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TEST – Samsung Galaxy S26 Ultra

Le Samsung Galaxy S26 Ultra arrive sur le marché des smartphones haut de gamme avec une approche mesurée. Après plusieurs jours d’utilisation, le constat s’impose rapidement : le constructeur sud-coréen ne cherche pas à bouleverser sa formule, mais à l’ajuster. Entre une nouvelle technologie d’affichage axée sur la confidentialité et des évolutions plus discrètes sur le design et les composants, ce modèle s’inscrit dans une continuité maîtrisée.

Un design affiné entre continuité et contraintes techniques

D’emblée, le Galaxy S26 Ultra reprend les bases visuelles de son prédécesseur, tout en apportant quelques ajustements ciblés. Le smartphone conserve ainsi une identité bien installée dans le segment premium, avec un format légèrement affiné à 7,9 mm d’épaisseur. Sur le papier, la réduction reste minime ; en pratique, elle s’accompagne d’un poids en baisse, ce qui rend la prise en main un peu plus confortable au quotidien.

Dans le même temps, Samsung abandonne le titane au profit d’un châssis en Armor Aluminium 2. Ce choix s’explique notamment par une meilleure dissipation thermique et une certaine élasticité du matériau. En contrepartie, la sensation en main évolue : la surface se montre plus glissante et potentiellement plus sensible aux chocs. L’appareil conserve néanmoins une certification IP68, ce qui garantit une résistance à l’eau et à la poussière.

À l’arrière, l’évolution est plus visible. Le bloc photo adopte une structure plus marquée, avec une protubérance accentuée liée à l’augmentation de l’ouverture des capteurs. Cette contrainte technique permet de capter davantage de lumière ; en revanche, elle entraîne un effet de bascule notable lorsque le smartphone est posé à plat.

Enfin, Samsung ajuste légèrement l’ergonomie générale avec des coins plus arrondis. Dans cette continuité, le S Pen reste intégré au châssis et facilement accessible. En revanche, l’absence persistante de connectivité Bluetooth limite toujours ses usages avancés.

Un écran AMOLED solide porté par le Privacy Display

Dans la continuité du design, l’écran constitue l’évolution la plus marquante de cette génération. Le Galaxy S26 Ultra conserve une dalle AMOLED de 6,9 pouces en définition QHD+ (3120 x 1440), avec un taux de rafraîchissement adaptatif de jusqu’à 120 Hz et une luminosité maximale annoncée à 2600 nits. Sur le plan technique, la base reste donc familière.

Toutefois, Samsung introduit ici le Privacy Display, une technologie matérielle qui modifie le comportement des pixels afin de restreindre les angles de vision. Concrètement, l’écran combine des pixels à diffusion large et étroite ; lorsqu’elle est activée, une partie de ces pixels est désactivée, ce qui réduit la visibilité pour un observateur placé sur les côtés.

Dans l’usage, cette fonctionnalité se montre assez flexible. Elle peut être activée globalement, mais aussi appliquée à certaines applications, comme des messageries ou des services bancaires. Elle peut également s’étendre aux notifications, qui apparaissent alors assombries hors de l’axe principal. Cette approche logicielle apporte une granularité que n’offrent pas les filtres physiques traditionnels.

En contrepartie, plusieurs compromis apparaissent. L’activation du Privacy Display entraîne par exemple une baisse de luminosité ainsi qu’une réduction de la netteté perçue. Par ailleurs, les angles de vision globaux sont légèrement moins larges, y compris lorsque la fonction est désactivée.

Au quotidien, l’intérêt dépend donc des usages. La protection reste conditionnée à l’angle de consultation, ce qui limite son efficacité dans certaines situations. En revanche, l’activation ciblée sur des contenus sensibles apporte une solution intégrée cohérente avec un usage personnel.

Des performances en progression et une autonomie stable

Sur le plan matériel, le Galaxy S26 Ultra s’inscrit dans une logique de continuité. Il embarque la puce Snapdragon 8 Elite Gen 5 “for Galaxy”, accompagnée de 12 Go de RAM (jusqu’à 16 Go selon les versions). Au quotidien, la navigation reste fluide, même avec de nombreuses applications en arrière-plan. Les gains existent, notamment en performances CPU et GPU, mais ils se perçoivent surtout dans des usages intensifs.

Dans cette optique, Samsung a retravaillé le refroidissement avec une nouvelle chambre à vapeur. Résultat : les températures restent contenues, y compris lors d’usages prolongés comme le jeu ou le partage de connexion. Malgré tout, un phénomène de throttling apparaît encore lors de longues sessions, ce qui limite les performances sur la durée.

Du côté de l’autonomie, le constructeur conserve une batterie de 5 000 mAh. En conditions réelles, le smartphone tient une journée complète avec un usage mixte, pour une moyenne comprise entre 6h30 et 7h de temps d’écran. Ce niveau reste cohérent avec la génération précédente, même si certains concurrents proposent désormais des résultats supérieurs.

En revanche, la recharge progresse. Le smartphone prend en charge une charge rapide 60W filaire, ce qui permet de récupérer rapidement de l’autonomie en quelques minutes. Cet apport se ressent surtout dans les recharges courtes du quotidien. La recharge sans fil, limitée à 25W, reste inchangée.

Un module photo polyvalent avec des ajustements ciblés

Dans la continuité, la partie photo repose sur une base déjà connue, enrichie par quelques ajustements. Le Galaxy S26 Ultra intègre un capteur principal de 200 MP (f/1.4), un ultra grand-angle de 50 MP, un téléobjectif 5x de 50 MP et un zoom optique 3x de 10 MP doté d’un nouveau capteur. L’ensemble couvre une large plage focale, accessible directement depuis l’interface.

