Deux mois après la sortie de Skyrim Anniversary Edition sur Nintendo Switch 2 en décembre, Bethesda déploie la mise à jour 1.2 avec un objectif simple : régler une version qui cumulait latence à l’entrée, instabilité des performances et une série de bugs visibles. Digital Foundry évoque une amélioration nette sur plusieurs points, tout en rappelant que le rendu reste plus propre en mode docké qu’en portable.
60fps, moins de latences et divers correctifs pour Skyrim sur Switch 2
Le cœur du patch 1.2, c’est l’arrivée de deux modes distincts : un mode Performance à 60 fps et un mode Visuels à 30 fps. Ce choix répond directement aux soucis de lancement. À la sortie, la version Switch 2 souffrait d’une latence d’entrée trop élevée, avec une caméra “flottante” et un décalage perceptible sur chaque action. Un correctif 1.1 publié autour de Noël avait réduit ce retard, mais en levant le verrouillage à 30 fps, il avait aussi introduit une instabilité marquée : le jeu oscillait constamment entre 30 et 60 fps, souvent autour de 35 fps, ce qui rendait l’expérience irrégulière.
Côté performances, le mode performances du patch 1.2 tiendrait bien mieux sa promesse la plupart du temps en docké. Selon les récentes analyses de Digital Foundry, l’exploration et de nombreux donjons restent proches d’un 60 constant, avec un gain évident par rapport au comportement erratique du patch 1.1. La contrepartie se voit dans des zones plus chargées : villes, séquences riches en PNJ, effets de brouillard volumétrique et certains combats en extérieur peuvent provoquer des chutes durables sous 60 fps. La console ne profitant pas de VRR en mode docké, ces baisses sont plus faciles à repérer à l’écran, même si elles restent ponctuelles. À l’inverse, en portable, l’affichage VRR de la machine peut masquer une partie de ces variations, ce qui change la perception du framerate.
Mais comment Skyrim arrive-t-il enfin à se stabiliser sur Switch 2 ? Les secrets du patch de Bethesda
Pour stabiliser la framerate à 60 fps, The Elder Scrolls V: Skyrim Anniversary Edition ajuste surtout la résolution et quelques paramètres de distance d’affichage. En mode Visuels (30 i/s), la version dockée tourne sur une base 1440p avec upscale DLSS, comme au lancement. Le mode Performance passe sur une résolution dynamique 576p à 1080p (toujours avec DLSS), avec une image logiquement plus douce et davantage sujette à artefacts / scintillements dans les scènes très denses (végétation, horizons détaillés). L’autre compromis touche la scène à moyenne et longue distance : réduction du LOD du feuillage et diminution de la distance d’affichage des ombres, ce qui rend certains panoramas plus “dégarnis” tant qu’on n’avance pas dans le décor (les éléments finissent par réapparaître en s’approchant, mais avec un seuil plus agressif).
En portable, la bascule est plus brutale, parce que la Switch 2 réduit fortement sa fréquence GPU : le mode Visuels reste sur une base 1080p, mais le mode Performance plafonne à 720p dans le meilleur des cas, et peut descendre jusqu’à 640×360 selon la charge. Résultat : en 60 i/s portable, il faut s’attendre à une image très adoucie, avec un feuillage encore plus limité qu’en docké.
Le patch 1.2 ne se limite pas au framerate. Il corrige aussi des soucis très concrets : des bugs graphiques comme des reflets SSR instables sur l’eau et des arbres anormalement bleus près de Riften ont été rectifiés. La mise à jour annonce également des corrections de crashs, de bugs divers, et des ajustements sur les contrôles “souris” via Joy-Con, qui faisaient partie des points à revoir depuis la sortie.
Reste un point qui ne bouge pas : l’installation exige toujours 53 Go de téléchargement, notamment parce que le jeu embarque tous les packs de langue par défaut. Sur console portable, ça pèse immédiatement sur le stockage interne et la carte microSD.
Enfin, sur la latence, les mesures relayées montrent une belle progression, sans véritable miracle. Toujours selon les experts de Digital Foundry, le mode Fidélité, une action (test de saut) réagit autour de 218 ms, et un mouvement au stick autour de 146 ms, à comparer aux 293 ms (saut) et 237 ms (stick) observés au lancement. En mode 60 i/s, la réponse descend à environ 120 ms (saut) et 74 ms (stick), ce qui rapproche la sensation de contrôle de ce qu’on attend d’une version moderne. Dans les faits, si l’objectif est d’obtenir une réponse plus immédiate à la manette, le mode Performance est celui qui change le plus la donne.


