Il est incontestable que The Last of Us a véritablement marqué toute une génération de joueurs, un peu à l’image d’une autre célèbre franchise de Naughty Dog, Uncharted. Le studio à le chic pour nous pondre des scénarios riches et prenants. Le premier chapitre des aventures d’Ellie s’offre cette année un gros lifting sur PS5 avec une version retravaillée depuis les fondations et intitulée The Last of Us Part I pour rester cohérent avec la suite nommée « Part II« . Mais à côté de la polémique entourant sa lourde tarification comprise entre 70 et 80 euros, il est intéressant de jeter un œil au travail accompli par les développeurs.

The Last of Us Part I, un come-back qui divise

Hé oui ! Bien que les différentes vidéos qui ont tourné au sujet de The Last of Us Part I nous ont montré un projet ambitieux destiné à donner un second souffle à ce jeu de près de 10 ans, certains joueurs récalcitrants proclament déjà pouvoir se contenter du remaster sorti sur PS4 en 2014. Mais au vu du prix de lancement du jeu PS5, on peut comprendre la grogne des joueurs.

Toujours en est-il que les développeurs de chez Naughty Dog ne se sont pas spécialement contentés de retoucher certaines textures. En tant que remake digne de ce nom, les environnements, la motion capture et même l’IA ont bénéficié d’un joli rafraîchissement.

Que pensez-vous du prix de vente de The Last of Us Part I ?

Une expérience bien plus organique qu’auparavant

A sa sortie sur PS3, le titre repoussait vraiment les limites de la machine de Sony. A ce moment, on pouvait clairement ressentir l’avènement d’une nouvelle génération et un besoin d’augmenter en puissance pour les développeurs.

Le titre proposait donc déjà des environnements assez denses pour son époque avec un gameplay relativement instinctif malgré la nécessiter de repenser l’une ou l’autre petite mécanique. Et pour une série comme The Last of Us, pas besoin de grands mondes ouverts ou de mécaniques RPG très complexes. Le scénario peut se suffire à lui-même.

Sur PS5, le gain de performance permet donc d’accentuer le réalisme des choses. En surface, on peut rapidement noter un aspect plus organique des choses à tous les niveaux.

Les performances de la PS5 permettent de petites merveilles sur The Last of Us Part I

Il n’y a pas besoin de jouer longtemps à ce remake pour ce rendre compte de ça. Durant l’introduction, l’une des scènes les plus marquantes et sans aucun doute celle de la grande en feu. Sur PS5, on peut apprécier toutes les subtilités des détails des flammes, de la fumée et des nombreuses particules qui s’en dégagent ainsi que les poutres de bois cédant sous leur propre poids, rongées par les flammes. Le réalisme de la dynamique de l’incendie est étonnant. Ce moment précis à d’ailleurs été exploité par le studio dans les vidéos comparatives entre l’ancienne version du jeu et celle-ci.

Les différentes ambiances sont renforcées, le jeu paraît plus organique

Un traitement inégal en dehors des projecteurs

Par ailleurs, il est dommage que tous les personnages du jeu ne profitent pas d’un traitement égal de modélisation. Nous avons effectivement remarqué quelques exemples de fainéantise chez Naughty Dog lorsqu’il s’agit de donner vie à des personnages de moindre importance que l’on ne rencontre qu’une ou deux fois dans le jeu. Ce n’est pas catastrophique, mais il y a des PNJ aux expressions faciales plus rigides et à la peau trop lisse.

A contrario, la motion capture pour Joël, Ellie, Tommy ou encore Tess présentent des traits très réalistes leur conférant des expressions bien plus naturelles qu’auparavant. D’ailleurs, on notera aussi que les traits de Joël et Ellie ont été modifiés pour se rapprocher davantage à ceux du second opus.

De l’authentique s’offrant un peu de modernité

On vous le dit franchement, ne vous attendez pas forcément à un jeu radicalement différent de celui que vous avez connu en 2013. Naughty Dog a conservé ici le plus gros du jeu de base. Le déroulement des événements reste exactement le même, tout comme les dialogues et l’ensemble des interactions ou mouvements des personnages. Ceux-si ont été un peu rectifiés, mais il en ressort malgré tout une petite rigidité subsistante que l’on ne retrouve pas forcément dans The Last of Us Part II.

Parmi les nouveautés les plus remarquées, il y a bien sûr une prise en charge complète des gâchettes adaptatives et retour haptique de la manette DualSense de la PS5. L’intensité de ces deux aspects sensoriels peut être réglée dans les menus, mais on ressent désormais un recul sur chaque arme, une résistance sur la gâchette R2 lorsque l’on tire à l’arc ou l’impact des coups donnés aux ennemis.