Photo Samsung Galaxy S26 Ultra – 200M Pixels Zoom x5

Les évolutions concernent surtout l’optique et le traitement. Les ouvertures plus larges permettent de capter davantage de lumière, notamment en basse luminosité. Dans les faits, les images présentent une meilleure gestion des hautes lumières et des reflets. En parallèle, le traitement logiciel évolue, avec une exposition plus lumineuse et des couleurs plus chaudes, parfois moins fidèles à la réalité.

Dans le détail, le zoom 3x progresse légèrement grâce à son nouveau capteur, mais reste en retrait face à certaines solutions concurrentes. Au-delà de 10x, la perte de détails devient plus marquée, avec une montée du bruit numérique. En basse lumière, quelques incohérences se font toujours remarquer, notamment sur la gestion du mouvement.

En vidéo, Samsung renforce la stabilisation avec un système de verrouillage de l’horizon. Le rendu reste très stable, même lors de mouvements importants. Le smartphone propose également des options avancées, comme l’enregistrement en LOG ou l’application de LUT.

Enfin, les outils basés sur l’IA viennent compléter l’ensemble. Photo Assist ou la suppression d’objets permettent d’intervenir directement sur les images, tandis que les styles visuels générés offrent des rendus variés. Leur pertinence dépend toutefois des usages, certaines fonctions restant encore inégales.

Le Zoom du Samsung Galaxy S26 Ultra s’est avéré plus efficace que sur iPhone 17 Pro pour la capture de petits éléments sur la distance.
L'iPhone 17 Pro a plus de mal à capturer de petits éléments à distance
L’iPhone 17 Pro a plus de mal à capturer de petits éléments à distance

Une interface enrichie et une IA encore inégale

Sur le plan logiciel, le Galaxy S26 Ultra évolue par touches successives avec One UI 8.5 et les fonctions liées à Galaxy AI. L’interface conserve ses repères, tout en introduisant des ajustements ergonomiques. Les contrôles gagnent en lisibilité, notamment avec des curseurs verticaux, tandis que le multitâche devient plus accessible.

Dans la pratique, ces améliorations facilitent la navigation. Toutefois, certaines limites persistent. Les gestes manquent parfois de précision, avec des interactions qui ne s’enregistrent pas toujours correctement. Cette irrégularité contraste avec le niveau attendu sur ce segment.

Par ailleurs, les fonctions d’intelligence artificielle prennent une place plus importante. Samsung propose des suggestions contextuelles et des interactions automatisées avec certaines applications. Dans les faits, ces fonctionnalités restent encore inégales, avec des résultats parfois approximatifs.

À l’inverse, certaines options se montrent immédiatement utiles. La recherche contextuelle permet de retrouver rapidement du contenu sans requête précise. Les outils de retouche photo, déjà évoqués, s’inscrivent également dans cette logique d’usage direct.

Au final, l’expérience logicielle combine des améliorations concrètes et des fonctions plus expérimentales. Cette approche progressive vise à intégrer l’IA dans les usages quotidiens, sans rompre avec les bases existantes.

Une évolution maîtrisée plus qu’une rupture

Au fil de l’utilisation, le Galaxy S26 Ultra confirme une orientation déjà perceptible depuis plusieurs générations : Samsung affine davantage qu’il ne transforme. Le smartphone ne cherche pas à surprendre à tout prix, mais à consolider une base déjà solide. Cette approche se traduit par une expérience cohérente, où chaque élément s’inscrit dans un ensemble homogène, sans véritable point de rupture.

Dans ce contexte, le Privacy Display incarne la tentative la plus tangible d’introduire une nouveauté qui font la différence. Son intérêt dépendra toutefois des usages, là où d’autres évolutions — plus discrètes — participent à améliorer le confort global. Le design gagne en finesse, la recharge devient plus rapide, et l’ensemble matériel reste fiable dans la durée.

Tout n’évolue pas au même rythme pour autant. L’autonomie n’évolue pas réellement, les performances restent conditionnées par la gestion thermique, et les fonctions liées à l’intelligence artificielle n’atteignent pas encore un niveau de maturité constant. Rien de bloquant à l’usage, mais cela souligne une évolution par petites touches plutôt que par rupture.

Le Galaxy S26 Ultra s’adresse surtout à ceux qui veulent un appareil équilibré, capable de couvrir la plupart des usages sans point faible marqué. Plutôt qu’un changement de cap, Samsung propose ici une itération maîtrisée, qui s’inscrit dans la continuité d’une gamme déjà bien installée.

NOTE FINALE
8,5/10

Points positifs

  • Un design plus fin et allégé, plus agréable en main

  • Une dalle AMOLED maîtrisée, avec une excellente luminosité et fluidité

  • Ce Privacy Display, qui apporte une vraie nouveauté matérielle

  • Des performances solides, sans ralentissement notable au quotidien

  • Une recharge rapide 60W, pratique pour les usages courts

  • Un module photo polyvalent, efficace dans la majorité des situations

  • Une stabilisation vidéo avancée, pertinente en mouvement

Points négatifs

  • Un châssis en aluminium, plus glissant et moins rassurant que le titane

  • Ce bloc photo proéminent, peu stable sur une surface plane

  • Une autonomie qui n’évolue pas, face à une concurrence plus endurante

  • Du throttling en usage intensif, toujours présent

  • Un zoom 3x en retrait, malgré son nouveau capteur

  • Des fonctions IA encore inégales, parfois peu pertinentes

  • Un stylet à l’usage limité

 

Terry 4WAG
Terry 4WAGhttps://www.4wearegamers.com/
Juste un homme qui donne vie à ses idées du haut de son clavier. Curieux de technologies et toujours enthousiaste pour les sorties vidéoludiques, je tâche de rester neutre sur un terrain ou une guerre de consoles inutile fait rage.

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