La mini série évènement Chernobyl revient sous un format 4K UHD et édité sous la griffe de Warner Bros. Pictures et HBO. Le Blu-ray nous parvient avec un joli surcarton reprenant l’image des versions précédentes avec un effet argenté sur la bannière annonçant la présence du Blu-ray 4K, mais aussi du Blu-ray standard. Le top pour une série afin de ne pas mettre deux fois la main au porte-feuilles pour s’adapter aux lecteurs vu le budget que cela peut représenter.

Synopsis:
26 avril 1986, l’histoire vraie de la pire catastrophe causée par l’homme et de ceux qui ont sacrifié leur vie pour sauver l’Europe du drame. L’explosion d’un réacteur à la centrale nucléaire de Chernobyl, en Ukraine, a de terribles conséquences aussi bien sur le personnel de l’usine, que sur les équipes de secours, la population et l’environnement.

Chernobyl en Ultra-HD, la catastrophe au plus proche du réel

Ce nouveau format ultra-HD conserve le ratio 2.00:1 finalement classique avec un Master 2180p avec une compression HEVC ainsi que du Dolby Vision ou HDR10.

Ce choix de sortir la série en très haute qualité peut être surprenant, surtout vu le grain conservé de la captation numérique bien présent et les couleurs plutôt passées des images. Toujours en est-il que cette définition de 4K permet de mieux se plonger dans ces scènes dont la direction artistique est traitée de façon à nous faire croire à un documentaire de l’époque de ce drame.

Nous avons testé le Blu-ray sur un modèle de TV LG OLED C1 de 65 pouces et on doit bien avouer que l’intensité des contrastes apporte un plus à certaines explosions. Le niveau de détail permet aussi de se rapprocher des effets corporels des personnes touchées par la catastrophe nucléaire.

Un aspect rétro conservé qui se marie parfaitement avec une touche de modernité

Le gain de subtilité dans les contrastes est aussi bien présent lors des scènes nocturnes et, de façon générale, la série reste fort sombre avec beaucoup de séquences en intérieur, ce qui ne peut être que bénéfique pour présenter les bienfaits du Dolby Vision ou HDR10 mentionnés plus haut.

Chernobyl n’est peut-être pas une production de choix pour illustrer les bienfaits d’une telle qualité d’image faute d’effets spéciaux grandioses ou de panoramas à couper le souffle, mais le gain organique est là.

Des pistes audio inégales, presque prévisible mais bien dommage pour un remaster sorti 3 ans plus tard

Du côté de la bande-son, les anglophones seront récompensés d’une DTS-HD Master Audio 5.1 développant une scène sonore précise et agréable à l’écoute malgré le fait que les basses manquent parfois un peu de puissance sur les scènes imposantes. Toujours en est-il que la balance entre la musique, les effets et les voix est très bien équilibrée avec des dialogues clairs.

En revanche, les cinéphiles adeptes de la VF devront se contenter d’un DTS 5.1 classique dont la compression rend certaines subtilités moins évidentes. Ce n’est pas vraiment dommageable, mais on se demande tout de même pourquoi ne pas avoir laissé le public profiter d’une piste HD dans toutes les langues à l’occasion d’une sortie 4K longtemps après les DVD et Blu-ray.

Cette version remastérisée comprend bien sûr son lot de bonus. On retiendra surtout le making-of de la série qui laisse aux fans de cinéma apprécier les montages, tandis que les autres parties ne restent qu’anecdotiques, faute au temps très limité de ces capsules dont la thématique reste pourtant intéressante. Nous aurions vraiment préféré quelques petits chapitres documentaires sur la catastrophe de Chernobyl avec des interventions de la production et des acteurs.

On passe à côté de la vitrine technologique, mais le gain est bien là pour Chernobyl en 4K

Si vous cherchez une série qui vous permettra de vous en mettre plein la vue avec votre installation UHD pro, Chernobyl n’est peut-être pas celle qui vous faut. Si vous êtes un amateur d’histoire en revanche, ce remaster est le meilleur moyen de vivre ces quelques épisodes intenses d’une façon très organique. La plupart des scènes sont relativement sombres et ternes, et le Dolby Vision ou HDR10 permettent réellement de mettre de la subtilité dans l’image pour en tirer le moindre détail. On conserve ici un grain d’image dû à la captation numérique et on conserve donc cet aspect documentaire d’époque, ce qui conserve ainsi la vision artistique des créateurs. Dommage en revanche que la piste audio ne puisse s’offrir de la HD comme du côté anglophone.

NOS NOTES ...
NOTE GLOBALE
8
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Juste un homme qui donne vie à ses idées du haut de son clavier. Curieux de technologies et toujours enthousiaste pour les sorties vidéoludiques, je tâche de rester neutre sur un terrain ou une guerre de consoles inutile fait rage.

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