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Final Fantasy 7 Rebirth attire surtout les anciens fans, Square Enix face à un vrai signal

Final Fantasy 7 Rebirth a beau être un jeu massif, à la fois par son ampleur et par sa place dans l’histoire récente de la licence, il met aussi en lumière un sujet un peu moins flatteur pour Square Enix : l’âge de son public.

D’après des données relayées par Mat Piscatella de Circana, 62 % des joueurs de Final Fantasy 7 Rebirth aux États-Unis ont 35 ans ou plus. Et en abaissant le seuil à 30 ans, cette part grimpe à 77 %. Autrement dit, le jeu parle surtout à un public déjà installé, qui suit la série depuis longtemps, là où la question du renouvellement générationnel reste entière.

Final Fantasy 7 Rebirth, Final Fantasy 16 et Dissidia Duellum face au même constat

Dans le fond, voir Final Fantasy 7 Rebirth rassembler en majorité des joueurs plus âgés n’a rien d’illogique. Après tout, on parle ici du deuxième chapitre d’une trilogie de remakes basée sur un épisode sorti il y a près de 30 ans. Forcément, une partie importante de son audience est composée de joueurs qui ont connu l’original, ou au minimum grandi avec l’aura de Final Fantasy VII. Dit autrement, le poids de la nostalgie compte forcément dans l’équation.

Pour autant, c’est là que le sujet devient plus intéressant. Car un remake ne sert pas seulement à faire revenir un ancien public. Il peut aussi, et même devrait en partie, ouvrir la porte à une nouvelle génération en modernisant l’accès à une œuvre marquante. Or, au vu de ces chiffres, Final Fantasy 7 Rebirth semble surtout avoir parlé à celles et ceux qui étaient déjà là. Et c’est précisément ce décalage qui peut inquiéter : si même un remake d’un épisode aussi emblématique peine à rajeunir sa base de joueurs, alors le problème dépasse sans doute ce seul projet.

C’est d’ailleurs la lecture défendue par Naoki Yoshida (Yoshi-P). Selon lui, cette difficulté ne concerne pas seulement Final Fantasy 7 Rebirth, mais la série dans son ensemble. Même un épisode récent comme Final Fantasy 16 viserait d’abord un public qui connaît déjà bien la licence, plutôt qu’un nouveau public capable de s’y attacher durablement. En clair, Square Enix continue de parler à ses fidèles, mais peine davantage à faire entrer de nouveaux joueurs dans la boucle.

Ensuite, l’éditeur semble espérer qu’un projet comme Dissidia Duellum Final Fantasy, nouveau jeu mobile lancé récemment, puisse servir de point d’entrée pour des joueurs plus jeunes. Sur le papier, l’idée se tient. En revanche, la passerelle vers le reste de la licence paraît moins évidente. Un jeu mobile n’a ni la structure, ni le rythme, ni l’approche des épisodes principaux, et rien ne dit que des joueurs attirés par ce format auront ensuite envie de se tourner vers des RPG bien plus longs, plus denses et très différents dans leur proposition. Le vrai sujet, au fond, n’est donc pas uniquement de faire découvrir le nom Final Fantasy, mais de réussir à rendre sa formule encore désirable pour une génération qui n’a pas grandi avec elle.

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Terry 4WAG
Terry 4WAGhttps://www.4wearegamers.com/
Juste un homme qui donne vie à ses idées du haut de son clavier. Curieux de technologies et toujours enthousiaste pour les sorties vidéoludiques, je tâche de rester neutre sur un terrain ou une guerre de consoles inutile fait rage.

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