais il ajoute lui aussi une ressource supplémentaire à surveiller. Quant aux grands espaces ouverts, ils donnent autant envie d’appuyer sur l’accélérateur que de vérifier si un ver des sables n’a pas eu la même idée.

Cette cohérence avec l’univers de Dune entraîne toutefois un petit problème : Arrakis manque parfois de repères visuels vraiment marquants. Certaines zones partagent des couleurs, des formations rocheuses et des panoramas suffisamment proches pour donner l’impression d’être déjà passé par là.

Bien sûr, personne ne demande à Funcom de planter une forêt tropicale au milieu du désert pour varier les biomes. Mais quelques silhouettes ou éléments architecturaux plus facilement identifiables auraient parfois aidé à mieux mémoriser les lieux. Sur une carte qui encourage autant les déplacements et les allers-retours, ce genre de détail compte plus qu’il n’y paraît.

Dune: Awakening tient-il la route sur PS5 ?

La taille du monde pose forcément la question des performances. Sur PS5, Dune: Awakening s’en sort globalement bien, avec des paysages vastes, une distance d’affichage généreuse et une réalisation qui conserve une vraie ampleur dans les zones ouvertes.

Tout n’est pas irréprochable pour autant. Le framerate peut perdre quelques plumes lorsque l’on contemple le désert sur une grande distance, notamment dans les endroits les plus dégagés. Les ralentissements restent cependant assez contenus pour ne pas casser l’expérience.

Surtout, le jeu paraît déjà bien rodé. Les bugs vraiment gênants restent discrets et je n’ai pas rencontré de problèmes de clipping suffisamment importants pour gâcher l’exploration. Il faut évidemment rester prudent avec un monde de cette taille, mais le recul pris sur la version PC semble clairement profiter à cette édition console.

Et c’est finalement là que cette arrivée tardive prend tout son sens : les joueurs PS5 ne découvrent pas le Dune: Awakening de juin 2025, mais celui qui a eu près d’un an pour corriger une partie de ses défauts de jeunesse.

Avant de partir pour Arrakis, vérifiez votre emploi du temps

Le plus gros obstacle à votre survie sur Arrakis ne sera peut-être ni le manque d’eau ni le ver des sables. Ce sera votre agenda.

Dune: Awakening demande de l’investissement et ne cherche jamais vraiment à le cacher. Il accumule les systèmes, les ressources, les équipements, les possibilités de construction et les mécaniques à assimiler. Même après plusieurs heures, le jeu continue de présenter de nouveaux éléments et de nouvelles explications, ce qui peut donner l’impression que le tutoriel refuse de prendre sa retraite.

Le rythme met donc un certain temps avant de devenir totalement naturel. Ceux qui aiment comprendre chaque mécanique, optimiser leur équipement et voir leur petite base devenir progressivement une forteresse auront largement de quoi s’occuper. Ceux qui préfèrent terminer un jeu le week-end avant de passer au suivant risquent en revanche de voir Dune: Awakening rester installé sur la console beaucoup plus longtemps que prévu.

C’est aussi pour cette raison que le nouveau mode solo tombe à point nommé. Il permet de découvrir Arrakis à son rythme, sans devoir suivre celui d’une communauté ou s’investir dans le multijoueur. Entre l’exploration, la construction, les contrats et la progression du personnage, plusieurs dizaines d’heures peuvent facilement disparaître dans le désert.

Les fans de Dune partiront évidemment avec un avantage : ils connaissent déjà le sable, les vers et cette désagréable sensation qu’une simple promenade peut très mal tourner. Les amateurs de jeux de survie, eux, retrouveront une boucle de progression particulièrement dense. Quant aux joueurs qui avaient écarté Dune: Awakening parce qu’ils ne voulaient pas partager Arrakis avec tout le monde, cette version PS5 leur laisse enfin une vraie porte d’entrée.

Points positifs

  • Un vaste Arrakis agréable à explorer
  • Le mode solo complet qui change vraiment l’accessibilité du jeu
  • Une progression riche entre survie, équipement et compétences
  • La construction de bases utile et bien intégrée
  • Des systèmes de survie cohérents avec l’univers de Dune
  • Une version PS5 déjà bien améliorée grâce à un an de mises à jour
  • La conclusion du Livre I disponible dès l’arrivée sur console

Points négatifs

  • Un investissement en temps important
  • Des systèmes parfois trop nombreux à assimiler
  • Un démarrage assez lent
  • Les environnements parfois trop uniformes
  • Quelques baisses de framerate dans les grandes zones ouvertes
  • Le combat moins marquant que l’exploration et la survie

EN SAVOIR PLUS

spot_img
Terry 4WAG
Terry 4WAGhttps://www.4wearegamers.com/
Juste un homme qui donne vie à ses idées du haut de son clavier. Curieux de technologies et toujours enthousiaste pour les sorties vidéoludiques, je tâche de rester neutre sur un terrain ou une guerre de consoles inutile fait rage.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Découvrez comment les données de vos commentaires sont traitées.

DU MÊME AUTEUR