Le jeu dispose de dizaines d'options d'accessibilité

Ces petites subtilités, devenues finalement classiques pour une exclusivité PS5, ajoutent une couche supplémentaire à l’immersion. Même chose pour l’audio 3D qui spatialise encore mieux l’environnement sonore pour apprécier quelques séances ASMR en pleine nature ou tout simplement positionner un ennemi ou un autre danger.

Du contenu bonus qui ravira les fans de la première heure

Après avoir clôturé une première fois l’aventure, le jeu dispose de plusieurs bonus inédits qui n’étaient pas présents dans le jeu initial. Il y a par exemple la possibilité de personnaliser l’apparence du personnage parmi divers accoutrements. Rassurez-vous, il s’agit de respecter le personnage et de lui donner une tenue décente dans des coloris variés ou un skin particulier pour son arme. Vous ne verrez jamais Ellie porter un costume de 2B de Nier Automata. Donc vous pouvez baisser la main, vous là, au fond de la salle.

A côté de ça, on retrouve différents modes de rendu pour les esprits les plus artistiques et des modificateurs de jeu. Les commentaires durant les cinématiques sont quant à eux disponibles dès le premier run.

La réalisation est aux petits oignons, beau travail Naughty Dog !

The Last of Us plus accessible que jamais

Le soft a le mérite d’intégrer environ 60 paramètres différents d’accessibilité qui rendent le jeu plus agréable à manier et à expérimenter. Chaque option est, comme décrite par Naughty Dog, « une barrière supprimée pour quelqu’un« . Cela comprend des options comme le choix du mode daltonien, le réglage du HDR et du contraste à l’assignation des différentes touches de la DualSense introduite dans TLOU 2, la lecture d’écran et signaux audio ou encore les agrandissements et aides visuelles.

Il y a aussi un onglet pour l’accessibilité des combats rendant ceux-ci moins intimidants. Bon, The Last of Us Part I n’est pas un jeu difficile en soi, mais le titre s’ouvre ainsi à un public plus large, qui n’est pas forcément habitué aux jeux vidéo et, pourquoi pas, à des soirées de jeu entre potes plus agréables.

Dans le noir, The Last of Us Part I peut être très oppressant

A qui s’adresse le remake The Last of Us Part I

Aux amoureux de la série et à ceux qui ne l’ont pas encore découvert. Les développeurs ont effectué un travail remarquable sur The Last of Us Part I afin de remettre l’expérience de jeu au goût du jour. Maintenant vient s’apposer à ça la problématique du prix de vente de 70 euros en moyenne, ce qui est clairement énorme pour un jeu dont le scénario n’a mérité aucun réel travail. Beaucoup diront même que le remaster convient encore. A ce niveau, ce n’est que de l’appréciation personnelle, mais on ne peut nier le fait que cette version PS5 transpire la technologie.

Les joueurs qui ont aimé le premier, mais pour qui les jeux d’aventure sont à refaire que lorsque le scénario est vraiment révolutionnaire, il serait plutôt judicieux d’attendre une baisse de prix. Ce n’est en tout cas pas la possibilité de changer les vêtements du personnage joué ou les galleries d’images qui motiveront cette catégorie de joueur à acheter cette version retravaillée du jeu respectant le scénario initial à la virgule près.

Dire que le jeu ne vaut pas serait de la bêtise pour quelqu’un qui ne l’a jamais fait pour toutes les raisons citées plus haut. Mais on peut aussi comprendre les possesseurs de la version remasterisée qui connaissent le jeu par cœur qu’il n’y à en The Last of Us Part I aucun réel intérêt. A voir selon la situation de chacun, donc !

Points positifs

  • Des améliorations graphiques au top
  • L’utilisation des fonctions de la DualSense
  • Les deux nouveaux modes de jeu Speedrun et Permadeath
  • Une narration toujours aussi captivante
  • La bande-son très envoûtante
  • Le contenu inédit pour les vrais fans (skins, modes de rendu et modificateurs de jeu)

Points négatifs

  • Une certaine inégalité entre la modélisation des personnages principaux et secondaires
  • Le gameplay, l’exploration, les interactions… tout reste à l’identique sans prise de risque


Fiche technique de The Last of Us Part I :Éditeur : Sony
Développeur : Naughty Dog
Date de sortie : 2 septembre 2022 sur PS5
Type : Aventure
Langue : français

NOS NOTES ...
NOTE GLOBALE
8,5
Article précédentPS Plus: la liste des jeux de septembre a fuité
Article suivantPS Plus : Deathloop, Assassin’s Creed Origins et d’autres rejoingnent le service prochainement

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici