Qui aurait cru que près de 20 ans après le troisième volet, Matrix reviendrait avec un nouveau chapitre en conservant une partie de son casting. Cependant, la réalisatrice Lana Wachowski, qui a donc assuré la création du film sans sa sœur, a affirmé que Matrix Resurrections était un film indépendant de la trilogie originale en soulignant dans les lignes d’Entertainment Weekly « qu’il faudra traverser le miroir pour comprendre le film ». Alors, ce come-back est-il celui que l’on est en droit d’attendre ?

Synopsis:

Matrix Resurrections nous replonge dans deux réalités parallèles – celle de notre quotidien et celle du monde qui s’y dissimule. Pour savoir avec certitude si sa réalité propre est une construction physique ou mentale, et pour véritablement se connaître lui-même, M. Anderson devra de nouveau suivre le lapin blanc. Et si Thomas… Neo… a bien appris quelque chose, c’est qu’une telle décision, quoique illusoire, est la seule manière de s’extraire de la Matrice – ou d’y entrer… Bien entendu, Neo sait déjà ce qui lui reste à faire. Ce qu’il ignore en revanche, c’est que la Matrice est plus puissante, plus sécurisée et plus redoutable que jamais. Comme un air de déjà vu…

Faire du neuf avec du vieux, oui, mais pas complètement

Pour ce grand retour au cinéma, le film marque le retour de visages bien connus et qu’il est finalement normal de retrouver en tête d’affiche. On pense notamment à Keanu Reeves et Carrie Anne-Moss dans les rôles de Neo et Trinity. Les fans ont en revanche déploré l’absence des acteurs Hugo Weaving (Agent Smith) et Laurence Fishburne (Morpheus). L’un comme l’autre a été remplacé en invoquant l’idée des changements morphologiques dus à la matrice pour conserver les personnages dans la trame narrative. Au final, la matrice permettrait énormément de choses et laisserait beaucoup (trop ?) de flexibilité à la réalisatrice… au risque de faire grincer des dents.

Par ailleurs, le film accueille de nouvelles têtes, mais qui restent également connues dans le milieu du cinéma comme Priyanka Chopra-Jonas, Neil Patrick Harris dans l’excellente interprétation du psy de Neo et Jessica Henwick dans la peau de Bugs. Il y a là de quoi donner au film un véritable coup de fouet puisqu’il s’agit d’acteur talentueux et, dans les faits, ça fonctionne effectivement à merveille.

Quelques erreurs d’interprétation qui nous désolidarisent de l’action

C’est en revanche du côté de Keanu que les choses se passent assez mal selon nous. L’acteur, bien que satisfaisant dans le jeu d’émotions, se montre très rigide dans ses combats et on remarque assez bien les astuces d’acteurs utilisées pour simuler des frappes. Bref, rien ne semble crédible dans les combats de Neo contre ses ennemis. On pense surtout à l’une des scènes de fin qui ne doit compter que sur les cascades et l’effondrement des décors pour tenter de captiver l’audience. Quel dommage quand on pense que les combats sont vraiment au cœur de la saga. Tout n’est pas bon à jeter, mais il y a un vrai manque à gagner de ce côté.

Matrix Resurrections s’offre des effets spéciaux très convaincants

Matrix Resurrections présente cela dit un rendu visuel assez époustouflant. La trilogie originale est évidemment connue depuis des années pour l’usage d’effets spéciaux remarquables, dont le fameux bullet-time, et ce quatrième volet ne fait vraiment pas exception à la règle. Ça explose dans tous les sens, on remarque des changements d’environnements en temps réel ou encore un grand soin apporté à tous les décors, autant futuristes que contemporains.

Un scénario qui part en vrille, accrochez-vous !

Le scénario, lui, est plutôt flou. Mais les fans de Matrix s’y retrouveront puisque les concepts n’ont pas du tout changé. Les amateurs seront en revanche perdus, probablement. Car tout part dans diverses directions et il est nécessaire de s’approprier certaines idées implantées dans la trilogie originale pour en comprendre tous les enjeux alors que ce dernier volet n’était pas supposé y être si raccroché. De plus, un seul visionnage sera peut-être insuffisant pour certains spectateurs.

Que vaut le Blu-ray 4K de ce Matrix Resurrections ?

Premier volet de cette saga a avoir été tourné en numérique, le Blu-ray 4K se veut très convaincant avec un rendu en 2160p avec un étalonnage de couleurs Dolby Vision. Le film est issu d’un master 4K et se présente sous la forme d’un produit final très lisse, sans véritable grain visible et un bruit très léger. Même durant les scènes sombres, cette copie UHD s’en tire bien en offrant une luminosité excellente et un contraste qui permet d’apprécier les différentes nuances de noirs et les détails que l’on pourrait rater sur une résolution Blu-ray classique.

Vis-à-vis de ses prédécesseurs, Matrix Resurrection perd cependant un peu de son jeu de verts pour une variété de décors passant du futuriste froid et métallique au contemporain très coloré et lumineux. Ce n’est pas du tout un mal puisque ce Blu-ray 4K est au final très riche visuellement.

Côté son, c’est également une bonne nouvelle. Si les amateurs de VO pourront apprécier une piste en Dolby Atmos (core TrueHD 7.1, 24-bit, 3588 kbps), la VF dispose elle aussi d’un traitement de faveur en optant pour du Dolby Atmos (core TrueHD 7.1, 24-bit, 3555 kbps). Résultat vibrant garanti, surtout au niveau des basses qui secouent le tout.

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