Alors que plusieurs projets internes ont été stoppés net, Beyond Good & Evil 2 échappe à la tempête. Le jeu, dont le développement s’étire depuis plus d’une décennie, reste officiellement actif, porté par une équipe toujours en place et concentrée sur sa mission.
Ubisoft fait le ménage, mais épargne son projet le plus ancien
Chez Ubisoft, les grandes manœuvres se multiplient. En toile de fond, une restructuration massive impacte l’organisation interne, les méthodes de production, et surtout le portefeuille de jeux à venir. Dans ce contexte, six titres en développement ont été annulés, dont le très attendu remake de Prince of Persia : Les Sables du Temps. Des fermetures de studios et des licenciements ont également été actés, redessinant en profondeur l’architecture du groupe.
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Pourtant, malgré son ancienneté et un développement à rallonge, Beyond Good & Evil 2 n’a pas été mis de côté. Une décision confirmée en interne, l’éditeur ayant choisi de maintenir le projet dans ses priorités, en ligne avec une stratégie désormais centrée sur les jeux en monde ouvert et les expériences connectées.
Une équipe toujours en place et un développement actif
C’est Fawzi Mesmar, directeur créatif du jeu, qui a tenu à clarifier la situation dans une publication LinkedIn. Il y précise que le jeu, son équipe et lui-même ne sont pas concernés par les récents bouleversements internes. Une manière de rassurer les observateurs, alors que l’incertitude plane sur de nombreux projets du groupe.
Ce message, s’il se veut rassurant pour les fans, est aussi empreint d’une forme de lucidité. Mesmar y exprime son soutien aux développeurs impactés dans d’autres entités du groupe, appelant à une solidarité concrète dans cette période tendue.
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Ubisoft a tranché : l’avenir passera par 5 divisions créatives pilotant des projets pensés pour durer. Le modèle s’inspire directement des codes du « game as a service », avec une volonté d’optimiser les ressources internes sur des licences porteuses et adaptables.
Dans ce cadre, BGE2 continue donc sa route, sans promesse de date, mais avec l’assurance de ne pas être sacrifié sur l’autel de la rentabilité immédiate. Un pari risqué, mais révélateur de la place qu’occupe encore cette licence dans les plans d’Ubisoft.


