Fallout 4: Anniversary Edition
Plateforme de test : Nintendo Switch 2
Date de sortie : 24 avril 2025
Développeur : Bethesda
Éditeur : Bethesda
Style : RPG
Disponible sur :
Fallout 4 Anniversary Edition est désormais disponible sur Switch 2 au prix de 60 euros. Cette version intègre l’ensemble des contenus additionnels publiés depuis 2015, ainsi que les créations intégrées à l’édition anniversaire. Après un lancement marqué par des interrogations liées au portage de Skyrim sur la nouvelle console de Nintendo, l’arrivée du RPG post‑apocalyptique de Bethesda était attendue au tournant, notamment sur le sujet des performances et de la stabilité.
Fallout 4 Anniversary Edition sur Switch 2 vous donne le choix
Le contexte technique entourant cette sortie impose un rappel. Lors de son déploiement initial sur Switch 2, Skyrim avait souffert d’un souci de temps de réactivité des commandes et de l’absence d’options de fréquence d’images au lancement. Ces éléments ont nourri une méfiance autour des productions Bethesda adaptées à la machine. Par ailleurs, Fallout 4 lui‑même traîne un historique technique plutôt mitigé. Les mises à jour dites « next‑gen », puis l’édition anniversaire, ont modifié l’équilibre du jeu sur plusieurs plateformes, parfois au détriment de la stabilité.

Dans ce cadre, la version Switch 2 devait démontrer une amélioration concrète. Après plusieurs heures de jeu en mode portable comme en mode docké, le portage affiche un niveau de finition supérieur aux craintes initiales. Les temps de chargement restent rapides et réguliers, y compris lors des transitions entre zones ouvertes et intérieurs. Ce point contraste avec certaines configurations PC où l’édition anniversaire a allongé les chargements.
Surtout, Bethesda intègre dès le lancement trois cibles de fréquence d’images : 30, 40 et 60 images par seconde. L’utilisateur peut ajuster ce paramètre depuis le menu principal, ce qui permet d’adapter l’expérience selon ses priorités. Ce choix technique tranche avec le précédent portage de Skyrim, qui ne proposait pas immédiatement ce type d’options.
À 60 FPS, la fluidité est réelle, mais la console réduit la distance d’affichage et la netteté de certains éléments. L’aliasing apparaît davantage sur les contours d’objets et de personnages, en particulier sur écran externe. En revanche, le mode 40 FPS offre un compromis plus équilibré : l’image gagne en stabilité visuelle, la distance d’affichage progresse et les environnements du Commonwealth restent lisibles à moyenne et longue portée. Le mode 30 FPS privilégie quant à lui la qualité d’image au détriment de la réactivité.
Quelques micro‑variations de rythme peuvent survenir lorsque le jeu vise les 60 images par seconde, principalement lors des déplacements rapides en extérieur. Ces légères irrégularités ne perturbent pas les phases de combat observées durant notre prise en main. Dans l’ensemble, le portage propose une exécution technique cohérente avec les capacités de la Switch 2 et marque une étape plus maîtrisée dans le déploiement des productions Bethesda sur la plateforme.

Un contenu énorme, mais un positionnement tarifaire qui peut faire grincer des dents
Au-delà des performances, cette édition regroupe l’intégralité des extensions majeures publiées depuis 2015, dont Far Harbor, Nuka-World et Automatron, ainsi que les contenus additionnels issus du Creation Club intégrés à l’Anniversary Edition. L’acheteur dispose ainsi d’un ensemble complet, sans contenu séparé à acquérir ultérieurement. En volume, l’offre reste dense et garantit plusieurs dizaines d’heures supplémentaires en complément de la campagne principale.
Cependant, le positionnement tarifaire interpelle. Proposé à 60 dollars, Fallout 4 Anniversary Edition sur Switch 2 s’aligne sur le prix d’un titre récent, malgré une sortie initiale remontant à 2015. Certes, l’intégration de tous les contenus additionnels renforce la proposition, mais l’ancienneté du jeu pèse dans l’évaluation globale. Sur un marché où les rééditions et remasters adoptent souvent un tarif intermédiaire, ce choix place la barre haute dès le lancement.
Par ailleurs, l’édition physique ne contient pas l’intégralité du jeu sur la cartouche. Une partie des données nécessite un téléchargement complémentaire, ce qui limite l’intérêt pour les joueurs attachés à la conservation d’une version complète hors ligne. Cette décision contraste avec d’autres productions Bethesda annoncées sur Switch 2, dont certaines doivent proposer l’intégralité des fichiers sur le support physique.

En pratique, la pertinence de l’achat dépend donc du profil du joueur. Ceux qui privilégient le jeu portable et souhaitent disposer d’un RPG en monde ouvert complet sur Switch 2 trouvent ici une version fonctionnelle et stable. En revanche, pour les utilisateurs déjà équipés sur d’autres plateformes, l’argument repose davantage sur la mobilité que sur un gain technique significatif.
Un portage qui mise tout sur la portabilité
Au-delà du portage, cette ressortie invite à réexaminer Fallout 4 lui-même. Après de nombreuses heures cumulées depuis 2015, certaines limites de conception apparaissent plus nettement. L’introduction, en particulier, adopte un rythme dirigé. Le jeu guide rapidement le joueur vers sa première arme, son premier compagnon et sa première armure assistée. Cette progression encadrée réduit la sensation d’exposition au danger qui caractérisait davantage les premières heures de Fallout 3.

Par ailleurs, la structure des premières quêtes limite les possibilités d’erreur ou de détours imprévus. Là où certains épisodes de la série laissaient une large place à l’exploration libre dès la sortie de l’abri, Fallout 4 organise plus étroitement les premières étapes. Cette orientation n’altère pas la richesse globale du monde ouvert, mais elle modifie la perception des débuts pour les joueurs familiers de la licence.
En revanche, la densité de contenu reste intacte. La campagne principale peut dépasser la centaine d’heures selon l’approche adoptée, tandis que les extensions élargissent significativement la carte et les arcs narratifs secondaires. Sur Switch 2, cette masse de contenu bénéficie de la portabilité native de la console. Le joueur peut alterner entre sessions courtes en mode portable et sessions prolongées en mode docké sans rupture technique majeure.
Si cette version Switch 2 ne transforme pas Fallout 4 dans son design, elle le toutefois rend accessible dans un nouveau contexte d’usage. L’expérience proposée demeure fidèle au jeu d’origine tout en profitant d’une adaptation technique plus stable que ce que laissaient présager les précédents portages Bethesda sur la plateforme.
Points positifs
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La présence des trois modes graphiques
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Les temps de chargement rapides et stables
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Le compromis équilibré du mode 40 FPS
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La présence de tous les DLC
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Un portage globalement bien peaufiné et stable
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La portabilité native sur Switch 2
Points négatifs
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Le tarif élevé pour un jeu de 2015
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Les concessions graphiques trop visible en 60 FPS


